Arcésilas II

roi de Cyrène

Arcésilas II Chalepós (« le Dur »), en grec ancien Ἀρκεσίλαος ὁ Χαλεπός / Arkesílaos ho Chalepós, est le quatrième roi de Cyrène (actuelle Lybie)[2].

Arcésilas II
Illustration.
Arcésilas II, sur un diphros, assistant à la pesée du silphion, coupe d'Arcésilas (vers )
Fonctions
Roi de Cyrène
Après – Vers
Prédécesseur Battos II
Successeur Battos III
Biographie
Lieu de décès Cyrène
Père Battos II
Fratrie Perseus, Zakynthos, Aristomédon, Lykos, Léarkhos[1]
Conjoint Eryxô
Enfants Battos III
Famille Dynastie des Battiades
Entourage Eryxô

Biographie modifier

Dans les années , Arcésilas II succéda à son père, Battos II. Peu après son avènement, la cité de Cyrène entra dans une situation de stasis[3]. Les frères d'Arcésilas II se révoltèrent contre lui, avec le soutien de Cyrénéens adversaires du roi, probablement une partie de l'aristocratie cyrénéenne[4]. A la tête d'une faction dissidente, ils abandonnèrent Cyrène et fondèrent la cité de Barké, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Cyrène[5].

A la recherche d'alliés contre Arcésilas II, les Barcéens obtinrent l'appui des Libyens, qu'ils poussèrent à la révolte. Selon François Chamoux, les Libyens n'eurent aucun mal à se rallier aux Barcéens : le commerce du silphion, plante qu'ils récoltaient jusque-là librement, avait été érigé en monopole royal par les Battiades[6]. Pour Alain Bresson au contraire, s'appuyant sur une glose d'Hesychius, la part de silphion revenant aux Battiades était accordée par les Cyrénéens[7].

Afin de tuer dans l'œuf la rébellion, le roi de Cyrène dirigea une expédition contre les Libyens alliés de Barké, mais ces derniers lui refusèrent bataille : ils s'enfoncèrent vers l'est, chez les Libyens orientaux. Imprudent, Arcésilas II poursuivit les rebelles dans le désert, et les deux armées se rencontrèrent au lieu dit Leukôn. L'armée du roi de Cyrène y subit une cuisante défaite, perdant 7 000 hoplites dans la bataille.

La bataille de Leukôn précipita la fin du règne d'Arcésilas II : ce dernier fut assassiné par son propre frère, Léarkhos, en [8].

Notes et références modifier

  1. Chamoux 1953, p. 136, n. 6
  2. Chamoux 1953, p. 210.
  3. Costanzi 2013, p. 352-353.
  4. Chamoux 1953, p. 142.
  5. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] IV, 160 ; Chamoux 1953, p. 137.
  6. Chamoux 1953, p. 137.
  7. Bresson 2000, p. 83.
  8. Chamoux 1953, p. 138.

Bibliographie modifier

  • François Chamoux, Cyrène sous la monarchie des Battiades, Paris, Éditions de Boccard, , 420 p. (lire en ligne)
  • Michela Costanzi, « Invitation à une nouvelle réflexion sur les fondations grecques en Libye », Revue des études grecques, nos 126-2,‎ , p. 345-370 (lire en ligne, consulté le ).
  • Alain Bresson, « La coupe d'Arcésilas », dans La cité marchande, Pessac, Ausonius Editions, (lire en ligne)
  • (en) Typhaine Haziza, « ARCESILAUS II (Ἀρκεσίλεως, ὁ) », dans Christopher Baron, The Herodotus Encyclopedia, Volume I (A-D), Hoboken, Wiley-Blackwell,‎ , p. 106.

Liens externes modifier