Armée du salut des Rohingya de l'Arakan

Armée du salut des Rohingya de l'Arakan
Image illustrative de l’article Armée du salut des Rohingya de l'Arakan

Idéologie Nationalisme rohingya
Objectifs Protection des populations rohingyas contre l'armée birmane
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Pays d'origine Drapeau de la Birmanie Birmanie
Actions
Zone d'opération État d'Arakan
Organisation
Chefs principaux Ata Ullah (en)
Membres ~ 200 (janvier 2018)[1],[2]

500[3],[4]–600[5] (2016–17, estimation)

Groupe relié Acteurs étatiques :
Drapeau du Pakistan Pakistan

Acteurs non-étatiques :
Lashkar-e-Toiba[7]

Répression
Considéré comme terroriste par Drapeau de la Birmanie Birmanie
Conflit dans l'État d'Arakan (depuis 2016)

L'Armée du salut des Rohingya de l'Arakan (ARSA), en birman : အာရ်ကန်ရိုဟင်ဂျာ ကယ်တင်ရေးတပ်မတော် (appelée aussi localement Harakah al-Yaqin, « Mouvement de la foi » en arabe[8]), est un groupe armé composé de Rohingya, actif dans l'État d'Arakan en Birmanie[9]. Il est dirigé par Ataullah abu Ammar Jununi (en), un Rohingya né à Karachi au Pakistan et dont la famille a émigré en Arabie saoudite[8] pour échapper aux persécutions que subissaient les Rohingyas en Arakan[10]. Depuis , le groupe est considéré comme un groupe terroriste par le gouvernement birman.

HistoireModifier

Le groupe commence à être actif à partir d'. Cette force connaît une notoriété importante à partir d', à la suite des combats avec l'armée birmane, induisant de nombreux mouvements de population pour fuir ces combats[11].

ExactionsModifier

L'ARSA est accusé par Amnesty International d'exactions contre des civils hindous et notamment du massacre de 53 villageois, dont 20 hommes, 10 femmes et 23 enfants, à Kha Maung Seik, près de Maungdaw (en), le 25 août 2017[12].

RéférencesModifier

  1. Kocha Olarn et James Griffiths, « Myanmar military admits role in killing Rohingya found in mass grave », CNN,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 16 janvier 2018)
  2. « 'Beyond comprehension': Myanmar admits killing Rohingya », www.aljazeera.com,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 16 janvier 2018)
  3. Katie Hunt CNN, « Myanmar Air Force helicopters fire on armed villagers in Rakhine state », CNN, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne[archive du ], consulté le 15 novembre 2016)
  4. Bertil Lintner, « The truth behind Myanmar’s Rohingya insurgency », Asia Times,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 8 octobre 2017)
  5. Subir Bhaumik, « Myanmar has a new insurgency to worry about », South China Morning Post,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 8 octobre 2017)
  6. (en) Sudhi Ranjan Sen, « As Rohingya deepens, Bangladesh fears Pakistan's ISI will foment trouble », India Today,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2019)
  7. « 'ARSA a common enemy of Myanmar, India and Bangladesh' », Dhaka Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2019)
  8. a et b La Libre.be, « La rébellion rohingya : l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le 10 septembre 2017)
  9. « L'Arsa, une rébellion armée aux contours encore flous », Libération,
  10. AFP, « Le leader rebelle rohingya Ata Ullah, héros ou fléau pour son peuple »,
  11. « Rohingyas : HRW dénonce “une stratégie de la terre brûlée” en Birmanie », sur RFI,
  12. « Un groupe armé rohingya massacre des dizaines d'Hindous », Amnesty International,

Articles connexesModifier