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Drapeau des forces terrestres russes.

Les Forces terrestres de la Fédération de Russie (en russe Сухопутные войска Российской Федерации, Suhoputnye voyska Rossiyskoy Federatsii) est la composante terrestre des forces armées de la Fédération de Russie. Elle a été créée le à la suite de la dissolution de l'Union soviétique et de l'Armée de terre soviétique. En 2014, elle comprenait 285 000 hommes dont 80 000 conscrits selon l'IISS[1].

HistoriqueModifier

OpérationsModifier

 
Soldats russes et BTR-80 en Bosnie-Herzégovine en 1996.

RéformesModifier

À la fin de l'ère soviétique, la Russie s'est retrouvée avec un important stock d'armes en tout genres mais avec très peu de moyens pour les entretenir. Passée la dure période des années 1990-2000, le gouvernement lance le programme de réarmement 2007-2015 qui prévoit principalement l'achat de nouveaux matériels et dans une moindre mesure, la mise à niveau des anciens. L'armée russe (toutes branches confondues) est structurellement à l'heure de la modernisation par la professionnalisation de son contingent, et donc à la diminution globale de ses effectifs. De 4 à 5,3 millions de soldats et officiers dans les années 1980, elle passe à 2,1 millions en 1994, 850 000 en 2003, et 1 027 000 en 2006.

En 2007, 50 % des sergents et recrues sont ainsi professionnalisés. Il est prévu qu'un quart des effectifs soient placés sous contrat en 2008. Cette réforme concerne également l'organisation des académies militaires : de 79 écoles en 2004, 57 seulement seront ouvertes en 2008 avec une tendance à la spécialisation pour retenir les jeunes officiers[2].

En 2012, quelques jours avant les élections présidentielles du 4 mars, le premier ministre Vladimir Poutine annonce un vaste plan de modernisation des forces armées russes, pour plus de 500 milliards d'euros lors de la décennie à venir. Le budget en 2013 est annoncé à 2 346 milliards de roubles (près de 59 milliards d’euros), soit une hausse de 25,8 % comparé à 2012. La progression sera ensuite de 18,2 % en 2014 et de 3,4 % en 2015[3].

OrganisationModifier

L'armée de terre russe regroupe les troupes blindées, les fusiliers motorisés, l'artillerie et les troupes dites spéciales (renseignement, transmissions, génie, lutte NBC, etc.).

En 2006, l'armée de terre compterait 395 000 hommes[4] répartis entre 3 divisions blindées, 16 divisions de fusiliers motorisés et 6 divisions mitrailleuse artillerie.

En 2008, il y a eu une réorganisation de l’armée de terre en brigades et une réduction des niveaux de commandement supérieurs de quatre (district militaire / armée / division / brigade) à trois (commandement stratégique / armée / brigade)[5].

En 2009, 23 divisions ont été réorganisées en 85 brigades :

  • 40 brigades interarmes : 4 brigades blindées, 35 brigades de fusiliers motorisés, et une brigade de forteresse. Chacune d’elles comprend en outre deux bataillons d’artillerie et un de lance-roquettes multiples, un bataillon de missiles antiaériens, un bataillon d’artillerie antiaérienne, un du génie militaire, un de transmissions, un de maintenance et un de logistique, et une compagnie de reconnaissance.
  • 45 brigades d’appui : 9 brigades de missiles, 13 d’artillerie (dont 4 de fusées), 9 de défense antimissile, 1 d’ingénieurs, 7 brigades de forces spéciales, 3 de guerre électronique et une de reconnaissance, celle-ci basée à Mozdok (Caucase-Nord).

Districts militairesModifier

 
Les quatre districts militaires russes depuis le 20 octobre 2010 :
  • District militaire Ouest

  • Commandement stratégique opérationnel Sud

  • District militaire Central

  • District militaire Est
  • Depuis le , il y a quatre districts militaires en Russie chacun sous un commandement stratégique opérationnel.

    Avant cette date, il y avait six districts :

    • Le district militaire de Moscou (Московский, Moskovsky)
    • Le district militaire de Léningrad (Ленинградский, Leningradsky)
    • Le district militaire du Nord-Caucase (Северо-Кавказский, Severo-Kavkazsky)
    • Le district militaire Volga-Oural (Приволжско-Уральский, Privolzhsko-Uralsky) (il inclut la 15e brigade de fusiliers motorisés, qui a participé à l'exercice « Normandie-Niemen 07 » en avril 2007 avec la 1re brigade mécanisée)[6]
    • Le district militaire sibérien (Сибирский, Sibirsky)
    • Le district militaire d’Extrême-Orient (Дальневосточный, Dalnevostochny)

    ÉquipementModifier

    [Quand ?] L'armée russe détient encore des milliers de chars et d'engins blindés en réserves. Mais ces engins, bien que servant de pièce détachés, ne sont plus opérationnels, ils servent à maintenir une "dissuasion par la quantité" aux yeux du monde et ne seront donc pas signalés dans ce classement.

