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Astérix le Gaulois (album)

Premier album de bande dessinée de la série Astérix
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Astérix le Gaulois
1er album de la série Astérix
Scénario René Goscinny
Dessin Albert Uderzo

Personnages principaux Astérix, Obélix
Lieu de l’action Armorique

Éditeur Dargaud
ISBN 2-01-210001-5

Prépublication
Albums de la série Astérix

Astérix le Gaulois est le premier album de la série de bande dessinée Astérix de René Goscinny (scénario) et Albert Uderzo (dessin), prépublié dans Pilote du no 1 (29 octobre 1959) au no 38 (14 juillet 1960) et publié en album en octobre 1961[1].

L'album avait d'abord été tiré à 6 000 exemplaires, qui ont rapidement été épuisés[1]. Il a été adapté dans le dessin animé du même nom en 1967. Astérix le Gaulois est classé à la 23e place du classement Les cent livres du siècle, établi par le journal Le Monde.

SynopsisModifier

 
Scénario de l'album, tapé par René Goscinny.

En 50 av. J.-C., après la défaite de Vercingétorix, toute la Gaule est occupée. Toute ? Non, car un petit village d'Armorique résiste encore aux assauts des légions de Petibonum, Laudanum, Babaorum et Aquarium et Jules César est fort contrarié de voir une petite région mettre en échec son armée. Le guerrier Astérix est en train de sortir du village pour aller chasser, il croise sur sa route quatre légionnaires romains qu'il bat facilement avant de continuer son chemin. Ces derniers rentrent à Petibonum et le centurion Caius Bonus se demande quel est le secret de la force de ces Gaulois. Astérix, revenu au village, invite son ami Obélix, un livreur de menhirs à prendre le déjeuner chez lui ; ils vont ensuite à la recherche de Panoramix le druide afin qu'Astérix prenne une ration de potion magique : une potion décuplant la force du consommateur. Le druide sermonne Obélix qui veut en boire aussi en lui rappelant qu'il est tombé dans la marmite lorsqu'il était petit et que les effets de la potion sont permanents chez lui.

À Petibonum, Caius Bonus et son second Marcus Sacapus décident d'envoyer un espion chez les Gaulois : devant le peu d'entrain des légionnaires, c'est finalement le petit et frêle Caligula Minus qui est désigné. Après l'avoir déguisé en Gaulois et enchaîné, Sacapus et une patrouille de légionnaires se promènent dans la forêt dans l'espoir d'être attaqués. Ce sont Astérix et Obélix, en manque de bagarres, qui délivrent Caligula Minus, ayant pris le pseudonyme de Caliguliminix. L'espion est fort étonné lorsque Astérix arrache sans peine les chaînes qui l'enserrent. Au village, il découvre que Cétautomatix, le forgeron du village, travaille le fer avec ses poings, qu’Obélix porte facilement un menhir et qu'Astérix tire une charrette remplie de troncs d'arbres. Pendant le repas il réussit à découvrir l'existence de la potion magique et après un premier refus du druide, aura même la chance de pouvoir y goûter. Caligula Minus constate les effets de la potion lorsqu'il essaye de soulever une grosse pierre mais se voit démasqué quand, pendant une danse gauloise, les danseurs doivent se tirer la moustache, la sienne étant fausse. Caligula Minus parvient à s'échapper et à montrer à Caius Bonus les effets de la potion et leur durée. Tandis que Caligula Minus se fait tabasser par la bande de Romains costauds qu'il a battus pour « l'exemple », le centurion songe à de grands projets comme prendre la place de César.

Panoramix décide d'aller cueillir du gui dans la forêt, mais se fait capturer par une patrouille dirigée par l'optione Tullius Octopus. Caïus Bonus ordonne à Panoramix de lui livrer le secret de la potion magique, mais le druide refuse. Au village, ne voyant pas rentrer Panoramix, Astérix part à sa recherche et rencontre un marchand de bœufs désespéré qui lui dit avoir vu un druide emmené dans un filet vers le camp de Petibonum. Bien qu'il n'ait pas bu de potion magique depuis longtemps, Astérix se fait introduire par le marchand dans le camp de Petibonum et se fie à sa ruse pour délivrer Panoramix.

Après avoir retrouvé le druide, il se fait capturer aussi par les Romains, mais les deux Gaulois ont quelques idées en tête pour s'amuser aux dépens de Caius Bonus et ses hommes. Alors qu'Astérix simule d'horribles souffrances sous la torture, Panoramix feint d'accepter de faire de la potion magique aux Romains. Après une cueillette surveillée en forêt, le druide commence à préparer sa potion lorsqu'il annonce qu'il manque un ingrédient important: des fraises, alors que ce n'est plus la saison. Caius Bonus envoie ses légionnaires en chercher, mais seul Tullius Octopus parvient à rapporter des fraises, achetées à prix d'or à un marchand grec. Le centurion s'empresse d'apporter les fraises à Astérix et Panoramix qui les mangent toutes devant lui avant d'en réclamer d'autres, puis de préciser que la potion sera moins bonne sans les fraises. Panoramix reprend sa préparation et propose à Caius Bonus de goûter la potion. Mais celui-ci se méfie, craignant que ce ne soit du poison. Astérix se propose de goûter devant lui, mais le centurion refuse, craignant que le Gaulois ne profite de la potion magique pour s'échapper. C'est alors que le marchand de bœufs apparait, Caius Bonus l'invite à goûter la potion magique et à en tester les effets sur Astérix. Celui-ci feint de tomber assommé, tandis que les Romains goûtent la potion.

