Apolline de Malherbe

journaliste française
Apolline de Malherbe
Naissance (40 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Spécialité Politique intérieure
Années d'activité Depuis 2007
Médias
Pays France
Média Radio et télévision
Radio BFM radio (2007) RMC (depuis 2020)
Télévision BFM TV (2007-2012)
Canal+ (2012-2013)
BFM TV (depuis 2013) RMC Découverte (depuis 2020)

Apolline de Malherbe, née le à Paris[1], est une journaliste française de radio et de télévision. Elle a travaillé pour BFM TV entre 2007 et 2012, et y travaille de nouveau depuis 2013.

Dans un communiqué de presse de la rédaction de RMC, datant du mardi 30 juin 2020, il est dit qu’à partir du lundi 24 août, Apolline de Malherbe prendra les commandes de la matinale de RMC et en simultané sur RMC Découverte, du lundi au vendredi, de 6h à 8h30. Elle sera la première femme à présenter une matinale info radio/ TV en France.

BiographieModifier

ÉtudesModifier

Après des études de lettres, elle passe un master en sociologie politique à Sciences Po[2] (2005)[3] et un master en service public (la même année)[4]. Engagée politiquement, elle soutient la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2002[5],[6]. Durant cette campagne, Apolline de Malherbe est membre du « Pôle républicain », groupe de réflexion où se retrouvent des personnalités issues de formations politiques et de sensibilités diverses qui soutiennent la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Un groupe présidé par l’écrivain Max Gallo, dans lequel on trouve notamment Natacha Polony, Karim Zéribi, Paul-Marie Coûteaux, Élisabeth Lévy, Rémy Auchedé ou encore Bertrand Renouvin, de la Nouvelle Action royaliste.

Durant ses études, Apolline de Malherbe effectue plusieurs stages qui confirmeront son goût pour le journalisme. Le premier s’est effectué à Ouest-France, à la rédaction du Mans. Elle a également passé deux étés consécutifs au sein de la rédaction du journal Le Figaro, notamment au service politique. En 2001, elle assiste en direct aux attentats du World Trade Center dans les locaux du service étranger du Figaro. Un autre stage effectué à la chaine de télévision LCI lui permet de travailler avec Christophe Barbier.

Vie professionnelleModifier

Elle intègre alors l’équipe chargée de préparer les interviews politiques matinales de Christophe Barbier. En 2007, elle publie son premier essai intitulé Politiques cherchent Audimat, désespérément (Albin Michel), ouvrage qui reçoit le prix du livre politique Edgar Faure, puis elle rejoint le groupe NextRadioTV. Elle devient alors productrice à BFM radio puis elle entre la même année à BFM TV comme chef d'édition, aux côtés de Ruth Elkrief, Olivier Mazerolle et Hedwige Chevrillon[7].

De 2008 à 2011, elle est correspondante de la chaine à Washington, et en 2011, elle se fait connaitre du grand public en couvrant l'affaire DSK pour BFM TV et pour différents médias anglo-saxons, notamment CNN, NBC et ABC.

En 2012, de retour en France, elle entre chez Canal+[8].

Après une année passée sur la chaine cryptée, elle revient en 2013 chez BFM TV en tant qu'intervieweuse et éditorialiste politique. Elle y présente notamment BFM Politique et devient le « joker » de Jean-Jacques Bourdin dans Bourdin Direct.

Parallèlement, elle enseigne le journalisme politique à Sciences Po[9].

À la rentrée 2017, parallèlement à BFM Politique toujours animé de 12 h à 14 h le dimanche, elle présente une nouvelle émission politique Et en même temps, chaque dimanche entre 18 h et 20 h sur BFM TV[10].

De la rentrée 2018 à début , elle est remplacée par Thierry Arnaud à la présentation de BFM Politique (12 h - 13 h) et Bruce Toussaint à Et en même temps (18 h - 20 h) en raison d'un congé maternité[11],[12].

En février 2020, elle réalise une interview de l'avocat et pamphlétaire Juan Branco, au sujet de l'affaire d'« atteinte à l'intimité de la vie privée » Griveaux-Pavlenski, interview qu'elle conclut par la phrase : « Plus on vous entend, plus on se demande si Piotr Pavlenski n’est pas que l’exécutant et vous le manipulateur ». Juan Branco décide de saisir le CSA[13]. Le journaliste Daniel Schneidermann, tout en estimant que « la bande-son est celle d'une interview exigeante (on aimerait que tous les journalistes télé interrogent leurs invités de cette façon) », critique « l'Apolline-image » et « la foire-expo aux mimiques de la journaliste de BFM, censées exprimer toutes les nuances de la réprobation. »[14]. Elle reçoit le soutien d'un autre confrère, Christophe Barbier, qui se dit « totalement solidaire » et estime que Juan Branco « aurait dû considérer à ce moment-là qu’être rudoyé, c’est la règle »[15]. En revanche, 23 individus saisissent le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM), qui trouve la saisine « partiellement justifiée », indiquant que « l'ensemble de l’entretien avec M. Juan Branco témoigne d'une partialité envers l'interviewé qui dépasse la liberté d'investigation journalistique, et la dernière phrase prononcée par Mme Apolline de Malherbe ne respecte pas les règles déontologiques concernant les accusations sans preuve et le défaut d’offre de réplique. » [16],[17]

À partir du lundi 24 août, Apolline de Malherbe prendra les commandes de la matinale de RMC et en simultané sur RMC Découverte, du lundi au vendredi, de 6h à 8h30. Elle sera la première femme à présenter une matinale info radio/ TV en France.

Vie personnelleModifier

Apolline de Malherbe naît le [18],[19] à Paris, dans le 16e arrondissement. Issue de la famille de Malherbe, arrière-petite-fille de Dolorès de Malherbe, reconnue Juste parmi les nations, petite-fille d'Armand de Malherbe, ancien conseiller général de la Sarthe, ancien maire de Marçon, et d'Angela Ubbelohde, elle est la fille de Guy de Malherbe, artiste peintre, et de Marie-Hélène de La Forest Divonne, galeriste, propriétaires du château de Poncé (Sarthe), situé à une quinzaine de kilomètres de Marçon.

Apolline de Malherbe est divorcée d'Alexis Morel, normalien et énarque, diplomate[20], fils de l'ambassadeur Pierre Morel. Elle est mère de deux garçons nés en 2007 et 2010[21] et d'une fille née en 2017, prénommée Hannah[22], dont le père Harold Hauzy, avec qui elle est pacsée depuis 2017, est un ancien conseiller à la communication de Manuel Valls.

En 2015, Apolline de Malherbe a été la marraine de la 6e délégation des descendants de Justes organisée par la Fondation France-Israël[23].

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Prisma Média, « Apolline de Malherbe - La biographie de Apolline de Malherbe avec Gala.fr », sur Gala.fr (consulté le 14 juin 2020)
  2. Id.
  3. http://www.sudoc.fr/099031728.
  4. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/apolline.demalherbe05.
  5. « Qui le compose ? », chevenement2002.net, consulté le 12 janvier 2015.
  6. « Meeting Jean-Pierre Chevénement », INA Politique, 0 minute et 40 secondes, consulté le 17 janvier 2015.
  7. Damien D, « Apolline de Malherbe », sur le telesphere.fr, 21 juin 2011 (consulté le 25 janvier 2015).
  8. Vincent Monnier, « Apolline de Malherbe: l’intervieweuse matinale de Canal + », sur teleobs.nouvelobs.com, (consulté le 30 novembre 2015)
  9. Olivier Rajchman, « Anna Cabana, Sonia Mabrouk, Apolline de Malherbe... ces femmes qui dépoussièrent le journalisme politique » sur Télé Star, 17 octobre 2016
  10. Benjamin Meffre, « BFMTV : Apolline de Malherbe animera "Et en même temps" la saison prochaine » sur PureMédias, 17 juillet 2017
  11. « BFM Politique (@BFMPolitique) | Twitter », sur twitter.com (consulté le 22 août 2018)
  12. « Et en même temps (@et_en_memetemps) | Twitter », sur twitter.com (consulté le 22 août 2018)
  13. Retrait de Benjamin Griveaux : Juan Branco saisit le CSA après son interview sur BFM TV par Apolline de Malherbe 20 Minutes, le 18/02/20
  14. « Branco, contre les emojis Malherbe - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images », sur www.arretsurimages.net,
  15. Juan Branco sur BFMTV : Christophe Barbier "solidaire" d’Apolline de Malherbe Non-Stop People, mercredi 19 Février
  16. Conseil National de Déontologie Journalistique, « Avis sur les saisines n° 20-014 à 20-036 », sur https://cdjm.org, (consulté le 20 mai 2020)
  17. Le Figaro avec AFP, « Le Conseil de déontologie journalistique critique BFMTV dans son premier avis », sur Le Figaro.fr, (consulté le 31 mai 2020)
  18. « Apolline de Malherbe, la cadette pétillante », sur le leparisien.fr, 29 novembre 2013 (consulté le 25 janvier 2015)
  19. Biographie, photos et vidéos de Apolline De Malherbe TéLéLoisirs.fr
  20. « Alexis Morel - Who's Who », sur Whoswho.fr (consulté le 1er juillet 2020).
  21. « EXCLU : Une journée en coulisses de BFMTV Actu - Télé 2 Semaines », www.programme.tv/news,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2016)
  22. Katia Rimbert, « Apolline de Malherbe (BFM TV) a donné naissance à son troisième enfant », Télé-Loisirs,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mars 2017)
  23. Apolline de Malherbe sur ojim.fr.

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier