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Au plaisir de Dieu (mini-série)

Mini-série française
Page d'aide sur l'homonymie Pour le roman, voir Au plaisir de Dieu.
Au plaisir de Dieu

Titre original Au plaisir de Dieu
Genre Mini-série dramatique
Création Robert Mazoyer
Paul Savatier
Acteurs principaux Michel Ruhl
Jacques Dumesnil
France Lambiotte
Élisabeth Janvier
Paul Barge
Edgar Givry
Heidi Stroh (de)
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine TF1
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 6
Durée 90 minutes
Diff. originale

Au plaisir de Dieu est une mini-série française en six parties de 90 minutes, réalisée par Robert Mazoyer, adaptée du roman homonyme de Jean d'Ormesson par Paul Savatier, et diffusée à partir du sur TF1.

Sommaire

SynopsisModifier

Cette saga familiale met en scène la ruine d'une famille de noblesse immémoriale, les Plessis-Vaudreuil dont la devise est "Au plaisir de Dieu", du début du XXe siècle à la fin des années 1960, au travers des événements qui bouleversèrent cette période : les Première et Seconde Guerre mondiale, la Troisième République, le Royalisme et l' Anticléricalisme, le Dadaïsme et le Surréalisme, les Années folles, le Capitalisme et la Communisme, le Krach de 1929 et la Crise du 6 février 1934, la montée du Nazisme, le Catholicisme, le Front populaire et le Fascisme, la Mécanisation et l'Industrialisation des campagnes, la Guerre d'Espagne, l'Occupation et la Résistance, la Guerre d'Algérie, Mai 1968...

TournageModifier

 
Chapelle du château de Saint-Fargeau : la devise de la famille est inscrite sur le linteau de la porte
 
Château de Saint-Fargeau, cour intérieure
 
Château de Saint-Fargeau

Le tournage a eu lieu dans le château de Saint-Fargeau, qui avait appartenu à la famille de l'écrivain Jean d'Ormesson dont la devise est "Au plaisir de Dieu". Certaines scènes ont été tournées au château de Sully en Saône-et-Loire.

Jean d'Ormesson affirma plus tard qu'après avoir songé à proposer le rôle central du duc de Vaudreuil à Burt Lancaster, en souvenir de sa participation au film Le Guépard (1963), la production, ne pouvant répondre à ses exigeances salariales quatre fois supérieures au budget total, envisagea ensuite les acteurs Laurence Olivier puis Jean Gabin avant de se résoudre à engager le nettement moins connu Jacques Dumesnil dont la prestation contribua au final pour beaucoup au succès de la mini-série.

Dans le furtif rôle du jeune "soixante-huitard" Alain, on reconnaît dans le dernier épisode le chanteur Renaud (ici comme rarement crédité "Renaud Séchan") une quinzaine d'années avant d'incarner un autre mémorable meneur de révolte dans le film Germinal (1993) adapté du classique homonyme écrit par Émile Zola.

