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Armand Jung

homme politique français
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Armand Jung
Illustration.
Armand Jung en 2013.
Fonctions
Député de la 1re circonscription du Bas-Rhin

(18 ans, 7 mois et 27 jours)
Élection
Réélection

Groupe politique Groupe socialiste
Prédécesseur Catherine Trautmann
Successeur Éric Elkouby
Conseiller général du Canton de Strasbourg-9

(22 ans et 3 mois)
Prédécesseur Émile Koehl
Successeur Éric Elkouby
Conseiller régional d'Alsace

(9 ans, 11 mois et 26 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Théding (Moselle, France)
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Strasbourg (Bas-Rhin, France)
Nationalité française
Parti politique Parti Socialiste

Armand Jung, né le à Théding (Moselle) et mort le à Strasbourg (Bas-Rhin), est un homme politique français. Il fut député et conseiller général du Bas-Rhin et conseiller régional d'Alsace.

Formation et parcours professionnelModifier

Issu d’une famille de mineurs lorrains, Armand Jung rejoint Strasbourg où il obtient une maîtrise en droit public ; il intègre le secrétariat général de la ville et de la communauté urbaine de Strasbourg, en 1975, alors dirigées par Pierre Pflimlin.

Parcours politiqueModifier

C'est dans les années 1970 qu'Armand Jung entre au Parti socialiste, avec Michel Rocard pour modèle.

Ses domaines de prédilection concernent les associations, le terrain social de chaque quartier de Strasbourg, la défense de l’environnement, le droit des locataires, et celui des personnes en errance, ainsi que la démocratie participative.

Il est élu à la surprise générale au sein du conseil régional d'Alsace en 1986 et est élu au conseil général du Bas-Rhin, en 1988, étant pendant longtemps le seul socialiste de l’assemblée départementale.

En 1997, à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, Armand Jung devient le suppléant de Catherine Trautmann qui l’emporte de justesse dans la première circonscription de Strasbourg. Lorsqu’elle est nommée ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement de Lionel Jospin, il devient député de Strasbourg[1].

Le 16 juin 2002, il est élu député pour la XIIe législature dans la première circonscription du Bas-Rhin avec 50,21 % des voix[1].

Le 17 juin 2007, il est réélu pour la XIIIe législature avec 56,27 % des voix. Il fait partie du groupe socialiste et en est le seul représentant en Alsace[1].

Le 17 juin 2012, Armand Jung est réélu pour la XIVe législature avec 61,61 % des voix[1].

Armand Jung préside le groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale[2]. Le 2 décembre 2014, il fait partie des cinq députés de gauche qui se sont abstenus lors du vote sur la résolution pour la reconnaissance d’un État palestinien[3].

Victime d'un grave malaise cardiaque en novembre 2015, Armand Jung démissionne de son mandat de député au [4], provoquant l'organisation d'une législative partielle dans la première circonscription du Bas-Rhin remportée par son suppléant Eric Elkouby.

Hospitalisé à la suite d’une hémorragie cérébrale en décembre 2018, Armand Jung meurt le 31 juillet 2019 à l’hôpital de Hautepierre à Strasbourg[1].

DistinctionModifier

MandatsModifier

Affaires judiciairesModifier

Sur son blog personnel[8], sa biographie signale que, pour avoir signé, en 1975, une pétition demandant la libération d’appelés du contingent incarcérés qui revendiquaient la possibilité de créer des associations, il est inculpé de « tentative de démoralisation de l’armée » devant la Cour de sûreté de l'État. Il est incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis en « détention préventive », durant trois semaines avant d’obtenir un non-lieu.

En 2005, il licencie ses secrétaires et assistantes parlementaires, leur reprochant d'avoir envoyé un courrier au procureur de la République le dénonçant pour l'emploi fictif d'un membre de sa famille[9]. Elles l'attaquent en justice pour licenciement abusif mais sont déboutées en première instance[10]. La cour d'appel de Colmar revient sur cette décision et condamne Armand Jung à verser une indemnité de 10 000 € à chacune d'elles. Le député se pourvoit en cassation mais la Cour de cassation rejette son recours en 2010[11].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e « Strasbourg. Décès de l’ancien député Armand Jung », sur www.dna.fr (consulté le 31 juillet 2019)
  2. Arnaud Focraud, « Le vote sur la reconnaissance de la Palestine par l'Assemblée menacé ? », Le Journal du dimanche, 18 novembre 2014.
  3. Céline Lussato, « Palestine. “Pourquoi je ne voterai pas cette résolution” », L’Obs, 27 novembre 2014.
  4. AFP, « Malade, le socialiste Armand Jung démissionne de son poste de député », Le Point, 25 février 2016.
  5. « Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination », legifrance.gouv.fr, (consulté le 2 janvier 2017)
  6. a b c et d Fiche sur le site de l'Assemblée nationale
  7. Angélique Négroni, « Un nouveau Conseil pour la sécurité routière », sur lefigaro.fr, (consulté le 28 novembre 2012)
  8. Blog personnel de Armand Jung, Député. Section biographie.
  9. Aurélien Poivret, « Le pourvoi d'Armand Jung rejeté », Dernières nouvelles d'Alsace,3 octobre 2010.
  10. Hélène Moulin,« Les anciennes collaboratrices d'Armand Jung déboutées », Dernières Nouvelles d'Alsace, 7 septembre 2007.
  11. « Le pourvoi en cassation du député Jung rejeté », Dernières nouvelles d'Alsace, 2 octobre 2010.

Liens externesModifier