Antonio Hernando

homme politique espagnol

Antonio Hernando
Illustration.
Antonio Hernando, en mai 2014.
Fonctions
Porte-parole du groupe socialiste au Congrès des députés

(2 ans, 8 mois et 12 jours)
Législature Xe, XIe et XIIe
Prédécesseur Soraya Rodríguez
Successeur José Luis Ábalos
Député aux Cortes Generales

(14 ans, 10 mois et 6 jours)
Élection
Réélection


Circonscription Madrid
Législature VIIIe, IXe, Xe, XIe et XIIe
Groupe politique Socialiste
Prédécesseur Joaquín Almunia
Biographie
Nom de naissance Antonio Hernando Vera
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PSOE
Diplômé de Université complutense
de Madrid
Profession Avocat

Antonio Hernando Vera, né le à Madrid, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Il est porte-parole du groupe parlementaire au Congrès des députés de à .

BiographieModifier

Formation et parcours professionnelModifier

Après l'obtention de sa licence de droit à l'université complutense de Madrid, il devient avocat en 1989[1]. En 1992, il est recruté par l'Union générale des travailleurs (UGT), où il travaille deux ans, avant de s'engager dans diverses associations touchant aux questions de l'immigration[2].

Débuts en politiqueModifier

Il obtient un poste de conseiller au département des Politiques sociales et des Migrations du Parti socialiste, dirigé par la secrétaire Consuelo Rumí en 2001. À peine un an plus tard, il rejoint l'équipe des conseillers de José Blanco, secrétaire à l'Organisation et à l'Action électorale.

Député de MadridModifier

Pour les élections législatives du 14 mars 2004, il est investi en dix-septième position sur la liste socialiste dans la Communauté de Madrid[3].

Bien que le PSOE se contente de seize sièges, il entre au Congrès des députés dès le , après que Joaquín Almunia a été nommé commissaire européen. Pour ce premier mandat, il est d'abord porte-parole socialiste à la commission du Travail et des Affaires sociales, membre de la commission de l'Intérieur, de la commission de la Justice et de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats du 11 mars 2004 à Madrid ; il abandonne en ses fonctions à la commission du Travail, pour prendre les mêmes au sein de la commission de l'Intérieur[4].

Candidat à un nouveau mandat lors des élections législatives du 9 mars 2008, il est remonté à la quatorzième place de la liste socialiste à Madrid[5]. Il est maintenu dans ses responsabilités de porte-parole à la commission de l'Intérieur, tout en étant membre de la députation permanente, de la commission des Administrations publiques – qui prend le nom de commission de la Politique territoriale en – et de la commission du Règlement ; il passe également quelques semaines à la commission de la Justice et à la commission des Budgets[6].

Pour les élections législatives anticipées du 20 novembre 2011, il est investi sixième sur la liste madrilène, ce qui assure son élection dans un contexte difficile pour les socialistes[7]. Ainsi réélu, il est à nouveau porte-parole à la commission de l'Intérieur, ainsi que membre de la commission de la Sécurité routière et des Déplacements durables et de la députation permanente ; toutefois, dès le , il quitte ces deux premières fonctions afin de devenir deuxième vice-président de la commission de l'Intérieur[8]. Moins de trois semaines plus tôt, lors du XXXVIIIe congrès fédéral du PSOE à Séville, le nouveau secrétaire général Alfredo Pérez Rubalcaba l'avait nommé secrétaire aux Relations institutionnelles, politiques et régionales[9].

Porte-parole parlementaire du PSOEModifier

À l'occasion d'un congrès extraordinaire en , les militants socialistes élisent Pedro Sánchez au poste de secrétaire général. Ce dernier entend alors nommer Antonio Hernando – avec qui il a travaillé auprès de José Blanco – au poste de porte-parole du groupe parlementaire, en remplacement de Soraya Rodríguez[10]. Son entrée en fonction a lieu lors de la reprise de la session parlementaire, le suivant[11].

À la suite de la démission de Sánchez en , il est maintenu dans ses fonctions par la direction provisoire présidée par Javier Fernández. Il annonce sa démission avec effet immédiat le , peu après la victoire de Sánchez aux primaires visant à désigner le nouveau secrétaire général du PSOE. Au cours de la campagne interne, ce dernier avait assuré qu'il ne maintiendrait pas Hernando au poste de porte-parole. Le après la première réunion entre les deux hommes depuis , Sánchez lui demande de rester dans la direction du groupe socialiste jusqu'à la tenue du 39e congrès de manière à faciliter la transmission des informations avec le nouveau porte-parole provisoire José Luis Ábalos[12].

Il ne se représente pas à l'occasion des élections générales d' et se met en retrait de la politique[13].

Notes et référencesModifier

  1. (es) « Antonio Hernando Vera – Trayectoria », Site Qué hacen los diputados
  2. (es) « Secretario de Relaciones Institucionales, Políticas y Autonómicas, Antonio Hernando Vera », site du Parti socialiste ouvrier espagnol
  3. (es) « Candidaturas presentadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 100/2004, de 19 de enero. », Bulletin officiel de l'État du
  4. (es) « Hernando Vera, Antonio », fiche biographique de la VIIIe législature, site du Congrès des députés
  5. (es) « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 33/2008, de 14 de enero. », Bulletin officiel de l'État du
  6. (es) « Hernando Vera, Antonio », fiche biographique de la IXe législature, site du Congrès des députés
  7. (es) « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 1329/2011, de 26 de septiembre. », Bulletin officiel de l'État du
  8. (es) « Hernando Vera, Antonio », fiche biographique de la Xe législature, site du Congrès des députés
  9. (es) « Rubalcaba elige a Elena Valenciano como su 'número dos' », El País, le
  10. (es) « Hernando se perfila como portavoz del PSOE en el Congreso », El País, le
  11. (es) « Sánchez se reúne con su grupo un día antes de debutar ante Rajoy en el Congreso », Público, le
  12. (es) « Pedro Sánchez pide a Antonio Hernando que siga en la dirección del grupo hasta el congreso federal », ELMUNDO,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. (es) « Uno de cada diez diputados del PSOE ya ha decidido que no repetirá en las listas al Congreso. », sur cope.es, (consulté le ).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Fiche sur le site du Congrès des députés : VIIIe, IXe, Xe, XIe et XIIe législatures.