    Chars de combat

    en service

    Quantité Informations

    complémentaires

    T-90A "Vladimir" 350[7] Chiffre de 2017, modernisation prévue au standard T-90M[8]
    T-80BV & T-80U 450[7] Chiffre de 2017, modernisation prévue des T-80BV au standard T-80BVM[8]
    T-72B3 832[7] Chiffre de 2017
    T-72B 1100[7] Chiffre de 2017
    T-72A n.c
     
    Soldats russes lors d'une parade à Saint-Pétersbourg.
    Véhicules de combat

    et de transport

    d'infanterie blindé

    Quantité Informations

    complémentaires

    BMP3 ~600
    BMP2 ~1800
    BMP1 ~500
    BMD-3/BMD-4 ~100
    BMD-2 (para) ~850
    BMD-1 (para) ~100
    MT-LB ~1400
    BRDM-2 ~1000 En phase de retrait
    BTR-80/82A ~1150
    Kurganets-25 ? Censé remplacer BMP, BMD, MT-LB à partir de 2017
    Système d'artillerie principal Quantité Informations complémentaires
    2A18 D-30 ~500 122mm, artillerie fixe
    2A36 Giatsint-B ~150 152mm, artillerie fixe
    2A65 Msta-B ~400 152mm, artillerie fixe
    MT-12 Rapira (anti char) ~400 100mm, artillerie fixe
    2S1 Gvozdika ~600 122mm, artillerie chenillée mobile
    2S3 Akatsiya ~900 152mm, artillerie chenillée mobile
    2S5 Giatsint-S ~200 152mm, artillerie chenillée mobile
    2S19 Msta-S ~450 152mm, artillerie chenillée mobile
    BM-21 Grad ~1000 122mm, LRM (lance roquette multiple)
    BM-27 Uragan ~300 220mm, LRM
    BM-30 Smerch ~30 300mm, LRM
    9A52-4 ~76 LRM multi support, remplaçant les BM-21/27/30 pour un nombre sans

    doute bien inférieur.

     
    BMP-2 lors d'une parade à Moscou.
    OTR-21 Tochka / SS-21
    Missile balistique Quantité Informations complémentaires
    ~90 ~482 kg charge conventionnelle, 100kt charge nucléaire, distance 120km

    Remplacés par le SS-26

    9K720 Iskander-M/ SS-26 ~76 ~480 kg charge conventionnelle, distance 500km.Cible de 120 missiles
     
    Chars de combat T-90 lors d'une parade à Moscou en 2009.
    Défense anti-aérienne Quantité Informations complémentaires
    9K33 Osa 282
    9K35 Strela-10 358
    9K330 Tor-M1 72
    9K37 Buk-M1-2 342
    2K22 Tunguska 204
    Pantsir S-1 62 Remplace le Tunguska.
    ZSU-23-4 Shilka ~130 Utilisés par la marine
    S-300 -953 En réduction suivant l'arrivée des S-400
    S-400 152 lanceurs Remplaçant l'ensemble des S-300 d'ici 2020 avec

    Grades et insignesModifier

    Articles connexesModifier

    RéférencesModifier

    1. International Institute for Strategic Studies: The Military Balance 2014, p. 181
    2. Gabriel Wackerman, La Russie en dissertations corrigés et dossiers, Paris, Ellipses, 2007, p. 75.
    3. « Moscou augmente le budget de la défense », sur La Tribune de Genève, (consulté le 29 juillet 2012)
    4. Gabriel Wackerman, la Russie en dissertations corrigés et dossiers, Paris, Ellipses, 2007, p. 76
    5. « Bilan en cours de la réforme de l’armée russe », Études Géostratégiques, (consulté le 30 mars 2013)
    6. Armée de terre (France), Terre Information Magazine, n° 185, juin 2007, p. 7.
    7. a b c et d The International Institute of Strategic Studies, The Military Balance 2017, Europa Publications Ltd, , 576 p. (ISBN 978-1857439007)
    8. a et b (en) « Russian plans to upgrade T-80 and T-90 jeopardise Armata programme », sur http://www.janes.com/ (consulté le 10 mai 2018).