DistributionModifier

  • Michel Ruhl : Jean du Plessis, comte de Vaudreuil, adulte, narrateur,
  • Jacques Dumesnil : "Sosthène du Plessis, 12e duc de Vaudreuil, pair de France, 3 fois Grand d'Espagne, Chevalier de la Toison d'Or, de l'Annonciade, de l'Aigle Noir, de Saint Georges, de Saint André, Bailly-Grand-Croix de l'Ordre de Malte, Commandeur de Saint Grégoire, Grand commandeur ou prieur de divers Ordres Chevaliers." (sic!) grand-père du narrateur;
  • Lucienne Le Marchand : duchesse douairière de Vaudreuil, veuve du onzième duc de Vaudreuil, mère de Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil, arrière-grand-mère du narrateur,
  • Denise Bailly : Valentine du Plessis, comtesse de Vaudreuil, tante de Sosthène de Plessis-Vaudreuil
  • Olivier Nolin : Henri de Plessis-Vaudreuil, père du narrateur, quatrième fils de Sosthène de Plessis-Vaudreuil
  • Élisabeth Janvier : Guénolé, comtesse Henri de Plessis-Vaudreuil, mère du narrateur
  • Lucien Barjon : Robert Desbois, régisseur du domaine, père de Michel Desbois,
  • François Devienne : Odon de Plessis-Vaudreuil, oncle du narrateur, troisième fils de Sosthène de Plessis-Vaudreuil
  • Pino Colizzi : Paul, marquis de Plessis-Vaudreuil, oncle du narrateur, fils aîné et héritier de Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil
  • France Lambiotte : Gabrielle Rémi-Michaud, marquise Paul de Plessis-Vaudreuil
  • François Maistre : Albert Rémi-Michaud, père de Gabrielle, industriel
    • Marc Michel : Pierre, comte de Plessis-Vaudreuil, fils aîné de Paul et Gabrielle de Plessis-Vaudreul, héritier en second du duc de Plessis-Vaudreuil, cousin du narrateur;
    • Heidi Stroh (de) : Ursula zu Widenstein und Widenstein, épouse de Pierre
      • Georges Caudron : Olivier du Plessis, comte de Vaudreuil, adulte, fils de Pierre et d'Ursula, "neveu" du narrateur;
      • Carol Lixon : Pascale de Jussat, épouse d'Olivier
      • Nathalie Nell : Anne-Marie de Plessis-Vaudreuil, adulte, fille de Pierre et d'Ursula de Plessis-Vaudreuil, "nièce" du narrateur;
    • Martin Provost : Philippe du Plessis, comte de Vaudreuil, second fils de Paul et Gabrielle, cousin du narrateur, adolescent;
    • Maxence Mailfort : Philippe de Plessis-Vaudreuil, adulte
    • Pierre Malet : Jacques du Plessis, comte de Vaudreuil, jeune, troisième fils de Paul et Gabrielle de Plessis-Vaudreuil
    • Alain Floret : Jacques de Plessis-Vaudreuil, adulte, fils de Paul et de Gabrielle de Plessis-Vaudreuil, cousin du narrateur;
    • Hélène Vincent : Hélène, épouse de Jacques
      • Jocelyne Boisseau : Véronique de Plessis-Vaudreuil, fille de Jacques et Hélène de Plessis-Vaudreuil
      • Yann Favre : Charles-Louis de Fierregard, gendre de Jacques et Hélène de Plessis-Vaudreuil
    • Edgar Givry : Claude du Plessis, comte de Vaudreuil, jeune, quatrième fils de Paul et Gabrielle de Plessis-Vaudreuil, cousin et ami proche du narrateur
    • Paul Barge : Claude, comte de Plessis-Vaudreuil, adulte,
      • Renaud : Alain du Plessis, comte de Vaudreuil, fils de Claude et de Nathalie, "neveu" du narrateur;
      • Thomas Vincent : François du Plessis, comte de Vaudreuil, fils de Claude et de Nathalie, "neveu" du narrateur;
  • Thierry Chauvière : Pierre-Louis de Plessis-Vaudreuil
  • Fernand Kindt : l'abbé-doyen Mouchoux
  • Alain Delafosse : le curé de Roussette
  • Sylvie Granotier : Mirette
  • François-Eric Gendron : Robert Vaudel
  • Pierre d'Hodge : Le commissaire de police
  • Sylvain Joubert : Le précepteur
  • Bertrand Migeat : André dit Albert, le résistant
  • Pierre Londiche : Colonel von Witzleben

