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Artannes-sur-Indre

commune française du département d'Indre-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Artannes.

Artannes-sur-Indre
Artannes-sur-Indre
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Bertrand Poitou
2014-2020
Code postal 37260
Code commune 37006
Démographie
Gentilé Artannais
Population
municipale
2 621 hab. (2016 en augmentation de 5,56 % par rapport à 2011)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 28″ nord, 0° 36′ 00″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 98 m
Superficie 20,97 km2
Localisation

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Artannes-sur-Indre
Liens
Site web artannes.fr

Artannes-sur-Indre est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

LocalisationModifier

À mi-chemin entre Montbazon et Azay-le-Rideau, Artannes fait partie de la vallée de l'Indre. Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique d'Artannes-sur-Indre.

La commune est traversée par l'Indre (3,576 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 23,08 km, comprend un autre cours d'eau notable, le Montison (3,705 km), et sept petits cours d'eau[1].

L'Indre, d'une longueur totale de 279,4 km, prend sa source à une altitude de 453 m sur le territoire de Saint-Priest-la-Marche dans le département du Cher et se jette dans la Loire à Avoine, après avoir traversé 58 communes[2]. Les crues de l'Indre sont le plus souvent de type inondation de plaine[Note 1]. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de l'Indre tourangelle[4], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Monts. Le débit mensuel moyen (calculé sur 14 ans pour cette station) varie de 4,51 m3/s au mois de septembre à 34 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 236 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 5,56 m ce même jour[5],[6]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 2] et 2[Note 3] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [7],[8]. Sur le plan piscicole, l'Indre est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[9].

Le Montison, d'une longueur totale de 14,1 km, prend sa source dans la commune de Villeperdue et se jette dans l'Indre à Artannes-sur-Indre, après avoir traversé 5 communes[10]. Sur le plan piscicole, le Montison est également classé en deuxième catégorie piscicole[9].

En 2019, la commune est membre de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre qui est elle-même adhérente au syndicat d'aménagement de la vallée de l'Indre. Créé par arrêté préfectoral du suite aux crues historiques de décembre 1982 et janvier 1983, ce syndicat a pour vocation d'une part l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau par des actions de restauration de zones humides et des cours d'eau, et d'autre part de participer à la lutte contre les inondations par des opérations de sensibilisation de la population ou de restauration et d'entretien sur le lit mineur, et sur les fossés situés dans le lit majeur de l'Indre appelés localement « boires », et de l'ensemble des cours d'eau du bassin versant de l'Indre[11].

ToponymieModifier

Au VIe siècle, Venance Fortunat cite Artana. Le toponyme est dérivé du nom latin de personne Artenus, lui-même une forme évoluée et latinisée du gaulois Artos (« ours »). Le déterminant « sur-Indre », ajouté en 1936, permet de résoudre les homonymies entre les différents « Artannes » de France[12].

HistoireModifier

Un dolmen et une cachette de l’âge de bronze montrent l’ancienneté de l’occupation des lieux. Les deux fontaines, probablement sacrées jadis, qui encadrent le bourg et le chêne des Danses rappellent que le village d’Artannes était actif à l’époque gallo-romaine. En 1830, Balzac fit étape à Artannes en allant à pied de Joué-lès-Tours à Saché.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Charles Lefebvre    
1800   de Landriève des Bordes    
1802   Antoine    
1803 1810 Faucheux    
1810   Étienne-Louis Le Gardeur    
1811   Pélissier    
1814   François Jahan    
1815   Pavy    
1816   Jahan    
1816   Jean-Baptiste Lebled    
1819   Antoine Landriève des Bordes    
1840   Théodore Rochefort    
1852   de Cougny    
1854   Alexandre Goüin    
1860   Rochefort    
1871   Aimé Lefebvre    
  février 1972 Théophile Renaud    
avril 1972 juin 1995 Jean Menanteau   Instituteur
juin 1995 mars 2008 Sylvain Thimel    
mars 2008 mars 2014 Gérard Bougrier SE  
mars 2014 En cours Bertrand Poitou SE  

Finances localesModifier

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[13] :

 

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[14].


JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2016, la commune comptait 2 621 habitants[Note 4], en augmentation de 5,56 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0711 0061 0959601 0841 0841 1031 0951 074
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1121 1051 1151 0801 1301 0731 1291 1521 070
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0591 1181 0731 0111 0569619961 0931 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1651 1541 2171 4022 0892 1842 5082 4802 615
2016 - - - - - - - -
2 621--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

SantéModifier

MARPA La vallée du Lys (Maison Accueil Rurale pour Personnes Âgées). La MARPA peut accueillir 23 personnes âgées allant du GIR 2 au GIR 6. Il y a sept agents sociaux et des intervenants auprès de la structure des aides-soignantes et infirmier(ère)s, des kinésithérapeutes, une coiffeuse, une esthéticienne.

EnseignementModifier

Artannes-sur-Indre se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B). L'école primaire Guehenno accueille les élèves du CP au CM2.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Maurice.
 