Caius Bonus ordonne à Panoramix de lui écrire la recette de la potion et envisage de supprimer les deux gaulois, puis il veut essayer sa nouvelle force mais ne parvient pas à soulever un tronc d'arbre, puis un gros rocher. C'est alors qu'il voit que lui et ses hommes ont leurs cheveux et leurs barbes qui poussent à grande vitesse. Panoramix lui révèle alors que ce n'est pas de la potion magique, mais une lotion capillaire très puissante qu'il a préparé aux Romains. Alors que le camp de Petibonum devient un grand salon de coiffure, Caius Bonus se résout à négocier avec ses prisonniers gaulois: en échange d'un contrepoison à la lotion capillaire, il accepte de leur rendre la liberté en apparence (puisqu'il envisage toujours de les supprimer). Panoramix accepte car les effets de la lotion capillaire disparaitront bientôt. Après avoir réuni tous les ingrédients, Astérix et Panoramix se rendent dans une tente pour préparer le « contrepoison », en fait un potage aux légumes, et une petite marmite de vraie potion magique pour qu'ils puissent s'échapper.

Après avoir fait goûter le contrepoison à Astérix, Caius Bonus et ses hommes se ruent sur la marmite, puis le centurion ordonne qu'on se saisisse des Gaulois. Astérix, qui vient de boire de la potion magique, neutralise plusieurs Romains puis s'enfuit avec Panoramix vers la sortie du camp, mais il est encerclé de toutes parts par des légions romaines. Caius Bonus est sur le point de capturer à nouveau Astérix et Panoramix, mais il est demandé d'urgence dans sa tente, par Jules César en personne, venu voir où le centurion en était avec les irréductibles gaulois. Celui-ci l'informe de la situation actuelle et César demande à voir les deux Gaulois. Astérix révèle alors à César les intentions de Caius Bonus: obtenir la recette de la potion magique pour avoir une force surhumaine et devenir empereur. César envoie Caius Bonus et ses hommes en Mongolie inférieure pour s'occuper de barbares, puis il libère Astérix et Panoramix qui retournent enfin au village, accueillis en héros par les autres villageois. Un grand banquet a lieu pour célébrer ce succès des irréductibles gaulois sur les Romains.

Autour de l'albumModifier

  • Les apparences des personnages ne sont pas encore figées : César est même dessiné sous deux allures très différentes au début et à la fin de l'album. De plus, Panoramix marche avec une canne jusqu'à son enlèvement. Après quoi, on le verra marcher sans son aide, comme dans les albums suivants.
  • Obélix n'a pas encore de véritable rôle dans cette première aventure : c'est plus Panoramix qui joue le rôle de second du héros aux côtés d'Astérix.
  • Une nouvelle version recolorisée dans une édition de luxe grand format (La Grande Collection) est sortie en décembre 2006.
  • C'est le seul album où Obélix est dessiné avec des poils sur les bras.
  • Des changements paraissent après cet album ; en effet, ici, les Gaulois boivent régulièrement de la potion magique, alors qu'après ils n'en prennent que pour les attaques.
  • Cétautomatix forge son métal avec ses mains dans cet album, mais dans les autres albums, il se sert de son marteau. Cela peut s'expliquer par le fait qu'après cet album, comme tous les autres habitants du village, il ne consomme de la potion magique que lors des assauts contre les légions romaines.
  • La hutte de Panoramix est dans la forêt alors que dans les autres albums elle est dans le village.
  • La page 35 de cet album n'a pas été dessinée par Albert Uderzo. En effet, la planche ayant été perdue au moment de l'impression, elle fut entièrement redessinée par son frère Marcel[2].
  • À l'occasion du 60e anniversaire de l'album, un ouvrage limité à 5 000 tirages va être publié : il s'agit d'une version avec les 44 pages originales en noir et blanc, l'intégralité en couleur et 32 pages d'explications autour de la création des personnages. Cet ouvrage de 128 pages sera vendu 35 euros[3].

Citations latinesModifier

  • Alea jacta est ! : Le sort en est jeté
  • Aut Caesar, aut nihil : Empereur ou rien
  • Quid ? : Quoi ?

AdaptationsModifier

En décembre 1960, un disque 33 tours Astérix le Gaulois, adapté et réalisé par Jacques Garnier, est publié par le label Festival. Cet enregistrement reprend le feuilleton radiophonique diffusé tous les jeudis soirs sur Radio Luxembourg dans l'émission Pilote. Le comédien Guy Piérauld prête sa voix au personnage d'Astérix, tandis que celle d'Obélix est interprétée par Albert Augier[4].

CinémaModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Bernard de Choisy, Uderzo-Storix, Jean-Claude Lattès, 1991, p. 154
  2. Goscinny-Uderzo, Le livre d'Astérix le Gaulois p. 124, Éditions Albert-René, Paris, 1999.
  3. « Le Figaro », sur lefigaro.fr, (consulté le 24 janvier 2019)
  4. Astérix de A à Z, p. 55.