Aokas

commune d'Algérie

Aokas
Aokas
Mairie d'Aokas
Noms
Nom arabe أوقاس
Nom berbère Aweqqas / ⴰⵡⴻⵇⵇⴰⵙ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Béjaïa
Daïra Aokas
Président de l'APC Lagha mohammed
2017 - 2022
Code postal 06007
Code ONS 0622
Indicatif 034
Démographie
Gentilé Aokassien, Aokassienne
Population 15 989 hab. (2008[1])
Densité 574 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 38′ 00″ nord, 5° 15′ 00″ est
Altitude 300 m
Superficie 27,87 km2
Localisation
Localisation de Aokas
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Voir sur la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Aokas
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Voir sur la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Aokas

Aokas (en berbère : Aweqqas, en arabe : أوقاس) est une commune algérienne de la wilaya de Béjaïa en Algérie. Elle est située sur le littoral méditerranéen, à environ 28 km à l’est de Béjaïa.

Le nom de la ville signifie requin en langue amazighe[2]. Ses habitants sont les Aokassiens et Aokassiennes (en kabyle : Iweqqassiyen et Tiweqqassiyin). La commune comptait 15 989 habitants en 2008[3].

GéographieModifier

 
Le mont Imma Tadrart de Aokas.

Aokas (transcrit en tifinagh Aokas: ⴰⵡⵇⵇⴰⵙ et qui signifie requin en berbère) se situe dans la wilaya de Béjaïa, en Kabylie maritime.

Aokas est limitrophe des communes suivantes :

  Tichy Mer Méditerranée Mer Méditerranée  
Tizi N'Berber N Souk El Ténine
O    Aokas    E
S
Tizi N'Berber Taskriout Souk El Ténine
Taskriout

Lieux-dits, quartiers et hameauxModifier

 
Vue générale d'Aokas.

Outre son chef-lieu Aokas-ville, la commune d'Aokas est composée des localités suivantes[4] : Aït Aïssa, Akkar, Mesbah, Tizi Djarmana, Aliouene ou Iaamrounene, Ansa, Tabellout, Tikherroubine, Amerzague, Tala Khaled, Laazib, Tidelsine, Iourarène, Tala Khelifa, Aguemoune, Tarmant I, Tarmant II, El Anseur.

HistoireModifier

Le douar d’Aokas a été créé par décret le , durant l'époque coloniale . Huit fractions forment ce douar : Tabellout, Tixerrubine, Ansa,Taremant, Aliwen, Mesbah, Aqqar, Ait aissa. Les Ait M’hand sont d’origine berbère remontant à une époque très reculée. Les premiers occupants de cette tribu seraient les Ait Makhlouf établis un temps immémorial dans les bassins de l’Oued M’sbah, de l’Oued n Tbellout et sur une partie du territoire situé sur la rive droite de ce cours d’eau et comprises dans la tribu des Ait Ouaret ou Ali, aujourd’hui rattachée à celle d’Aokas. Vers la fin du XVe siècle de l’ère chrétienne, au moment où les Maures vaincus par les Espagnols repassèrent la mer et se répandirent dans le Nord de l’Afrique (1492), deux familles vinrent s’établir dans le pays sous la conduite de deux chefs riches et marabouts vénérés : M’hamed ou Said Ouled M’hamed ou Mâmmer (notre ancêtre) originaire de Sekiet el Hamra, au sud du Maroc. Les Ait M’hand ont vécu constamment en guerre avec leurs voisins ; ils n’ont jamais payé d’impôts aux Turcs et ils ont toujours joui de l’indépendance qu’ils avaient su conquérir jusqu’à leur soumission, d’une façon définitive au général français Randon, après un combat acharné de deux jours, livré au col de Tizi ou Sekka (). ( * )livre de Slimane Rahmani intitulé : « Notes ethnographiques et sociologiques sur les Bni M’hamed du Cap Aokas et du Bni Amrous

PatrimoineModifier

  • Château de la Comtesse, ce chef d’œuvre d’architecture est construit avec de la pierre taillée et une toiture recouverte d’ardoise d’une superficie de 5983 m2. On raconte que ce castel fut occupé par un Boucheron français qui produisait et commercialisait du vin. Ce château est construit par un général de l’armée française appelé Poison et il n’avait pas d’héritiers. Les travaux de construction de ce château commencèrent en 1870 et se terminèrent en 1890.

Notes et référencesModifier

  1. « Wilaya de Béjaïa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. (en) « Aweqqas - Amawal », sur amawal.wikidot.com (consulté le )
  3. Données sur les communes de Béjaïa du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur Geohive.com.
  4. « Décret no 84-365 du fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ , p. 1484 (lire en ligne).