Arkopharma

Laboratoires Arkopharma
logo de Arkopharma

Création 1980
Dates clés 2014, rachat par Montagu
Fondateurs Docteur Max Rombi
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan L'intelligence de la nature pour votre santé
Siège social Carros
Drapeau de France France
Direction Jacques Chevallet, Président
Jean-Jacques Robert, Directeur Général
Emmanuelle Frard, Directeur Général
Activité Industrie pharmaceutique
Produits Compléments alimentaires, médicaments de phytothérapie et produits dermo-cosmétiques
Effectif 1 212 dans le monde (2017)
Site web www.arkopharma.com

Chiffre d'affaires 200,9 M (2017)

Arkopharma est un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans le domaine de la phytothérapie, des médicaments naturels et des compléments alimentaires, fondée en 1980.

HistoriqueModifier

En 1980, les laboratoires Arkochim sont créés (puis nommés " laboratoires Arkopharma "), à Carros, près de Nice (Alpes-Maritimes), par le docteur vétérinaire Max Rombi après avoir quitté les laboratoires Virbac qu'il avait lui-même créés avec le docteur véterinaire Pierre-Richard Dick. Les deux docteurs s'étant connus en 1967, travaillant pour le compte des laboratoires Ronchèse à Nice. Arkochim comptent un effectif de 166 personnes pour un chiffre d'affaires de 8,2 millions d'euros.

En 1982 le docteur Rombi fait appel à Cyril de La Patellière pour la création du logo " Arkochim " puis " Arkopharma ". Cette même année, sur une idée de Max Rombi, Arkopharma met sur le marché les " Arkogélules ", gélules de poudre totale de plantes, dont la ligne de boîtage est créée par Cyril de La Patellière. Ces Arkogélules, après leur mise au point, sont testées sur le marché par une mise en vente dans le magasin " La rue aux Herbes ", rue Chauvain à Nice, propriété de madame Brigitte Rombi jusqu'en 2008.

En 1983, le docteur Rombi rachète les anciennes usines de montage des " Meubles Efa " sur la zone industrielle de Carros, qui sont toujours le siège social.

En 1986, le Ministère de la Santé reconnaît la phytothérapie comme médecine[1], et propose une réglementation des A.M.M. (Autorisations de Mise sur le Marché) pour les spécialités pharmaceutiques à base de plantes. Arkopharma obtient ses premières AMM (Autorisations de Mise sur le Marché).

En 1987 et 1988, Arkopharma crée quatre filiales à l'étranger :  Espagne, Italie, États-Unis, Royaume-Uni. Le groupe possède un effectif de 345 personnes pour un chiffre d'affaires de 31,3 millions d'euros.

En 1996, le groupe est introduit à la Bourse de Paris[2]. La même année, il acquiert les Laboratoires d'Homéopathie Complexe (LHC), qui produit des spécialités homéopathiques commercialisées sous la marque Abbé Chaupitre[3]. Il a alors un effectif de 865 employés pour un chiffre d'affaires de 97,1 millions d'euros.

En 1997, ses activités à l'international connaissent une importante croissance de l'ordre de 50 %. La part des ventes à l’étranger représente  31 % du chiffre d’affaires consolidé. Le chiffre d'affaires est alors de 111,9 millions d'euros avec un effectif de 916 personnes.

En 1998, le groupe acquiert un distributeur en Belgique. Il crée une filiale aux Pays-Bas, implante une nouvelle usine en Irlande et transforme la société à Directoire et Conseil de surveillance.

En 2000, le chiffre d’affaires est de 158,8 millions d'euros pour un effectif de 1 130 personnes.

En 2003, le groupe acquiert deux nouvelles filiales en Suisse : PAD et Phyto Pharma Medika. Le chiffre d’affaires est de 227,.8 millions d'euros pour un effectif de 1 130 personnes.

En 2007, Arkopharma se retire de la cotation en bourse. Un plan d’action est lancé pour améliorer la marge opérationnelle du Groupe, avec notamment réduction du portefeuille produits et soutien publicitaire ambitieux des produits phares du Groupe. Le groupe compte un chiffre d’affaires de 223,9 millions d'euros pour un effectif de 1536 personnes.

En 2008, l’activité de la filiale américaine est revendue à un groupe américain spécialisé dans le marché des Health Food Shops. Ce groupe américain est ainsi devenu le distributeur des produits Arkopharma aux États-Unis. De même, la filiale canadienne, déficitaire les trois années précédentes est revendue.

En juillet 2014, le Groupe Arkopharma a été repris par Montagu Private Equity, l'un des leaders européens du capital-investissement[4].

En 2017, les Laboratoires Arkopharma cèdent le Laboratoire Ferrier aux Laboratoires Boiron[5].

ActivitésModifier

Les différents secteurs d'activités sont (par ordre décroissant d'importance dans le chiffre d’affaires) :

La structure industrielle du Groupe Arkopharma est principalement constituée par 3 usines de production situées à Carros (France), Waterford (Irlande) et Vintimille (Italie). Le Groupe Arkopharma dispose d'un parc d’une centaine de machines ou lignes de production permettant de répondre à la plupart des formes galéniques en fabrication pharmaceutique (gélules de poudre, d'huile, comprimés, formes liquides et cosmétiques).

Arkopharma est présent dans plus de 60 pays par le biais de distributeurs. Arkopharma détient 1 621 enregistrements et AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) de médicaments et investit 4 % de son chiffre d’affaires dans la Recherche et le Développement[6].

StructureModifier

Arkopharma était jusqu'au 29 octobre 2014 une société anonyme (SA) à directoire et conseil de surveillance. Le directoire assurait la direction stratégique et opérationnelle de la société. Le conseil de surveillance assurait le contrôle de gestion, l’examen régulier des comptes et de tous les projets et investissements significatifs.

Depuis cette date, les Laboratoires Arkopharma sont une société par actions simplifiée (SAS) dirigée par un Président et deux Directeurs Généraux.

Filiales françaisesModifier

Filiales internationalesModifier

ProcèsModifier

Max Rombi, le fondateur et ex-PDG d'Arkopharma a été condamné en appel en 2007 pour « tromperie » après la revente de gélules amaigrissantes censées renfermer des plantes chinoises "Stéphania Tétrandra" mais qui contenaient en fait de l'"Aristolochia Fangji" considérée comme néphrotoxique[7],[8].

ImagesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « La reconnaissance par le ministère de la Santé », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017)
  2. « Arkopharma passe aux mains d'un fonds anglais », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017)
  3. « ARKOPHARMA », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017)
  4. « L'ordonnance bonne santé stratégique d'Arkopharma », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2017)
  5. Le Figaro - BOIRON va acquérir le Laboratoire Ferrier
  6. Rapport annuel 2008
  7. « Le procès du laboratoire qui vendait une plante toxique », sur Le Parisien
  8. « Scandale des plantes chinoises : l'ex-PDG condamné en appel », sur Nouvel Obs,

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier