Artémis d'Éphèse

statue romaine
Artémis d'Éphèse
Artemis of Ephesus MAN Napoli Inv6278.jpg
Date
IIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Hauteur
130 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
6278Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

L'Artémis d'Ephèse (ou Artémis Farnèse) est une sculpture datant du IIe siècle de notre ère. représentant la déesse Artémis. En albâtre jaune, elle a fait partie de la célèbre Collection Farnèse, et est conservée au Musée archéologique national de Naples (inv. 6278).

La statue représente l'image cultuelle présente dans le temple d'Artémis à Éphèse. À l'origine, l'œuvre était en ébène, couverte de riches vêtements et de bijoux périodiquement renouvelés par le biais de cérémonies complexes.

 HistoireModifier

 
Détail de la poitrine et du pectoral.
 
Abeilles et fleurs ornent la robe.

Trouvée à Tivoli dans la Villa Adriana, il s'agit d'une copie romaine de l'époque d'Hadrien de la statue adorée dans le temple d'Éphèse[1]. Sa posture rigide témoigne de l'ancienneté de l'iconographie. La déesse de la nature, dominatrice et fière, est décorée avec des statues de lions, griffons, chevaux, taureaux, abeilles, et même de sphinx et de fleurs. La poitrine est caractérisée par quatre rangées de kuršaš, sacs de cuir magiques anatoliens mentionnés dans la littérature hittite[2],[3] (très souvent interprété comme des seins, ou parfois comme des scrotums de taureau), symbole de fécondité, tandis que le pectoral, entouré d'une guirlande et de glands, montre deux figures féminines ailées et les symboles des constellations du Bélier, du Taureau, des Gémeaux, du Cancer et du Lion[4]. Typique de la déesse est aussi le nimbe circulaire autour de sa tête et le couvre-chef en kalathos, ici sous la forme d'une tour ou des murs d'une ville. La tête, les mains et les pieds en bronze sont le résultat d'une restauration réalisée au XIXe siècle, à l'occasion du transfert de la statue de Rome à Naples.

DescriptionModifier

Dans cette statue, l'image porte un chiton (χιτών) serré sous le tablier (ἐπενδύτης) attaché par une ceinture. D'après certaines interprétations, l'ensemble des "seins" ou mamelles sur le buste, seraient en réalité destinés à représenter le scrotum d'un taureau offert à la déesse: la castration de ces animaux, à elle sacrifiés, indiquerait la puissance que la déesse possède sur les hommes, et la garantie qu'elle offrirait sur leur fertilité. La couronne de forme cylindrique (πόλος), et l'auréole sont en albâtre, fruit de la restauration d'Alberto Albacini; la tête, les mains et les pieds sont en bronze, à la suite de la restauration de Giuseppe Valadier[1].

NotesModifier

  1. a et b Statua di Artemide efesia (6286) – Site du Museo Archeologico Nazionale di Napoli
  2. (en) Stephanie Lynn Budin, Artemis, Routledge, coll. « Gods and Heroes of the Ancient World », , 184 p. (ISBN 978-0-367-00100-1, lire en ligne)
  3. Manon Bril, « Artémis », Le relooking mythologique, sur C'est une autre histoire (chaîne YouTube), (consulté le )
  4. Artemide efesia – Cultura Italia

Articles connexesModifier

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