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Armée des hommes de la Naqshbandiyya

Armée des hommes de la Naqshbandiyya
JRTN
Image illustrative de l’article Armée des hommes de la Naqshbandiyya

Idéologie Baasisme[1], Soufisme[1]
Objectifs Rétablissement du régime irakien baasiste
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Actions
Mode opératoire Lutte armée
Zone d'opération Irak
Organisation
Chefs principaux Ezzat Ibrahim al-Douri
Membres 2 000 à 3 000 (en 2009)[1]
Répression
Considéré comme terroriste par États-Unis
Guerre d'Irak
Seconde guerre civile irakienne

L'Armée des hommes de la Naqshbandiyya (arabe : جيش رجال الطريقة النقشبندية, Jaysh Rajal al-Tariqa al-Naqshbandiyya, JRTN) est un groupe armé irakien baasiste engagé dans la guerre d'Irak, la première guerre civile irakienne et la seconde guerre civile irakienne.

Création et organisationModifier

La création de l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya est officialisée le , la nuit ayant suivi l'exécution de Saddam Hussein[1],[2].

Après la mort de Saddam Hussein, Ezzat Ibrahim Al-Duri prend sa succession en tant que secrétaire général du Parti Baas arabe et socialiste d'Irak. Le , il fonde le Commandement suprême pour le Jihad et la Libération, une vaste alliance regroupant 55 factions armées irakiennes, dont la JRTN est la plus importante. Cette alliance rassemble des idéologies diverses, dont des nationalistes et des islamistes. Pour le Parti Baas, Ezzat Ibrahim Al-Duri devient « Cheikh des Moudjahidines et Commandant de la Résistance »[3].

IdéologieModifier

L'Armée des hommes de la Naqshbandiyya se réclame du Baasisme, mais aussi du soufisme de la confrérie de la Naqshbandiyya. Elle s'oppose aux salafistes d'Al-Qaïda en Irak qui les considère comme hérétiques, et aux milices chiites[1],[2]. Son objectif est reprendre le pouvoir en Irak et de s'opposer à l'influence exercée par l'Iran dans le pays[2].

EffectifsModifier

En 2009, l'armée américaine évalue les effectifs de JRTN à 2 000 ou 3 000 hommes, pour la plupart d'anciens militaires de l'armée irakienne[1].

ActionsModifier

Contrairement à Al-Qaïda en Irak, la JRTN n'effectue pas d'attentats-suicides[1], mais privilégie plutôt les IED.

En 2004, la JRTN participe à la deuxième bataille de Falloujah[1].

En juin 2014, des hommes de la JRTN prennent part à la prise de Mossoul[4]. À cette date, la JRTN est le 2e groupe armé le plus important d'Irak après l'État islamique en Irak et au Levant[5]. Après la prise de Mossoul, le , des combattants de la JRTN affichent les portraits de Saddam Hussein et d'Ezzat Ibrahim al-Douri à l'entrée de la ville[6]. Cependant par la suite, les djihadistes exigent que ces portraits soient retirés. Le 13 juin, deux hommes de la JRTN sont abattus par des hommes de l'EIIL pour avoir refusé d'exécuter cet ordre[7].

La JRTN combat au côté de l'EIIL contre le régime chiite de Nouri al-Maliki, mais l'alliance se fissure rapidement[8],[9],[2]. Le 20 juin, des heurts éclatent à Hawija, dans la province de Kirkouk, entre des combattants l'État islamique en Irak et au Levant et de l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya, les combats font au moins 17 morts[10].

En 2016, ses troupes affirment prendre part à la bataille de Mossoul contre l'EI[11].

Désignation comme organisation terroristeModifier

La JRTN est classée comme organisation terroriste par les États-Unis depuis le 30 septembre 2015[12].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g et h Gilles Munier, « Irak : la résistance naqshbandi », Tlaxcala (consulté le 13 décembre 2019)
  2. a b c et d Tim Arango, « Uneasy Alliance Gives Insurgents an Edge in Iraq », The New York Time,
  3. Jean Bonnevey, « Metamag : IRAK : LE RETOUR DES BAASISTES PAR LA RELIGION »
  4. Jean-Pierre Perrin, « Des jihadistes font main basse sur le nord de l’Irak », Libération (consulté le 13 décembre 2019)
  5. Cécile Hennion, « Ces alliances hétéroclites qui renforcent l'EIIL en Irak », Le Monde, (consulté le 13 décembre 2019)
  6. Feurat Alani, « À Mossoul, une alliance contre nature entre le Baas et les djihadistes », Orient XXI,
  7. Jean-Pierre Perrin, « Al-Baghdadi, les desseins d’un calife », Libération,
  8. Jean-Pierre Perrin, « L’alliance contre-nature des ennemis d’hier », Libération, (consulté le 13 décembre 2019)
  9. Flore Olive, « Dans Sinjar libéré », Paris Match,
  10. « Irak: les insurgés sunnites prennent le poste-frontière d'al-Qaïm », RFI, (consulté le 13 décembre 2019)
  11. « تحرير الموصل.. جيش النقشبندية ينفي اشتباك البشمركة مع 'داعش' », sur البوابة نيوز (consulté le 23 octobre 2019)
  12. « Foreign Terrorist Organizations »

Liens externesModifier