Antéfixe

élément décoratif placé devant les tuiles et garnissant la ligne inférieure du versant d'un toit
Une antéfixe dessinée par Viollet-le-Duc. A : une antéfixe dans l'angle d'une corniche. B : le profil de l'arêtier. C : son plan, avec la position des tuiles-canal à rebords.
Antéfixe étrusque ornée d'une tête de gorgone
(Vulci, Latium, It.).

L'antéfixe (n.f., vient du latin ante, « devant », et du français « fixe ») est un motif placé sur les toits ou corniches d'un édifice à l'extrémité d'une rangée de tuiles ou d'une partie saillante d'une toiture, par exemple pour orner ou pour masquer.

À l'époque romane, sur les églises, les antéfixes étaient généralement en forme de croix, placées aux différents sommets de l'abside, du transept ou de la nef.

Traces dans l'Antiquité romaineModifier

Déjà chez les Étrusques des antéfixes ornaient les toits des habitations (reconstitution d'un toit dans l'antiquarium du Poggio Civitate, à la villa Giulia de Rome), ou des temples. Ils représentaient souvent des ménades ou des gorgones, et possédaient donc généralement une fonction apotropaïque (de protection). Une antéfixe décorée d'une tête de gorgoneion a été trouvée sur le site de l'atelier du terrain Audouart à Lezoux (Puy-de-Dôme)[1].


 
Antéfixe figurée étrusque
(Fiesole, Toscane, It.).

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Notes et référencesModifier

  1. [Vertey & Hartley 1968] Hugues Vertet et Brian R. Hartley, « Fouilles de Lezoux 1967 », Revue archéologique du Centre de la France, vol. 7, no 3,‎ , p. 213-223 (lire en ligne [sur persee]), p. 221.