Arnaud Langer

Arnaud Langer
Naissance
Saint-Aubin-Sauges (Suisse)
Décès (à 35 ans)
Fort-Lamy (Tchad)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Armée de l'air
Grade French Air Force-lieutenant.svg Lieutenant
Années de service 1938-1945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de Guerre 1939-1945
Distinguished Flying Cross (GB)
Air Medal
Famille Marcel Langer (frère)

Arnaud Langer (Saint-Aubin-Sauges, - Fort-Lamy, ) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Aviateur des Forces aériennes françaises libres, il s'illustre sur les théâtres d'opération de l'Afrique, du Moyen-Orient et du front de l'ouest. À l'issue de la guerre, il devient pilote civil et meurt dans un accident d'avion.

BiographieModifier

Avant-guerreModifier

Arnaud Langer voit le jour le 13 septembre 1919 à Saint-Aubin-Sauges en Suisse d'un père ingénieur[1]. Il est le frère cadet de Marcel Langer. Très tôt passionné d'aviation, il s'engage dès ses 19 ans dans l'armée de l'air. Intégré à l'école d'aviation de Châteauroux, il en sort avec un brevet de pilote et se voit rapidement promu caporal-chef puis sergent peu avant le début de la guerre[2].

Seconde guerre mondialeModifier

Affecté brièvement au Bataillon de l'air no 127, il retourne à l'école de Châteauroux en mai 1940 au moment où cette unité se replie, d'abord à Tarbes puis à Argelès-sur-Mer où les hommes apprennent la signature de l'armistice[3]. Désireux de poursuivre la lutte, il embarque à Port-Vendres en compagnie de son frère pour se rendre à Oran[1]. Arrivé sur place, il est arrêté par le régime de Vichy mais parvient à s'évader et se rend à Casablanca le 28 juin 1940 et, de là, rejoint Gibraltar où il peut prendre un bateau pour rejoindre l'Angleterre[3]. Engagé dans les Forces aériennes françaises libres, il est affecté au Groupe mixte de combat no 1 du lieutenant-colonel de Marmier avec lequel il participe à l'expédition de Dakar puis à la campagne du Gabon[2]. Muté au Groupe de bombardement no 2, il participe à la guerre du désert en Libye puis se rend en Syrie où il intègre l'escadrille "Nancy" du Groupe de bombardement Lorraine[3]. Promu sergent-chef en octobre 1941, il est chargé de surveillance maritime et de protection de convois au-dessus de la Méditerranée[1]. Il passe aspirant en septembre 1942 et suit le groupe de bombardement Lorraine en Angleterre où l'unité reçoit plusieurs mois d'entraînement en vue des opérations sur le front de l'ouest[1]. À partir de l'été 1943, Arnaud Langer et le groupe Lorraine participent à des opérations dans le ciel français. Le 16 août, avec le navigateur Pierre Mendès-France et le radio-mitrailleur René Bauden, il effectue un raid sur Denain[1]. Le 3 octobre, il dirige l'un des trois groupes de Douglas A-20 Havoc bombardant en rase-motte une usine électrique de Chevilly-Larue[2]. Opérant de plus en plus loin dans les lignes ennemies, le groupe Lorraine est amené à bombarder des objectifs sur le sol allemand. Le 25 janvier 1944, Arnaud Langer est blessé aux yeux lors de l'éclatement de son hublot avant[3]. Presque aveugle, il parvient cependant à continuer de piloter son avion et à ramener indemne son équipage avec l'aide de son copilote Romain Gary, lui aussi blessé, qui mentionnera ces souvenirs dans son livre La promesse de l'aube[3],[4]. Promu lieutenant en mars 1944, il prend part aux opération du débarquement de Normandie. À l'issue de la guerre, il totalise 70 missions et 200 heures de vol[1].

Après-guerreModifier

Maintenu dans l'armée, Arnaud Langer demande à rejoindre la vie civile en septembre 1946 mais reste dans le milieu de l'aéronautique. Engagé comme pilote de ligne à l'Union aéromaritime de transport, il conduit des Douglas DC-4 au-dessus de l'Afrique-Occidentale française et de l'Afrique-Équatoriale française[1]. Le 3 juin 1955, son avion est frappé par la foudre et s'écrase à proximité de Fort-Lamy[2]. Tué dans l'accident, Arnaud Langer est par la suite inhumé au cimetière des Batignolles à Paris[1].

DécorationsModifier

     
     
Officier de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945
Médaille coloniale
Avec agrafe "Libye"
Distinguished Flying Cross
(Royaume-Uni)
Air Medal
(États-Unis)

FilmographieModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g et h « Biographie - Ordre National de la Libération »
  2. a b c et d Jean-Christophe Notin, 1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 978-2-262-01606-7, notice BnF no FRBNF37105035)
  3. a b c d et e Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 978-2-35639-033-2)
  4. Romain Gary, La promesse de l'aube, Paris, Gallimard, (ISBN 978-2-07-014418-1)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier