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Aouste-sur-Sye

commune française du département de la Drôme

Aouste-sur-Sye
Aouste-sur-Sye
Le bourg avec la rivière Drôme au premier plan.
Blason de Aouste-sur-Sye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Crest
Intercommunalité Communauté de communes du Crestois et du pays de Saillans
(siège)
Maire
Mandat
Denis Benoît
2014-2020
Code postal 26400
Code commune 26011
Démographie
Gentilé Aoustois
Population
municipale
2 495 hab. (2016 en augmentation de 4,74 % par rapport à 2011)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 00″ nord, 5° 03′ 27″ est
Altitude Min. 186 m
Max. 841 m
Superficie 17,98 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-aouste-sur-sye.fr

Aouste-sur-Sye est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Aoustois.

GéographieModifier

AccèsModifier

Le village est situé à 3 km à l'est de Crest (Drôme), à 31 km de Valence, 39 km de Montélimar, 40 km de Romans sur Isère, 35 km de Die, 21 km de Loriol sur Drôme et 44 km de Grignan.

Il est accessible depuis la vallée du Rhône (gare de Montélimar ou Gare TGV de Valence, sorties de l'autoroute A7 à Loriol ou Valence Sud direction Gap. La gare de Crest est desservie par la ligne SNCF Livron- Aspres sur Buesch-: Intercité Paris-Austerlitz- Briançon, TER PACA et TER Auvergne-Rhône Alpes.

Des services réguliers de cars permettent un accès facile pour Die ou Valence.

Les déplacements vers les communes environnantes sont facilités par les chemins piétons et la véloroute Vélodrome[Quoi ?][réf. nécessaire].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Aouste-sur-Sye
Crest Cobonne Suze
Divajeu   Mirabel-et-Blacons
Soyans Saou Piégros-la-Clastre

ClimatModifier

Le village est au sud du 45e parallèle.

Climat méditerranéen[réf. nécessaire]:

  • 2 250 heures d'ensoleillement — au-dessus de la moyenne nationale été comme hiver, avec des pointes à 460 W par m2 .
  • 827 mm de pluie étalés sur 87 jours.
  • en partie protégé du vent (mistral).

La diversité des cultures, des activités humaines, la climatologie justifient l'appartenance de la commune au « territoire d'excellence de développement économique durable » Biovallée, créé en 2010. Par ailleurs, les épisodes de pollution de l'air et de brouillard sont très nettement moins fréquents que dans la vallée du Rhône[Quoi ?][réf. nécessaire].

ToponymieModifier

AttestationsModifier

  • 10 avant notre ère ? : Augusta[réf. nécessaire].
  • Ier siècle : Augusto[réf. nécessaire].
  • Fin du IIIe siècle : Aucuste[réf. nécessaire].
  • 333 : Mansio Augusta (Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem) / cf. Histoire de la Drôme pour sa localisation.
  • IVe siècle : Augustum (table Theodos.) / Auguston (Anon. Raven.) / Augusta (Itinéraire d'Antonin) / Augusta Tricastinorum (? d'après Pline)[1].
  • Fin du Ve siècle : Aujuste[réf. nécessaire].
  • Vers 800 : Aoste (premiers écrits en ancien français)[réf. nécessaire].
  • 1145 : Augustam (cartulaire de Die, 33)[1].
  • 1234 ; Aosta (cartulaire de Léoncel, 119)[1].
  • 1508 : Villa et mandamentum Auguste (terr. de Quintel)[1].
  • 1529 : Osta (archives de l'hôpital de Crest)[1].
  • 1576 : Auoste (rôle de décimes)[1].
  • 1579 : Aoust (inventaire des archives de Saint-Apollinaire [Valence], 972)[1].
  • 1600 : Ost (rôle de tailles)[1].
  • 1856 : Aoste (abbé Vincent, Aoste, Valence, 1856).
  • 1891 : Aoûste, commune du canton de Crest-Nord[1].
  • 1894 : Aoste devient Aouste (décision administrative)[réf. nécessaire].
  • 7 juillet 1918 : Aouste-sur-Sye (décision administrative)[réf. nécessaire] / ou 1920 : Aouste-sur-Sye[2].

ÉtymologieModifier

Comme de nombreux noms de fondations ou de localités romaines, il dérive du latin "Augustus" qualifiant les empereurs.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Les Gallo-romainsModifier

Vers 10 avant notre ère : Aouste est un « bourg de contact » à l'entrée du territoire des Voconces[réf. nécessaire].

Augusta Vocontiorum. Des vestiges romains (mausolée, autels, inscriptions) ont été retrouvés[réf. nécessaire] / antique Augusta des Voconces : vestiges romains (poteries)[3].

Une inscription romaine aux dieux mânes se trouvait à proximité de l'ancienne église d’Aouste sur l’emplacement actuel de la place de la Poste[réf. nécessaire].

333 : Aouste est mentionné sous le nom de Mansio Augusta dans l’Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem (cf. Histoire de la Drôme pour son positionnement).

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

412 : prise d’Augusta par les Wisigoths[réf. nécessaire].

472 : première mention d’Aoste sur une tablette (musée d’Avignon)[réf. nécessaire].

536 : prise par les Lombards[réf. nécessaire].

VIIe siècle : La cosmographie de Ravenne (livre IV) note Auguston (avec Die et Luc-en-Diois)[réf. nécessaire].

729 : prise par les Sarrasins[réf. nécessaire].

839 : prise par les Normands[réf. nécessaire].

924 : prise par les Hongrois[réf. nécessaire].

Vers l'an 1000 : le territoire est rattaché au royaume de Bourgogne. Il fait l'objet d'aménagement, avec une fortification à double enceinte[réf. nécessaire].

1145: Arnaud de Crest donne Aouste à l'évêché de Die[1]. C'est une ville-étape militaire[3].

1277 : Aouste est rattaché au royaume du Roussillon[réf. nécessaire].

XIVe siècle : mention du prieuré Saint-Pierre, de l'ordre de Saint-Benoît, filiation de Saint-Géraud d'Aurillac, qui fut uni à celui de Saillans vers la fin du XVIe siècle, et dont le titulaire avait les dîmes de la paroisse d'Aouste[1]:

  • XIVe siècle : Prioratus de Augusta (Pouillé de Die).
  • 1509 : Prioratus Sanctorum Petri et Xpistofori [Khristofori] de Augusta / ecclesia Beati Petri de Augusta prope et extra locum Auguste (vis. episc.).
  • 1550 : Le prioré de Sainct Pierre d'Oste (terr. de Quintel).
  • 1607 : En Sent Pierre (ibid.).

1419 : Aouste est rattaché au royaume de France[réf. nécessaire].

À la fin du Moyen Âge, Aouste est une ville de commerce, on y note la présence de banquiers et juriste juifs ainsi que la construction d’une synagogue[4].

1573 : les guerres de Religion voient la victoire du prince d’Auvergne, catholique, dans un combat[réf. nécessaire].

1600 : installation de l'ermitage à Saint-Alban par l'ordre des bénédictins de Saint-Bernard d'Angleterre[réf. nécessaire].

1622 : nombreuses modifications dans l'aspect du village, notamment par la destruction de fortifications et l'installation de l’hôpital[réf. nécessaire].

1625 : le comte de Sault met à sac le village. Peu de temps après, le territoire est frappé par la peste[réf. nécessaire].

1683 : deux ans avant l’abolition de l’édit de Nantes, sur ordre de l'évêque de Valence, Daniel Cosnac, les temples protestants d’Aouste, Monclar, Vercheny, Bouvières et Saillans sont détruits.

Après la révocation de l'édit de Nantes, le 16 octobre 1685, les protestants qui restent en France doivent, s'ils veulent pratiquer leur culte, se réunir clandestinement au Désert. Ceux qui sont arrêtés sont condamnés aux galères. Jusqu'en 1787, date de l'édit de tolérance, les habitants protestants d'Aouste sont ainsi persécutés[5].

XVIIe siècle : sous le règne de Louix XV est construite l’ancienne église. Elle est située sur l’emplacement actuel de la place de la Poste. La cloche date de 1754; elle sera mise dans la nouvelle église de 1860-1877.

 : funérailles de Suzanne Talliotte, tuée par un loup à l’âge de 6 ans[4].

Avant 1790, Aouste était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die, dont l'église premièrement dédiée à saint Christophe, puis à Notre-Dame, dépendait du prieur du lieu (voir Saint-Pierre) qui présentait à la cure et percevait les dîmes[1].

De la Révolution à nos jours[réf. nécessaire]Modifier

1790 : Aoûste devient le chef-lieu d'un canton du district de Crest, comprenant les communes d'Aouste, de Beaufort, de Cobonne, de Mirabel, de Montclar, de Piégros et de Suze. Ce canton, supprimé en l'an VIII, fut incorporé à celui de Crest-Nord, à l'exception de la commune de Piégros qui fut comprise dans le canton de Crest-Sud[3].

1835-1838 : le consistoire protestant de Crest demande au ministère des cultes et de la justice la construction d’un temple en bordure de la route royale 93 reliant Valence à Sisteron. L’autorisation royale est datée du . Le terrain (3 ares 2 centiares) a été vendu (520 francs) par M. Latune, papetier habitant à Crest. La souscription volontaire a rapporté la somme de 4 232 francs ; le devis est de 9 218 francs. En 1836 et 1837, « les secours d’état fournis par le garde des sceaux, ministre de la justice, secrétaire d’état et de la justice et des cultes » s’élèvent à deux fois 1 500 francs. En 1838, autre « secours d’état » de 600 francs. Ce temple verra trois pasteurs très importants : Fallot, Boegner, Chapal.

1860 : destruction de l’église (datant du XVIIe siècle) et construction de l’église actuelle (architectes Rey et Bossan (célèbre architecte lyonnais), achèvement 1877). Les murs sont en pierres issues de la carrière de serrement sur la route de Suze. Les piliers intérieurs, les contreforts, sont en pierres de Chomérac, les piliers du clocher en pierres de Saint-Paul, la flèche en pierres d’Arles, les voûtes en briques creuses, les nervures en ciment moulé. Les portes ont été taillées dans des poutres de l’ancienne église de Saint-Michel datant du XVIe siècle. Les colonnes intérieures du chœur sont taillées dans le granit de Mâcon et celles des chapelles et du porche dans la pierre de Chomérac. Les vitraux ont été fabriqués à Lyon par Ganevat. Les boiseries du chœur ainsi que l'abside ont été dessinées par Bossan. En 1886, la foudre tomba sur le clocher. Le 16 juillet 1894, la cloche datant de 1754 chuta dans le clocher. Elle fut remplacée par une cloche fondue dans les ateliers Paccard à Annecy-le-Vieux. Cette dernière se brisa en 1899 et fut remplacée en décembre par une cloche pesant 1 052 kilos.

Vers 1860 : important développement économique (textiles papeteries), lié à une meilleure utilisations des divers canaux.

1862 : on construit le pont sur la Drôme – en aval des anciens ponts (romain et roman) – et on crée une « avenue » permettant l'accès à la voie départementale.

1890 : construction d'un lavoir (aujourd'hui à proximité du rond-point, à l'entrée est du village, sur le canal Gervanne-Sye). Il sera restauré en 2016. la toiture a été refaite, la charpente reprise en utilisant les techniques du XIXe siècle.

1894 : électrification publique par M. Apaix (avant même Lyon et Marseille).

1905 à 1911 : ministère du pasteur Marc Boegner.

1906 (23 mai) : le président du consistoire protestant de Crest, M. Faure, transfère à l’association dite « Église réformée d’Aouste » (représentée par le pasteur Marc Boegner et M. Charles Latune) « les biens mobiliers et immobiliers » répertoriés dans l’inventaire effectué par M. Fontaine.

1918 : Aouste devient Aouste-sur-Sye pour éviter la confusion avec Aouste (commune des Ardennes).

1944 : afin de ralentir la progression des nazis lors de l’offensive sur le Vercors, une quarantaine de maquisards affrontent, durant plus de 2 heures, 1 500 Allemands soutenus par l'aviation lors des « combats des Grands Chenaux » le 21 juillet .

2003 : la MJC de Crest est accueillie à Aouste; elle devient MJC Nini Chèze .

2004 : construction par la CCC de la halte garderie (procédés Haute Qualité Environnement) / répertoriée architecture remarquable de la Drôme.

2006-2011 : disparition de plus de 35 % des emplois industriels.

2010 : annonce de la fermeture de l'usine de sacs papier Lembacel Mondi / fin de 350 années d'activités papetières à Aouste.

2011 : adhésion au « Grand Projet d'éco-territoire Biovallée » / territoire école de dimension nationale[Quoi ?].

2013-2017 : réhabilitation du site de l'ancienne cimenterie Vicat (ex Chenu) / ZAC de 8 hectares équipée en 2017 / construction de la médiathèque.

2017 : début de grands travaux de réaménagements de l'espace public devant la mairie et réorganisation de l'espace public" Gaston Buis" (MJC intercommunale, centre social, services à la personne, salles de réunion ….).

HéraldiqueModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1888 1908 Gustave Gresse    
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1953 Louis Raillon    
1953 1983 Gabriel Bonnard    
mars 1983 juin 1995 Denis Jallat    
juin 1995 mars 2008 Joël Mottet DVG  
mars 2008 mars 2014 Raymond Riffard DVD Retraité
mars 2014 En cours
(au 30 avril 2014)
Denis Benoit DVG Professeur de SVT
3e vice-président de la CC du Crestois et du pays de Saillans (2014 → )

Politique environnementale[réf. nécessaire]Modifier

La forêt communale (113 hectares / voisine du massif de Saoû) abrite 5 espèces d'arbres et de nombreuses espèces protégées (flore et faune) ; elle présente une diversité exceptionnelle tant au niveau botanique, faunistique, entomologique et géomorphologique (zone Natura 2000). En 1993 et en 2015, les élèves de l'école Jules-Ferry ont planté des arbres dans la forêt communale, dans le cadre de l'opération « Un enfant un arbre ».

Plus au nord de la commune, sur 17 hectares, poussent les tulipes rouges des Arras, Tulipa Raddi Reboul, espèce protégées à enjeu européen (ZNIEFF - Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1).

Le sud de la commune abrite une importante colonie d'orchidées, Ophrys hitea, espèce protégée.

Un bref parcours permet la découverte de la faune de la rivière, rive droite chemin de l'île . Des canards, de race harle bièvre, ont été récemment repérés le long de la rivière. Habituellement, ces canards préfèrent les eaux de Savoie ou Haute-Savoie.

Afin de limiter la pollution, les espaces publics sont désherbés à l'eau chaude, les toitures de divers bâtiments publics permettent la production d'électricité et l'éclairage public est éteint une partie de la nuit.

Depuis 2010, la commune participe au projet Biovallée d'éco-territoire dans la région Rhône-Alpes, qui doit permettre l'édification de bâtiments selon des normes d'économie durable.

Intercommunalité et syndicats communauxModifier

La commune fait partie de la communauté de communes du Crestois et du pays de Saillans. Elle en est le siège. La commune et la CCCPS sont incluses dans le SCoT Vallée de la Drome[réf. nécessaire].

Services publicsModifier

Les habitants de la commune ont à leur disposition une médiathèque municipale[6], une salle des fêtes[7], divers services sociaux[8], ainsi qu'une police municipale[9]. Le bureau de poste de la commune fonctionne avec un horaire d'ouverture quotidien[10].

La commune a été récompensée en 2002 par le « label internet » pour la qualité des informations de son site[réf. nécessaire].

JumelagesModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2016, la commune comptait 2 495 habitants[Note 1], en augmentation de 4,74 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1501 0291 1101 0821 1481 1851 2551 2821 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1891 2181 2651 2901 3101 2001 2501 1451 127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2191 2271 3491 3141 4041 4131 3501 3931 265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3171 3171 5651 7531 8201 9892 2152 2482 418
2016 - - - - - - - -
2 495--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Vie localeModifier

Petite enfanceModifier

Une halte garderie a été construite par la communauté de communes du Crestois, et a été en gestion associative. C'est une construction HQE, répertoriée en architecture remarquable de la Drôme.

EnseignementModifier

La commune dépend de l'académie de Grenoble.

Les élèves débutent leur scolarité sur la commune dans l'école publique Jules-Ferry qui comprend une école maternelle (3 classes pour 74 enfants)[15] et une école primaire (5 classes pour 125 enfants)[16].

La salle des fêtes et le théâtre de verdure (créé en 2018) sont aussi utilisés par les enseignants.

Les collèges et lycées - publics ou privés - les plus proches sont à Crest (4 km).

SantéModifier

La commune dispose d'une maison médicale ( pharmacie, médecins, dentistes, ostéopathe et orthophoniste) ainsi que plusieurs cabinets de kinésithérapeutes et un de podologue.

Elle a aussi accueilli quatre maisons de l'IME Fontlaure. Celui-ci est actuellement en restructuration et extension. Les hôpitaux les plus proches sont à Crest (4 km), Valence, Romans ou Montélimar.

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : polyculture, bois, vignes (vins AOC Clairette de Die), pâturages, porcins[3].

Foire le samedi après-midi[3].

Agriculture[réf. nécessaire]Modifier

Une végétation de type méditerranéen, un sol calcaire au sud de la commune, caillouteux au nord, une grande biodiversité sont des éléments indispensables à une agriculture de qualité : huiles essentielles, lavande, vin (AOC Clairette de Die), fruits, volailles (IGP pintadeaux de la Drôme). 18 exploitants travaillent sur 25 % de la surface de la commune et utilisent deux canaux d'irrigation.

Commerces et artisanat[réf. nécessaire]Modifier

Aouste-sur-Sye a longtemps été une cité vivant du textile, des papeteries et de la production de ciment. Depuis 20 ans l'économie a énormément évolué. Des services ont été créés. La zone commerciale regroupe des grandes surfaces. Les récentes zones artisanales de plus de 6 hectares accueillent des entreprises spécialisées dans les films plastiques, les huiles essentielles, la chimie, les transports. En 2016, les zones artisanales et commerciales ont été agrandies sur plusieurs hectares.

Loisirs et tourismeModifier

  • Site du bourg au confluent de la Drôme et de la Sye[3].
  • Des panonceaux et des clous de voiries permettent la visite du centre historique (départ: pont sur la Drome). Deux panneaux d'informations historiques très détaillées « Aouste cité millénaire » (près de la poste et près de la médiathèque) et 25 panonceaux fournissent des informations historiques locales ou nationales (départ du circuit de visite à la salle de sport prés de l'école).
  • La MJC a été rénovée en 2018.
  • Un espace pique-nique est situé en bordure de Drôme prés de l'esplanade de la mairie et du théâtre de verdure.
  • Des activités d'équitation ou de canoë sur la Drôme sont ici possibles.
  • Pour les automobilistes venant de la vallée du Rhône, la commune est la première étape sur la "route de la clairette de Die".
  • L'accès au massif de la forêt de Saou se fait par la D 70, classée « route remarquable » d'Aouste à Saou[18]. Elle a été taillée dans la roche au début du XXe siècle au Pas de Lauzun / site classé ENS.
  • Au nord, la D 731 permet l’accès au Parc naturel régional du Vercors.
  • Pêche[3].

Les randonnéesModifier

  • Trois boucles de randonnées pédestres sont balisées CDT.
  • Circuit VTT Parcours le long de la rivière Drôme (Saillans-Livron) facilité par la présence de commerces et d'hébergements divers (camping, gîtes, chambres d'hôtes).
  • A Cobonne (4 km), se trouve l'itinéraire international « Sur les pas des Huguenots depuis les Cévennes » (chemin d'exil des Huguenots, 1673-1773).
  • Ancien chemin de transhumance entre Arles et Léoncel (1205-1960).
  • Fin 2019, Aouste sera une étape de la voie verte VéloDrome entre Livron et Saillans.

Calendrier des événements[réf. nécessaire]Modifier

  • Mars (mi-) : concours équestre régional au Poney Club du Val de Drôme.
  • Mars (mi- : le carnaval aoustois est, depuis très longtemps, un moment festif important pour tout le Crestois.
  • Avril (dernier weekend) : départ d'un parcours chronométré de 4,75 km pour le "Rallye historique du Dauphiné".
  • Juin (début) : Aouste est « la plaque tournante » du rallye automobile « terre du Diois » (épreuve inscrite au Championnat de France des rallyes sur terre).
  • Juin-juillet : le dimanche de la fête des pères et tous les mercredis après-midi de juillet et août : brocantes.
  • Juillet (premier dimanche) : exposition « les peintres dans la rue ».
  • Juillet (premier weekend) : festival international de films de rivières « les yeux dans l'eau » pendant 3 jours au cinéma de Crest et sur 3 lieux à Aouste.
  • Juillet (troisième dimanche) : fête du village et feux d'artifice sur les berges de la Drôme.
  • Août (dernier dimanche) : fête[3].
  • Septembre (mi-) : journées européennes du patrimoine : exposition ou visite commentée du centre historique du village par l'association aoustoise de protection du patrimoine: Histoire et Patrimoine Aoustois.
  • Octobre (le 31) : fête d'Halloween, festivité commerciale récente inspirée par les Etats-Unis (USA).

Sports[réf. nécessaire]Modifier

  • Salle de sports communale.
  • Terrains de football / deux équipes féminines.
  • Terrains de tennis.
  • Mur d'escalade.
  • Canoé-kayak.
  • Centre équestre Poney club du Val de Drôme.

Lieux et monumentsModifier

  • Pied d'une pile (avec corbeaux) du pont romain dans la Drôme, en amont du pont actuel. À proximité : 2 éléments d'un important mausolée gallo-romain[réf. nécessaire].
  • Architecture médiévale (maisons, ruelles)[3].
  • Chapelle de Saint-Alban[3]. Chapelle romane de l'ancien ermitage de Saint-Alban[réf. nécessaire].
  • De nombreux cabanons de vigne (plus ou moins bien entretenus) parsèment la campagne. Ils servaient aux rangement d'outils, d'abri pour les hommes et les bêtes ou à la récupération de l'eau de pluie[réf. nécessaire].
  • Église du XIXe siècle[3], dessinée par Bossan et repeinte à la fin du XXe siècle : éléments remarquables : l'abside, la chaire aux colonnettes de marbre et un très imposant chemin de croix en stuc[réf. nécessaire].
  • Temple protestant du XIXe siècle[réf. nécessaire].
  • Synagogue : baie néo-gothique[réf. nécessaire].
  • Deux lavoirs de la fin du XIXe siècle, l'un à proximité du pont sur la Drôme, l'autre plus élaboré au rond point en direction de Die[réf. nécessaire].
  • La gare, construite vers 1884, revendue à l'ancien chef de gare après la fermeture en 1973[réf. nécessaire].
  • Deux monuments aux morts de la Première Guerre mondiale : l'un à proximité de la mairie (monument de célébration), l'autre au cimetière (monument de piété)[réf. nécessaire].
  • Après guerre, une maison d'habitation à toit plat a été construite par A. Chenu (inspiré par l'architecte Robert Mallet-Stevens (1886-1945). Cette propriété privée peut être vue à la sortie est du village[réf. nécessaire].
  • L'esplanade devant la mairie donne un aperçu de l'évolution architecturale depuis le début du XXe siècle : ensemble classique mairie-école (1910), salle des fêtes (1940), école maternelle (1975), salle de sport et bâtiment bureau-cantine-médiathèque récents[réf. nécessaire].
  • Vaste fresque murale en trompe-l'œil (2010) représentant l'empereur Auguste qui donna son nom à Aouste[réf. nécessaire].
  • Rond-point Vicat : aménagement et décoration présentant les activités touristiques d'Aouste-sur-Sye (reconnue comme meilleure réalisation française Fabemi 2011, a remporté aussi le prix « rond-point durable » de la revue Matériel et paysage 2012). En 2018, les lecteurs du Dauphiné Libéré ont élu ce rond point « premier rond point de Drome-Ardèche »[réf. nécessaire].
  • A la sortie du village, le rond point sur la D 93, entre Aouste et Crest (rond point de la voie des Alpes), rappelle le pont romain à l'origine de la cité[réf. nécessaire].
  • 2017 : fresque murale de 200 mètres carrés réalisée par un collectif de Street Art. En collaboration avec d'anciens ouvriers, elle est un rappel de l'évolution du travail en papeterie, sacherie et imprimerie de 1830 à 2010. Ce collectif d'artistes a aussi réalisé, en juin 2018, une fresque sur le mur de l'école[réf. nécessaire].
  • Les trois fresques qui décorent les murs du centre village sont très différentes , elles permettent une approche de l'évolution historique des thèmes et techniques picturales[réf. nécessaire].
  • Depuis 2018, l'espace Gaston Buis, ancienne caserne des pompiers abritant la MJC centre social, a fait l'objet d'importants travaux d'amélioration et d'extension, c'est un bâtiment HQE fonctionnel et peu énergivore[réf. nécessaire].

Poème[réf. nécessaire]Modifier

Fille de Rome la guerrière
Aouste baigne prés d’un coteau
Un de ses pieds dans un ruisseau
Et l’autre dans une rivière.
De ses splendeurs, restes géants,
Il garde un vieux pan de muraille
Et la tour que, depuis mille ans,
La faux du temps travaille.

Melchior des Essarts. Félibre aoustois du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[réf. nécessaire]Modifier

  • XIVe siècle : R.P. Dom Aymon, d'Aost en Valentinois ( ?. 1330), " profes" de La Grande Chartreuse de 1313 à 1329. Il fait rebâtir et agrandir le " monastère du Désert de Chartreuse" et propose, malgré les difficultés, la création de 25 nouvelles fondations en Europe.
  • XVIe siècle : Pierre Sauvain du Cheylard, de la famille de Jean et Etienne Savanhi, marchands à Aoûste, fils de Louis Sauvain (appelé Louis d'Aoste), membre du conseil de guerre des églises réformées du Dauphiné (1562) ; il fut l'un des lieutenants du baron des Adrets. En 1569, il commande les batailles de Saint Jean d'Angelly. En juillet 1575, il représente les protestants dauphinois à l'assemblée de Montpellier .
  • 1743-1805 : Jean Baptiste Brun (1743-1805), curé d'Aouste de 1775 à 1803, auteur d'un « Mémoire sur les événements de son église de 1792 au concordat de 1802 » publié dans le Bulletin d'histoire ecclésiale du diocèse de Valence, imprimerie Hoffman, Montélimar 1850
  • 1755-1829 : François-Xavier Bruno, général français né le à Grenoble et mort le à Aouste-sur-Sye.
  • 1793-1868 : François Bernard Charmoy, célèbre professeur de persan et de turc, correspondant des sociétés asiatiques, est né à Soultz en 1793, décédé à Aouste en 1868.
  • 1838-1929 : Emile Loubet : député de la Drôme, ministre, sénateur, président de la république de 1899 à 1906. Il a souvent séjourné dans la résidence de ses amis Girardon (actuellement résidence Blanchelaine). Il avait coutume d'échanger en occitan (patois) avec ses amis drômois alors que l'emploi de cette langue par les enfants étaient interdite dans les écoles.
  • 1844-après 1905 : Martial Moulin, journaliste et écrivain (occitan et français), directeur littéraire de la Revue des journaux et des livres, né le à Aouste.
  • 1844-1904 : Tommy Fallot (1844-1904), pasteur protestant à Aouste, initiateur du christianisme social français.
  • 1848-1917 : Léonce-Eugène Fabre des Essarts, né à Aouste-sur-Sye le , poète symboliste et théoricien de la Gnose et du Christianisme Ésotérique.
  • 1881-1970 : Marc Boegner (1881-1970), pasteur protestant, théologien du XXe siècle, président du conseil national de l'Église réformée de France (1938-1950) et de la Fédération protestante de France (1929-1961), essayiste français et académicien (1962). Il succède à son oncle Tommy Fallot comme pasteur de la paroisse d'Aouste-sur-Sye de 1905 à 1911. Il est honoré comme « Juste parmi les nations » en 1988.
  • 1882-1959 : Maurice Burrus (1882-1959), industriel, archéologue, député du Haut-Rhin, propriétaire de la forêt de Saou de 1924 à 1959. Il a permis l'alimentation en eau potable d'Aouste.
  • 1898-1973 : Charles Chapoutat (1898-1973), résistant, responsable d'une compagnie de FFI lors des combats de 1944 dans la vallée de la Drôme[19].
  • 1905-1943 : Jérôme Cavalli (1905-1943). Ses parents Bortoli Cavalli et Joséphine Duc se sont mariés à Aouste en 1902. Jérôme Cavalli est pilote d'avion à 19 ans puis pilote de voltige et d'acrobatie aérienne. Carrière dans l'aviation civile et militaire, victime (au sol) de l'aviation allemande.
  • 1912-1998 : Roger Chapal (1912-1998), pasteur protestant, résistant, écrivain, poète. Pasteur à Aouste de 1936 à 1946, il engage sa paroisse dans des actions pour cacher des familles juives réfugiées.
  • 1916-2015 : Lawrence Hogben, né le à Auckland en Nouvelle-Zélande, est un officier instructeur de la marine royale de Nouvelle-Zélande, météorologue au service de la Royal Navy et des États-Unis lors du débarquement en Normandie en juin 1944. Il fut décoré de la Distinguised Cross Service. Naturalisé français, il se retira en 1976 à Soyans, puis à Aouste-sur-Sye, où il est mort le 20 janvier 2015[20].
  • 1949-2017 : Alain Hurtevent (1949-2017) : colonel de gendarmerie, conseiller technique de la prévention routière des premiers ministres L. Jospin et A. Juppé, responsable des services secrets en Afrique et au Moyen-Orient, ancien commandant du groupement de gendarmerie de la Drôme, président de la fédération des chasseurs de la Drôme, établi à Aouste au moment de sa retraite.
  • 1986 : Anthony Pelletier, né en 1986, a passé sa jeunesse à Aouste-sur-Sye, champion du monde de tango en 2016 , en compagnie de Séverine Ostermann.

BibliographieModifier

  • 1856 : abbé Vincent, Aoste, Valence, 1856.
  • 1891 : J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, 1891, page 8.
  • 1972 : Raymond Chevallier, Les Voies romaines, A. Colin, 1972.
  • 1983 : Catherine Farvaque, Crest en Dauphiné 1650-1789, éd. Le Crestois, 1983.
  • 1989 : André Lacroix, Die, Crest et leurs environs, Res universis, 1989.
  • 2003 : Luc Garraud, Flore de la Drôme, Atlas écologique et floristique, 2003.
  • 2010 : J. Planchon, M. Bois, P. Conjard-Réthoré, Carte archéologique de la Gaule, la Drôme, Académie des inscriptions et belles-lettres, Gap, imp. Louis-Jean, 2010.
  • 2015 à 2018 : Association histoire et patrimoine aoustois, Aouste au fil du temps, imp. du Crestois, 2015 (réédition en 2018) / Aouste sur Sye ...au fil de l'eau , imp. Le Crestois, 2017.

(non daté)Modifier

  • Nicolas Chorier, Histoire de Dauphiné.
  • Revue drômoise, LXXXI, no 40.
  • Société archéologique drômoise, no 71, no 72.
  • François Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue française.

Autres sources[réf. nécessaire]Modifier

  • Archives communales.
  • Archives de la préfecture de la Drôme.
  • Inscriptions antiques et du Moyen Âge de Vienne.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k et l J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 8
  2. Pierre Palengat - La Drôme insolite: d'Aix-en-Diois à Volvent : les 370 communes du département : La Drôme historique, monumentale, anecdotique, légendaire, statistique, culturelle, (id).
  3. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 978-2-7399-5026-9), Aouste-sur-Sye
  4. a et b Histoire de la commune
  5. A. Bernard, « Mirabel : histoire résumée d'un village descendu de sa colline dans la vallée », Études drômoises, no 50, 1980, p. 24.
  6. Bibliothèque municipale
  7. salle des fêtes
  8. services sociaux municipaux
  9. police municipale
  10. Poste de la commune
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. école maternelle
  16. école primaire
  17. Site de la mairie.
  18. La route départementale D70 Aouste-Saou est classée « route remarquable » sur certains tronçons.
  19. Notice et photo, Musée de la Résistance en ligne.
  20. Philippe-Jean Catinchi, « Le météorologiste George Lawrence Hogben est mort », sur lemonde.fr,

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier