Attentat de 1981 contre une synagogue d'Anvers

Attentat de 1981 contre une synagogue d’Anvers
Image illustrative de l’article Attentat de 1981 contre une synagogue d'Anvers
Voiture détruite devant la synagogue

Localisation rue Hovenier, Anvers (Belgique)
Coordonnées 51° 12′ 54″ nord, 4° 25′ 08″ est
Date
Armes Voiture piégée (pentrite)
Morts 3
Blessés entre 60 et 100
Géolocalisation sur la carte : Anvers
(Voir situation sur carte : Anvers)
Attentat de 1981 contre une synagogue d'Anvers
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Attentat de 1981 contre une synagogue d'Anvers

L'attentat de 1981 contre une synagogue d'Anvers est un attentat à la voiture piégée devant une synagogue d'Anvers, rue Houvenier, qui fit 3 morts et entre 60 et 100 blessés, le .

L'attentat modifier

Le , un van[1] garé devant la synagogue de la rue Hovenier au cœur du quartier du diamant à Anvers, explose à 9 heures du matin peu avant l'office de la fête de Sim'hat Torah[2],[3], qui se tient dans cette synagogue[1]. L'explosion en souffle les doubles portes et les vitraux, ouvre la façade d'une bourse aux diamants qui en est mitoyenne et détruit vitrines et fenêtres dans un rayon de 500 mètres. Des voitures et des camions prennent feu. La charge d'explosif sera évaluée à cent kilos de pentrite soit dix fois plus que pour l'attentat de la rue Copernic[4].

 
Pompiers dans les décombres

Réactions modifier

Le Premier ministre belge, Mark Eyskens, évoque « un jour dramatique pour [le] pays »[4]. La reine Fabiola rend visite aux blessés hospitalisés[1]. L'ambassade israélienne dénonce le « terrorisme palestinien aveugle » et « les acrobaties sémantiques d'Arafat » et l'OLP juge les accusations israéliennes « calomnieuses et inadmissibles »[4]. Le Premier ministre français, Pierre Mauroy condamne l'attentat[4].

À Anvers, les critiques fusent contre le manque de vigilance des autorités, particulièrement parmi les riverains[4].

L'enquête modifier

L'attentat, qui se déroule presque un an jour pour jour dans le calendrier juif après l'attentat de la rue Copernic[4] est revendiqué par un groupe belge qui dit se nommer Action directe, section belge, dont la police belge n'a jamais entendu parler[1]. Les polices belge et française soupçonnent rapidement le Front populaire de libération de la Palestine - Commandement spécial[4]. Le groupe palestinien Septembre noir a revendiqué l'attaque.

Toutefois, les auteurs de l'attentat n'ont jamais été arrêtés[3]. En 2011, la police française soupçonnait toujours un possible lien avec l'attentat de la rue Copernic[3].

Références modifier

  1. a b c et d (en)« Killed by Bomb at Antwerp Synagogue », sur New York Times, (consulté le )
  2. (en)« Jewish Targets », sur New York Times, (consulté le )
  3. a b et c « Anvers se souvient de l'attentat à la bombe qui a frappé une synagogue il y a 30 ans », sur RTL Info (Belgique), (consulté le )
  4. a b c d e f et g Jean Chichizola et Hervé Deguine, L'affaire Copernic. Les secrets d'un attentat antisémite, Fayard/Mille et une nuits, (lire en ligne)

Bibliographie modifier

  • L'Affaire Copernic. Les secrets d'un attentat antisémite, Jean Chichizola et Hervé Deguine, éditeur : Mille et une Nuits ()