Quelques répliquesModifier

  • « Non ce n'était pas le plaisir de Dieu, il y a 113 ans, qu'on ait mis à mort ce roi et cette reine si chrétiens. » (Doyen Mouchoux, curé de Roussette)
  • « Moi, à l'époque de Christophe Colomb, si j'avais découvert l'Amérique, je me serais gardé comme la peste d'en parler à qui que ce soit ». (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil).
  • « (…) Nos faiblesses, nos incapacités, nos échecs, nous les masquons sous nos refus.(…). Nous ne vivons que dans ce qui s'en va. Jamais dans ce qui vient. » (Henri du Plessis ; comte de Vaudreuil)
  • « Si je mécanise ma culture, des dizaines de paysans vont être contraints d'aller chercher du travail ailleurs. Oui, je sais, vous les embaucherez dans vos usines pour fabriquer de nouvelles machines toujours plus grosses et toujours plus nombreuses. Vous, vous gagnerez beaucoup d'argent. Mais je ne suis pas sûr que mes jardiniers devenus vos ouvriers seront beaucoup plus heureux. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « Un Plessis-Vaudreuil dans les affaires. Tu n'y penses pas. Ca ne s'est jamais vu. (…) Dans notre famille, il y a des choses qui ne doivent jamais commencer. (…) Dès que la moindre fissure aura réussi à se glisser dans l'édifice, il sera sur le point de s'écrouler tout entier. Rien de plus fragile que l'honneur. Il est à la merci du moindre manquement (…). » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « Un Rémy-Michaud peut faire carrière. Un Plessis-Vaudreuil se contente de tenir son rang. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil).
  • « Les vieilles familles finissent toujours par éclater. Il y a quelque chose qui les ronge. Il s'y mêle le goût des plaisirs, la facilité des voyages, la folie du changement. La vie va devenir bien difficile. » (duchesse douairière de Vaudreuil)
  • « Le téléphone, c'est ça! On vous sonne et vous y allez. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « Personnellement, j'ai toujours trouvé ridicule cette passion pour la bicyclette. » (Ursula zu Widdenstein und Widdenstein, comtesse Pierre de Plessis-Vaudreuil)
  • « Qui a péché par l'argent périra par l'argent. » (Claude du Plessis, comte de Vaudreuil)
  • « Il ne faut pas qu'ils le sachent. Pas tout de suite. Il faut se procurer des liquidités et se constituer une trésorerie pour éviter tout scandale autour de votre nom. » (Michel Desbois)
  • « Je ne suis pas fâché de voir administrer la preuve que le capitalisme anonyme est voué à la ruine. Imaginez-vous nos paysans, nos bucherons, soumis à des gens qu'ils ne connaîtraient pas ? dont ils ignoreraient même le nom ! Allons, allons, c'est invraisemblable. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « Pauvre papa. Il y a évidemment quelque chose d'amer quand on appartient à notre famille d'échouer là où réussissent des gens que nous estimions au-dessous de nous. La Providence nous donne de ces leçons d'humilité. » (Claude du Plessis, comte de Vaudreuil)
  • « Refuser d'être un maître, c'est absurde. Où qu'il se trouve, il deviendra un chef. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « Dieu premier servi, Desbois, mais notre famille, tout de suite après. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « Maintenant que nous sommes ruinés, je serai beaucoup mieux dans cet appartement de l'avenue de Breteuil où trois domestiques me suffiront largement. » (Gabrielle Rémy-Michaud, marquise Paul de Vaudreuil)
  • « Feu le duc votre père disait qu'il ne faut pas mélanger les conditions. Je le crois aussi. C'est pourquoi j'entends rester à la place où Dieu m'a fait naître. A votre service. » (Robert Desbois, régisseur du château)
  • « Je me demande ce qu'ils vont chercher aux quatre coins du monde. Ce que l'on ne trouve pas en soi, on ne le trouve nulle part. » (Sosthène, duc de Vaudreuil)
  • « Je ne pense pas que l'idée de se mêler aux autres séduise beaucoup tes frères. » (Jean du Plessis, comte de Vaudreuil)
  • « Il faudrait pourtant que l'un de nous soit capable de gérer cette forêt. Desbois ne sera pas éternel. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « A-t-on idée d'être socialiste avec un chic pareil ? » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « Autrefois, lorsque l'un de nous allait à Rome, il était toujours reçu par le pape. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)
  • « Nous aussi, monsieur de duc, il nous arrive d'avoir une famille. » (le cuisinier du château)
  • « Au revoir, mon petit Claude, tu as peut-être raison. Nous sommes tous les deux pour le Christ… et pour les pauvres. » (Gwénolée, comtesse Henri de Vaudreuil)
  • « Il faudrait faire quelque chose. - Oui, il faudrait. » (Philippe et Jean de Plessis-Vaudreuil)
  • " Ils n'ont pas de manières mas ils ont du cœur. C'est difficile d'avoir les deux." (Gabrielle, marquise douairière de Plessis-Vaudreuil)
  • « Ne dis donc pas de bêtise, cette installation m' a couté une fortune. Elle ruinera mes bûcherons avant de me ruiner moi-même. » (Sosthène , duc de Vaudreuil)
  • « Nous n'avons plus d'argent peut-être mais nous avons encore un peu d'honneur. » (Sosthène, duc de Vaudreuil)
  • « Je dois reconnaître que vous avez le génie des fêtes. » (Nathalie, comtesse Claude de Vaudreuil)
  • « De mon temps, on n'avait pas d'amis. On n'avait que des parents. » (Sosthène, duc de Vaudreuil)
  • « La clé de la bourgeoisie c'est l'argent. Notre clé à nous c'était le temps. Nous avons vécu sur l'héritage de l' ancien régime. » (Claude, comte de Plessis-Vaudreuil)
  • « Oh grand-père, à travers tant de chagrins, comme j'ai été heureuse ici. » (Anne-Marie du Plessis, comtesse de Vaudreuil)
  • « Regarde. C'était beau. » (Sosthène du Plessis, duc de Vaudreuil)

RécompensesModifier

  • Sept d'or 1978 : meilleur comédien de feuilleton pour Jacques Dumesnil

Voir aussiModifier