Le Grand Moulin.
  • Le Bourg - préau de l'ancienne école de filles de 1883, aujourd'hui : atelier d'artiste-peintre (1er prix des paysagistes français), rue de la Fontaine-Sainte, source de sainte Cécile qui guérissait les maladies des yeux.
  • Le château des Archevêques - (derrière l'église, rue des Douves). Reconstruit vers 1470. La chapelle seigneuriale a été intégrée à l'église. À gauche du chevet de l'église, linteau sculpté aux armes de l'archevêque Hélie de Bourdeille mort ici en 1484. Hélie de Bourdeilles fut chargé de rédiger le rapport qui permit la réhabilitation de Jeanne d'Arc. Plus à gauche, ancien lavoir carré alimenté par une source.
  • L'église Saint-Maurice - L'église formait avec le palais des archevêques un quadrilatère entouré de douves. Plusieurs fois remaniée, elle réunit des fondements et un clocher du XIIe, des arcades en plein cintre, des fenêtres gothiques et des baies modernes. À la croisée du transept, la clé de voûte porte le blason de Martin de Beaune, archevêque de Tours au XVIe. Dans la nef, vitraux du XIXe siècle par Fournier et Lobin de l'école hollandaise. En tenue de légionnaire romain, saint Maurice, patron de cette église, figure sur l'un d'eux, en compagnie de saint Étienne. On le trouve aussi sur une bannière de procession. Parmi le mobilier, trois cathèdres et un banc du XVIe.

Saint Maurice fut un officier de l'armée romaine, martyrisé en Suisse au IIIe siècle avec ses hommes pour avoir refusé de s'en prendre au chrétiens.

  • Le manoir de l'Alouette (route de Pont-de-Ruan - XVIe siècle). Deux tourelles en encorbellement. Évoqué par Balzac dans "Le Curé de Tours" et dans "Les Deux Amis".
  • La Maison du bol de lait, à droite du précédent manoir, où Balzac s'est arrêté en 1830 pour se détendre de sa marche et y boire effectivement un bol de lait offert par la femme Martin[19] ; cette maison est décrite dans Le Médecin de campagne.
  • Ancien manoir de la Turbellière - (route de Villeperdue à partir de Pont-de-Ruan). Pigeonnier hexagonal évoqué par Balzac, maison à colombages du XVIe siècle, à Gaucher-de-Sainte-Marthe, cité par Rabelais dans son Picrocole.
  • Le Grand Moulin. Roue arrêtée en 1988. En pignon bas-relief (chanvre et lin). Lavoir.
  • Les moulins dits "de Balzac" ( à l'entrée de Pont-de-Ruan, à gauche du pont). Cités dès 1285, évoqués par l'écrivain dans Le Lys dans la vallée. À gauche, moulin Potard, arrêté en 1961, à droite, moulin Clausset, long déversoir de 1852.
  • L'ancienne ferme fortifiée des Robinières. Deux tours, une chapelle, un bâtiment du XVIe siècle.

Patrimoine naturelModifier

 
Le noyer de Balzac.
  • Le noyer dit de Balzac - En bordure de la route de Ballan-Miré, le "vrai" noyer, disparu, se trouvait à 50 m de celui-ci.
  • Le chêne des Danses - La tradition dit que les fées s'y retrouvaient pour y danser la nuit.
 
Le vieux pont du fief de l’Auberdière et son lavoir.
  • Le lieu-dit et hameau de l’Auberdière, ancien fief seigneurial, dans un vallon pittoresque à moins d’un kilomètre du manoir de Vonnes, manoir immortalisé par Balzac sous le nom de château de Clochegourde dans Le Lys dans la vallée. Ce hameau est partagé aujourd’hui entre les communes d’Artannes et de Pont-de-Ruan.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes d'Artannes-sur-Indre se blasonnent ainsi :

D'or à un ours en pied de sable tenant une roue de moulin de gueules, au chef du même chargée d'une croix archiépiscopale tréflée d'argent mouvant du trait du chef[23].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une inondation de plaine se produit lorsque le niveau d'un cours d'eau, généralement à la suite de fortes précipitations, monte progressivement jusqu'à l'envahissement du lit moyen, voire du lit majeur, pendant une période plus ou moins longue[3].
  2. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  3. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 30 janvier 2019)
  2. « Fiche Sandre - l'Indre », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 30 janvier 2019)
  3. « Les inondations lentes », sur Observatoire régional de Risques majeurs en Provence-Alpes Côte d'Azur (consulté le 5 septembre 2017).
  4. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  5. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 30 janvier 2019)
  6. « Station hydrométrique K7522620, l'Indre à Monts », sur le site de la banque Hydro (consulté le 30 janvier 2019)
  7. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 30 janvier 2019)
  8. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 30 janvier 2019)
  9. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 30 janvier 2019)
  10. « Fiche Sandre - le Montison », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 30 janvier 2019)
  11. « Objectifs du SAVI », sur http://www.savi37.fr/ (consulté le 30 janvier 2019)
  12. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 36.
  13. finances.gouv.fr
  14. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Dictionnaire des communes de Touraine, CLD, p. 262.
  20. Henry Auvray, En marge d’un projet de mariage en Touraine, in Balzac à Saché, n°1.
  21. Le château de Méré - Artannes et Pont-de-Ruan
  22. Le Lys dans la vallée, édition dite du Furne, vol.7, p. 262
  23. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.