Armand-Urbain de Maillé de La Tour-Landry

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir La Tour-Landry.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maillé.
Armand-Urbain
de Maillé de La Tour-Landry
Armand-Urbain de Maillé.jpg
Fonctions
Sénateur de Maine-et-Loire
-
Président
Conseil général de Maine-et-Loire (d)
-
Député de Maine-et-Loire
-
Conseiller général de Maine-et-Loire
-
Maire de La Jumellière (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 86 ans)
Paris
Nom de naissance
Armand Urbain Louis de Maillé de La Tour-Landry
Nationalité
Formation
Activité
Famille
Père
Enfant
Autres informations
Propriétaire de
Religion
Parti politique
Distinction

Armand Urbain Louis de Maillé de La Tour-Landry ( - Paris - Paris), comte de La Jumellière dit le « comte de Maillé », était un homme politique français du XIXe siècle.

BiographieModifier

 
Armes des Maillé : D'or à trois fasces nébulées de gueules.[1]

Né d'une vieille famille de la noblesse d'Anjou dont on suit la filiation depuis le XIe siècle, Armand-Urbain de Maillé de La Tour-Landry se destina d'abord à l'état militaire. Reçu à Polytechnique et à Saint-Cyr, il opta pour cette dernière école, dont il sortit dans l'arme de la cavalerie. Il servit avec distinction en Algérie. Il fut sous-lieutenant au 9e régiment de chasseurs à cheval (1840), officier d'ordonnance du maréchal de camp comte de Dampierre.

Ayant quitté le service actif, il s'occupa d'industrie et devint maître de forges.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il fut commandant du 4e bataillon de la 2e légion des mobilisés de Maine-et-Loire. Son bataillon fut sérieusement engagé dans combat victorieux à Monnaie le 20 décembre 1870, ce qui lui avait valu d'être fait chevalier de la Légion d'honneur.

Il se marie, en 1853, avec Mlle Jeanne Lebrun de Plaisance, fille de Jules Lebrun, 3e duc de Plaisance (petite fille du Maréchal Berthier et arrière petite-fille du Consul Charles-François Lebrun de Plaisance). Il va se fixer à La Jumellière, en Maine-et-Loire. Il fut nommé conseiller général du canton de Chemillé, le 8 octobre 1871. Sur son domaine, il développa des études agronomiques et participa a la création de l'école d'agriculture d'Angers


Riche propriétaire, il fut élu[2] représentant de son département à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, le 7e sur 11. Il prit une part active aux négociations infructueuses avec le « comte de Chambord » (M. de Maillé défendit chaleureusement le drapeau tricolore).

Catholique et royaliste, il siégea à droite, fit partie de la réunion Colbert et du Cercle des Réservoirs, fut membre de la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale et de la commission des grâces, vota contre le retour à Paris, pour le septennat (vote dont ses amis lui gardèrent longtemps rancune), pour la loi des maires, contre l'amendement Wallon, contre les Lois constitutionnelles de 1875.

Réélu député de la 1re circonscription de Cholet, le 20 février 1876, par 7 180 voix (13 028 votants, 16 621 inscrits), contre M. Abellard[3], et M. Formon[4] (candidat que lui avaient opposé les royalistes mécontents), il soutint le ministère de Broglie et la politique du 16 mai.

Il fut de nouveau réélu[5], après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, contre M. Blauvillain[6]. Il reprit sa place à droite, combattit la politique scolaire et coloniale du gouvernement.

Son mandat fut renouvelé[7], le 21 août 1881, contre M. Gazeau de Vautibault[8]. Il continua de soutenir de ses votes la politique conservatrice et catholique.

Porté sur la liste de l'Union conservatrice de Maine-et-Loire, aux élections du 4 octobre 1885, il fut élu[9], le 1er sur 8, il vota pour la révision de la Constitution, contre les lois restrictives de la liberté sur l'enseignement, et, à la fin de la législature, contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement, pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre les poursuites contre le général Boulanger.

Le comte de Maillé présidait depuis 1883 le conseil général de Maine-et-Loire (présidence qu'il conserva jusqu'en 1903).

Aux élections législatives du 22 septembre 1889, faites de nouveau au scrutin uninominal, Maillé retrouve son siège dans son ancienne circonscription de Cholet[10]. C'est un royaliste irréductible, défenseur des libertés locales et des droits de la famille. C'est ainsi qu'en 1889 il déclare dans une circulaire : « La loi de l'enseignement doit être modifiée dans le sens de la liberté. Il faut que chaque commune puisse voter pour le choix de l'éducation à donner à ses enfants. »

Il est réélu en 1893[11], sans concurrent.

Son fils Louis Armand de Maillé de la Tour Landry, 4e Duc de Plaisance, lui succéda.

 
Le comte de Maillé.

Membre de la commission du tarif général des douanes depuis sa création, il en devient le vice-président en 1891 et en défend les tendances protectionnistes contre les principes échangistes. Il est président d'âge de la Chambre des députés lors de l'ouverture de la session de 1896.

Le département de Maine-et-Loire ayant été appelé à pourvoir au remplacement de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, sénateur inamovible décédé, le comte de Maillé se présente et est élu[12] le 23 février 1896. Réélu[13] le 3 janvier 1897, il est aussitôt nommé président de la commission chargée de l'examen d'un projet de résolution de Leydet tendant à la nomination d'une commission annuelle du travail et de la prévoyance.

Il est président du groupe de la droite.

En 1900, il demande à connaître les noms des membres de la commission de la Haute Cour avant l'élection de son vice-président.

Il appartient également à la commission de l'armée.

Sur un terre restée dans la même famille depuis le XIe siècle, près du site des anciens châteaux, il fit construire avec son épouse Jeanne Lebrun, un nouveau château à la Jumellière, 1866, où ils firent appel aux architectes H. Parent et E. Sanson et au paysagiste H. Duchêne. Il participa activement et financièrement à la construction de l'école de garçons de La Jumellière, à la construction de l'école de Saint Lézin, à la reconstruction de l'église st Pierre de la Jumellière, à l' Hospice.

Il meurt à Paris le 9 juin 1903, âgé de 87 ans.

Union et postéritéModifier

Armand-Urbain de Maillé de La Tour-Landry était le fils cadet de Charles François Armand de Maillé de La Tour-Landry (1770 † 1837), 2e duc de Maillé et de Blanche-Joséphine Le Bascle d'Argenteuil (1787 † 1851).

Il avait épousé, le 10 mai 1853, Jeanne (5 avril 1835 - Paris19 octobre 1920 - La Jumellière, Maine-et-Loire), fille de Jules Lebrun de Plaisance, 3e duc de Plaisance, dont il eut :

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Source : Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org
  2. Par 99 338 voix (120 174 votants, 151 588 inscrits).
  3. 3 835 voix.
  4. 1 983 voix.
  5. Par 9 176 voix 13 694 votants, 17 337 inscrits).
  6. 4 491 voix.
  7. Par 9 283 voix (13 548 votants, 17 747 inscrits).
  8. 4 177 voix.
  9. Par 73 230 voix (123 110 votants, 151 859 inscrits).
  10. Avec 10 055 voix.
  11. Avec 9 400 voix.
  12. Par 619 voix sur 950 votants.
  13. Par 650 voix sur 965 votants.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lients externesModifier

  • « roglo.eu », Armand Urbain Louis de Maillé de La Tour-Landry (consulté le 18 avril 2011) ;
  • « www.senat.fr », de MAILLÉ DE LA JUMELLIERE Armand (consulté le 18 avril 2011) ;