Art mudéjar

style artistique

Le concept d'art mudéjar a été utilisé pour la première fois en 1859 par José Amador de los Ríos y Serrano dans sa thèse El estilo mudéjar, en arquitectura. Il a choisi le terme arte mudéjar pour le rôle clé des artisans mudéjars dans l'introduction des influences d'al-Andalus dans les royaumes chrétiens ibériques.

Tour Mudéjare du Salvador. Espagne. XIVe siècle.

Le style mudéjar constitue le prolongement et succède à l'art mozarabe : l'Alcazar de Séville, rebâti entre 1353 et 1364 par Pierre Ier le Cruel, (roi de Castille et de León -1334-1350-1369), lui appartient tout entier.

Les plus grands centres de l'art mudéjar furent Séville, Tolède, Teruel et Saragosse.

Faïence hispano-mauresqueModifier

Du XIIe siècle au XVIe siècle, l'art de la faïence à reflets métalliques (les azulejos, vases, plats, vasques) ainsi que la fabrication des lustres connurent un développement considérable dans des centres tels que Malaga, Valence, Séville ou Grenade.

Acier damasséModifier

Héritière directe de Damas dans l'art de forger les lames, Tolède ne démérita jamais de l'enseignement syrien originel.

Architecture mudéjareModifier

En architecture, les mudéjars utilisèrent leurs propres techniques (arcs outrepassés, arcatures aveugles, clochers en forme de minarets) et leur propre ornementation : arabesques, plafonds à caissons (artesonados) avec marqueterie. Appliqués à des édifices romans, surtout gothiques et renaissance, ces éléments produisirent un style hybride. Ses caractéristiques principales sont l'arc en fer-à-cheval, l'utilisation de briques, la décoration en plâtre ciselé polychrome (yeserias) et en céramique (azulejos). C'est l'utilisation de techniques de l'art apporté par les musulmans pour des édifices construits par des chrétiens.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Musée sans frontières, L'art mudéjar, Édisud, coll. « L'art islamique en Méditerranée », , 318 p. (ISBN 978-2-7449-0172-0)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier