Aspres-sur-Buëch

commune française du département des Hautes-Alpes

Aspres-sur-Buëch
Aspres-sur-Buëch
Tour dominant le village.
Blason de Aspres-sur-Buëch
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes Buëch-Dévoluy
Maire
Mandat
Françoise Pinet
2020-2026
Code postal 05140
Code commune 05010
Démographie
Gentilé Aspriens
Population
municipale
821 hab. (2017 en diminution de 0,36 % par rapport à 2012)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 28″ nord, 5° 45′ 01″ est
Altitude Min. 727 m
Max. 2 063 m
Superficie 42,65 km2
Élections
Départementales Canton de Serres
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Aspres-sur-Buëch
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Aspres-sur-Buëch
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aspres-sur-Buëch
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aspres-sur-Buëch

Aspres-sur-Buëch est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

GéographieModifier

Entourée par les communes d'Aspremont, La Faurie, et Veynes, Aspres-sur-Buëch est située à 26 km au sud-ouest de Gap. Elle est située à 750 mètres d'altitude. Le sommet de la commune culmine à 1 492 mètres, sur les crêtes dominant le bois de Saint-Apôtre. Le Buëch, dans sa branche du Grand Buëch, affluent de la Durance et sous-affluent du Rhône, traverse le village.

Communications et transportsModifier

La commune est située à l'intersection de la départementale 1075 (ancienne route nationale 75) reliant Grenoble à Sisteron par le Col de la Croix-Haute et de l'axe constitué par les D 993 et 994A puis 994 reliant Valence à Gap et Briançon.

La commune est dotée d'une gare ferroviaire desservie par les trains express régionaux reliant Grenoble à Gap (TER Rhône-Alpes)[Note 1] et sur la ligne Paris - Briançon (par Valence).

HydrographieModifier

La commune est arrosée par le Buëch, ainsi que par le Canal des Patègues. Elle fait intégralement partie du bassin versant du Rhône.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Asperis en 1171[1].

Cette commune s'appelait autrefois Aspres-lès-Veynes.

Aspres-sus-Buëch en occitan.

L'adjectif occitan aspre, directement dérivé du latin asper, désigne, comme le français âpre, ce qui est dur, rude, rêche, raboteux, au sens propre ou figuré. Un « aspre mont » est une montagne d'aspect rude. Il est également admis que le terme aspres signifie « terrasses ». Les toponymes qui en dérivent sont généralement des « hauteurs escarpées »[1].

L’appellation sur-Buëch fait référence à la rivière qui traverse la commune.

HistoireModifier

Le site est occupé depuis le néolithique (grottes des gorges d’Agnielles). Oppidum gaulois (Serres-la-Croix), puis camp romain (montagne des Eygaux). Le bourg, propriété des comtes de Die, fut rétrocédé au XIIe siècle aux Aix-Artaud de Montauban.

Au XIe siècle, le monastère de Saint-Géraud d’Aurillac y créa un prieuré sous le patronage de saint Géraud. Le retable provient de l’ancienne chartreuse de Durbon (biens dispersés à la Révolution).

En 1939-1940, des Républicains fuyant la guerre d'Espagne ont été regroupés sous surveillance à « Pont la Dame »[Note 2], qui est depuis un centre de formation de jeunes à la conduite de véhicules de travaux. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime de Vichy y installa un centre de rassemblement.

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemandes, et notamment sur les voies de communication. Disposant de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[2]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[3], libère Sisteron le 19 août[4] et continue en direction de Gap d’un côté[5], et vers Crest de l’autre, en passant vers Aspres-sur-Buech. Un groupe allemand y mène un combat de retardement, mais ne résiste qu’une journée : le bilan est de 6 tués et 11 blessés du côté allié et au moins 21 tués du côté allemand[6].

Aspres-sur-Buëch est donc libérée le 20 août. Pendant quelques mois, un centre logistique américain y est installé[5].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2001 Alain Didier    
mars 2001 mars 2008 Michel Reynaud    
mars 2008 2010[8] Jean-Pierre Boivin    
2010 En cours Françoise Pinet[9],[10]   Ancienne cadre

IntercommunalitéModifier

Après avoir été le siège de la communauté de communes du Haut Buëch, Aspres-sur-Buëch fait partie depuis le de la communauté de communes Buëch Dévoluy[11].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2017, la commune comptait 821 habitants[Note 3], en diminution de 0,36 % par rapport à 2012 (Hautes-Alpes : +1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
768707766702744750800801830
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7967457316728087321 201838750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
659677691607560569603719673
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
703750696773743762725804830
2017 - - - - - - - -
821--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

SantéModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

TourismeModifier

Commerces et artisanatModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Porche de l'église du XIIe siècle.
 
Tour-horloge.

Le monument aux morts des Première Guerre et Seconde Guerre mondiales est situé en haut d'une colline d'où il surplombe le village.

La mairie arbore un cadran solaire contemporain réalisé par des moines orthodoxes.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre Lachau, ancien député des Hautes-Alpes, membre du Conseil des Cinq-Cents, né à Aspres en 1746.
  • Antoine Aubanel (1720-1804), grand-père du poète Théodore Aubanel.
  • Dr Pierre Poujol, ancien médecin de la ville
  • Françoise Poujol, ancienne pharmacienne et ancienne élue.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Martine L. Jacquot, Il était une fois Agnielles, Les Presses du Midi, .
  • Jean-Pierre Mouton, Aspres-sur-Buëch. Un témoignage en images, Édition communale, .

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les TER reliant Valence à Gap et Briançon transitent sans arrêt en gare d'Aspres.
  2. Un complément informatif, des réfugiés espagnols furent internés (ils ne pouvaient sortir) jusqu'en juin 1942.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a et b Stéphane Gendron, Les noms de lieux en France : essai de toponymie, , p. 198.
  2. Henri Julien (dir.), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, (ISBN 2-909800-68-7), p. 250.
  3. Henri Julien, op. cit., p. 80.
  4. Henri Julien, op. cit., p. 251.
  5. a et b Henri Julien, op. cit., p. 252.
  6. Guy Reymond, Ça sentait la liberté et l’espérance, Les Petites affiches, , p. 138.
  7. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  8. « Démission du maire Jean-Pierre Boivin », sur le site du quotidien Le Dauphiné libéré, 19 décembre 2009.
  9. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  11. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de communauté de communes du Buëch - Dévoluy par fusion des communautés de communes du Buëch-Dévoluy et du Haut-Buëch » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-008, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 30 novembre 2016).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.