Ashikaga Yoshimitsu

militaire japonais

Yoshimitsu Ashikaga (足利 義満, Ashikaga Yoshimitsu?, -) est le troisième des shoguns Ashikaga au Japon de 1368 à 1394.

Ashikaga Yoshimitsu
Image dans Infobox.
Portrait datant du début du XVe siècle.
Fonctions
Nihon Kokuo (d)
à partir de
Daijō-daijin
à partir de
Genji no chōja
à partir de
Jugō (d)
à partir de
Q11621871
à partir de
Sadaijin
à partir de
Naidaijin
à partir de
Konoe Daisho (d)
à partir de
Sangi
à partir de
Shogun
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 49 ans)
Kinkaku-jiVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Rokuon-in (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
足利義満Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
春王Voir et modifier les données sur Wikidata
Noms posthumes
恭献王, 鹿苑院太上法皇Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Ashikaga (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Ashikaga Mitsuakira (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Enfants
Parentèle
Yoshishige Shiba (d) (Youzi)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Grade militaire
Mouvement
Kitayama Culture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Personne liée
signature d'Ashikaga Yoshimitsu
signature
Le Kinkaku-ji ou pavillon d'Or, résidence de Yoshimitsu Ashikaga.

BiographieModifier

Yoshimitsu devient shogun dans l'année qui suit la mort de son père, le shogun Yoshiakira Ashikaga, en 1367. En 1378, il fait construire sa résidence dans le quartier Muromachi de la capitale de l'époque, Kyōto, ce qui fait qu'on se réfère souvent aujourd'hui au shogunat Ashikaga et à la période résultante de l'histoire du Japon en disant « shogunat Muromachi » et « période Muromachi ».

Yoshimitsu unit les cours du Nord et du Sud en 1392, mettant fin à la période de près de soixante ans appelée « Nanboku-chō ». Cela établit fermement le shogunat Muromachi et supprime le pouvoir des daimyōs régionaux.

Il échange des ambassades avec la Chine des Ming[1] qui cherche à lutter contre les pirates wakô. Il accepte le titre de guowang (japonais : kokuô), roi vassal de la Chine, qui lui permet de commercer avec elle sous couvert de paiement de tribut et de réception de cadeaux[2].

En 1394, il quitte son poste de shogun et obtient le plus haut titre de daijō-daijin (ministre d'Affaires suprêmes). À sa mort, en 1408, la cour impériale propose officiellement de lui attribuer le titre posthume d'empereur retiré, mais son fils Yoshimochi refuse alors d'accepter cette attribution, à cause des mauvaises relations qu'il entretenait avec son père. Sa villa devient le Kinkaku-ji, le temple du Pavillon d'or.

Notes et référencesModifier

  1. Guillaume Carré, « Introduction : Penser les statuts sociaux du Japon prémoderne (XVIe-XIXe siècles) », Histoire, économie et société,‎ 2017 (36e année), p. 4-29.
  2. Collectif, George Jehel (dir.), Histoire du monde : 500-1000-1500, Nantes, Éditions du Temps, , 510 p. (ISBN 978-2-84274-397-0).

BibliographieModifier

  • « Ashikaga Yoshimitsu (1358-1408) », dans Dictionnaire historique du Japon, vol. 1 : Lettre A, Tokyo, Librairie Kinokuniya : Maison franco-japonaise, (lire en ligne), p. 82.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier