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Antoine Grivolas
Antoine Grivolas.jpg
Antoine Grivolas
Naissance
Décès
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activité
Formation
Maître
Mouvement
A influencé
Fratrie

Antoine Grivolas né le , est le frère cadet de Pierre Grivolas (1823-1906). Né comme lui à Avignon, il suit les traces de son aîné et se passionne pour la peinture. Il meurt à Golfe-Juan le .

Sommaire

BiographieModifier

Le peintre des fleursModifier

 
Coin de jardin

Il séjourna longtemps sur la Côte d'Azur où il se fit une réputation en peignant les fleurs. Puis à Paris, où il y eut comme ami Laurent Tailhade et reçut Alphonse Daudet qui séjourna chez lui du 1er au . Quant à son ami Taihladde, il lui dédicaça à la parution son poème Fleurs d'Ophélie, le [1]

La villa du Chêne VertModifier

 
Villa du Chêne Vert

Nicolas de Semenow, un comte russe, ami des félibres, tomba amoureux de la région d'Avignon et acquit aux Angles, une garrigue avec l'intention de s'y faire construire une somptueuse villa. Entre 1866 et 1868, il fit appel aux frères Grivolas. Antoine fut chargé de l’architecture et Pierre de la décoration[2] Cette villa fut appelée le Chêne Vert et devint un des lieux de rencontre privilégié des félibres provençaux et catalans[3].

Le peintre du VentouxModifier

Cette collaboration fraternelle allait être renouvelée. Après avoir participé à l''Exposition Universelle et Internationale de Lyon de 1894, avec Paul Saïn, Claude Firmin et Jules Flour, Antoine rejoignit Pierre à Avignon pour s'installer, au cœur même du Mont Ventoux dans la « Bergerie du Rat » puis à la « Combe de Clare ». Les deux peintres y mènent la même vie que les bergers, couchant sur la paille et se nourrissant de lard et de laitage[4]. Ayant fait le plein de d'esquisses, de croquis et de toile, l'année suivante, ils déménagent pour se fixer à Monieux, à l'entrée des Gorges de la Nesque[4].

« Pendant une autre saison, ils gagnent le hameau du Ventouret et s'efforcent de reproduire ces tons gris du rocher brûlé par le soleil, sur lesquels s'élèvent, en teintes violentes, le vert des fayards, dominé par la grande nappe bleue du ciel de ces hauteurs[4]. »

De cette fraternelle collaboration sont nées des œuvres comme Les amandiers de Verdolier, la Cueillette de la lavande, le hameau de La Gabelle, Les fayards du Ventouret, le Rocher du Cire, Le vallon de Monieux[4]. Il est considéré avec son frère aîné comme l'un des peintres majeurs du Ventoux[5].

Autres œuvresModifier

  • Le balcon de Cydalise, d'après Joseph Gayda[6].
  • Le Parc huile sur toile.
  • Frères des Écoles Chrétiennes.

Notes et référencesModifier

  1. Gilles Picq, Laurent Taihlade, Éd. Maisonneuve et Larose, Paris, 2001 (ISBN 9782706815263)
  2. Le comte russe Nicolas de Semenow.
  3. Le Chêne Vert et les félibres
  4. a b c et d V. Clap, op. cit., p. 14.
  5. Jean-Paul Chabaud, Encyclopédie Ventoux, op. cit., p. 301.
  6. Œuvre exposée au salon annuel organisé en 1883 par la Société des artistes français, au Palais des Champs-Élysées à Paris.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Jules Belleudy, Antoine Grivolas. Paysagiste et peintre de fleurs, Mémoires de l'Académie de Vaucluse, Avignon, 1910.
  • V. Clap, Iconographie du Mont ventoux in Présence du Mont Ventoux, Éd. Musée de Carpentras, 1982.
  • Jean-Paul Chabaud, Peintres autour du Ventoux, XIXe et XXe siècle, Éd. Alain Barthélemy, Avignon-Le Pontet, 2001 (ISBN 2879231302)
  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Alpes de Lumières, (ISBN 978-2-906162-92-1)
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 978-2-86276-441-2), p. 233

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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