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Armée de la conquête

Armée de la Conquête
(ar) جيش الفتح
Image illustrative de l’article Armée de la conquête

Idéologie Islamisme sunnite
Statut Inactive
Fondation
Date de formation
Pays d'origine Syrie
Actions
Zone d'opération Gouvernorats d'Idleb, Alep, Hama et Lattaquié
Période d'activité -
Organisation
Membres 30 000 à 40 000[1],[2]
Composée de Front Fatah al-Cham (2015-2017)
Ahrar al-Cham (2015-2017)
Jound al-Aqsa (2015)
Liwa al-Haq (2015-2017)
Jaych al-Sunna (2015-2017)
Ajnad al-Cham (2015-2017)
Faylaq al-Cham (2015-2016)
Harakat Nour al-Din al-Zenki (2016-2017)
Suqour al-Cham (2016-2017)
Parti islamique du Turkestan (2016-2017)
Guerre civile syrienne

L'Armée de la Conquête (en arabe جيش الفتح, Jaish al Fatah) était une chambre d'opérations militaires formée le pendant la guerre civile syrienne et active jusqu'en 2017. Elle rassemblait plusieurs factions rebelles islamistes syriennes, actives dans tout le gouvernorat d'Idleb et dans certaines parties des gouvernorats de Hama, de Lattaquié et d'Alep.

ActionsModifier

L'Armée de conquête a pris la ville d'Idleb le , quatre jours après sa formation. Durant la bataille de Jisr al-Choghour, l'armée a pris la ville en seulement trois jours, le [3],[4].

Elle prend part également à la Bataille d'Alep[5].

Selon Luc Mathieu, journaliste de Libération : « À la différence de précédentes tentatives au sein de la rébellion, ces groupes n’ont pas formé une véritable alliance dotée d’un nouveau commandement. Ils se sont seulement regroupés au sein de «chambres d’opérations» locales, où chacun est représenté, et qui permettent de coordonner les assauts »[6].

ComposantsModifier

L'Armée de la conquête compte environ 30 000 à 40 000 hommes[1],[7],[2]. Ahrar al-Cham et le Front Fatah al-Cham, sont les deux groupes dominants[6].

Thomas Pierret, maître de conférences à l'Université d'Edimbourg et spécialiste de la Syrie explique que les combattants « d'Al-Qaeda sont plus visibles, parce qu'ils commettent des attentats-suicide et qu'ils sont beaucoup plus forts sur le plan médiatique »[8].

Le Parti islamique du Turkestan intègre l'Armée de la conquête au début du mois de mai 2016[9]. Puis le Harakat Nour al-Din al-Zenki rallie à son tour la chambre d'opération le [10],[11],[12], suivi par Suqour al-Cham le 27 septembre, groupe qui avait fait défection d'Ahrar al-Cham quelques jours plus tôt[13].

DissolutionModifier

Le , Jound al-Aqsa annonce qu'il se retire de l'Armée de la conquête, il dénonce certains groupes qui la compose et les qualifie de « salafistes modérés »[14],[15].

Le , Faylaq al-Cham se retire à son tour, mais sans faire état de tensions avec les autres groupes, et annonce qu'elle se redéploie à Alep en raison de la progression des forces loyalistes sur ce front[16].

Le , le Suqour al-Cham se rallie à nouveau à Ahrar al-Cham[17],[18].

Le , le Front Fatah al-Cham, le Liwa al-Haq, le Jaych al-Sunna, et le Harakat Nour al-Din al-Zenki fusionnent ensemble pour former le Hayat Tahrir al-Cham[19].

SoutiensModifier

L'Armée de la conquête est soutenue par l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie[1]. Avant la bataille d'Idleb, Ahrar al-Cham reçoit d'importantes livraisons d'armes via la Turquie, qu'il redistribue ensuite à d'autres groupes[6]. Selon le chercheur Charles Lister, à l'été 2016, en pleine bataille d'Alep, l'alliance reçoit pour la première fois des armes de fabrication américaine[2].

RéférencesModifier

  1. a b et c Hala Kodmani, « Syrie: qui se cache derrière l’Armée de la conquête ? », Libération, (consulté le 15 novembre 2019)
  2. a b et c « Syrie: Alep, une bataille de longue haleine », AFP, (consulté le 15 novembre 2019)
  3. « Syrie : Al-Qaida et ses alliés contrôlent la quasi-totalité d'une ville stratégique », Le Monde, (consulté le 15 novembre 2019)
  4. « Les rebelles syriens s'emparent de Djisr el Choughour », Reuters,
  5. « : Alep : "Il n'est pas sûr que les gagnants de la bataille soient les vainqueurs de la guerre" », Info.arte.tv, (consulté le 15 novembre 2019)
  6. a b et c Luc Mathieu, « Syrie : l’Armée de la conquête sur le chemin de Damas », Libération, (consulté le 15 novembre 2019)
  7. Julien Abi Ramia, Caroline Hauyek, Lina Kennouche, Samia Medawar et Anthony Samrani, « Syrie : qui combat qui, et où », OLJ,
  8. Luc Mathieu, « Syrie : l’Armée de la conquête sur le chemin de Damas Libération du 14 mai 2015 », Libération, (consulté le 15 novembre 2019)
  9. « Djihad au pays de Cham 8/Le Parti Islamique du Turkestan »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Historicoblog,
  10. Charles Lister, « Harakat Nour al-Din al-Zinki has joined the Jaish al-Fateh coalition - now with an increasing #Aleppo focus. », twitter,
  11. Romain Caillet, « #Syrie : le groupe Nur ad-Din az-Zenki rejoint la salle d'opération du commandement de Jaysh al-Fath pour la région d'#Alep. », sur twitter,
  12. Georges Malbrunot, « Alep : les enfants victimes des frappes russes et syriennes », Le Figaro, (consulté le 15 novembre 2019)
  13. (en) Hassan Hassan, « Zinki and Suqour al-Sham (recently defected from Ahrar al-Sham) join Jaish al-Fateh (which includes Ahrar al-Sham). », twitter,
  14. « Romain Caillet, twitter »
  15. « David Thomson, twitter »
  16. « Syrie : des rebelles quittent une coalition, se recentrent sur Alep », sur lorientlejour.com, Reuters, (consulté le 15 novembre 2019)
  17. (en) « 5 Factions join Ahrar al_Sham Islamic movement in the battle against Fateh al_Sham front », OSDH, (consulté le 15 novembre 2019)
  18. « Romain Caillet, Face à #JFS, les Faucons du Levant, Jaysh al-Islam(Idlib), Jaysh al-Mujahidin, Fastaqim & le Front du Levant(Idlib) intègrent Ahrar ash-Sham », twitter,
  19. « Des groupes islamistes syriens s'allient à l'ex-Front al-Nosra », Reuters, (consulté le 15 novembre 2019)

Liens externesModifier