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Anseau II de Traînel

Anseau II de Traînel
Image illustrative de l'article Anseau II de Traînel
Blason de la Maison de Traînel
(Vairé et contre-vairé d’argent et d’azur)

Titre Seigneur de Traînel
(c. 1146 - c. 1188 ou 1189)
Prédécesseur Anseau Ier de Traînel
Successeur Anseau III de Traînel
Allégeance Comté de Champagne
Biographie
Dynastie Maison de Traînel
Naissance c. 1135
Décès c. 1188 ou 1189
Père Anseau Ier de Traînel
Mère Hélisende de Montmirail
Conjoint Ermesinde de Bar-sur-Seine
Enfants Anseau III de Traînel
Marie de Traînel

Anseau II de Traînel, dit Le Jeune ou Le Bouteiller (ou Anseu, Ansel, Anselme), (né vers 1135, † vers 1188 ou 1189) est seigneur de Traînel, en Champagne. Il est le fils de Anseau Ier de Traînel, seigneur de Traînel, et d'Hélisende de Montmirail[1].

BiographieModifier

 
Saint-Bernard prêchant la 2e croisade, à Vézelay, en 1146.

Anseau est présent à Vézelay lorsque Bernard de Clairvaux prêche la deuxième croisade le , jour de Pâques, en présence du roi Louis VII le Jeune et de la reine Aliénor d'Aquitaine, ainsi que du comte de Champagne Henri Ier. Et comme le jeune comte et le roi, il décide de prendre la croix, tout comme son jeune frère Garnier de Traînel.

Avant de partir pour la Terre-Sainte, Anseau et Garnier assistent au décès de leur père en 1146 (ou peu après), et Anseau devient seigneur de Traînel tandis que Garnier est quant à lui seigneur de Pont-sur-Seine.

Dans une bulle du pape Eugène III du adressée à Héloïse, il est constaté qu'il donne à l'abbaye du Paraclet le droit d'usage dans ses bois de Courgivolt, de Pouy, de Marcilly-le-Hayer, de Charmoy et dans ses autres bois, afin de s'assurer la faveur du ciel à ses premières armes.

En , Anseau, Garnier et les autres croisés français partent de Metz, lieu de départ de la croisade, et partent par voie terrestre à travers l'Allemagne.

Il reste probablement au côté de son suzerain pendant la durée croisade et rentre avec lui en Champagne fin 1148 ou début 1149.

Anseau a alors les plus hautes faveurs du comte Henri le Libéral et est l'un de ses plus intimes conseillers. Il figure comme témoin dans 119 chartes de ce seigneur et remplit auprès de lui, et pendant toute la durée de son gouvernement, l'une des plus importantes fonctions, celle de bouteiller.

En 1153, avec l'appui du comte Henri, il négocie son mariage avec Alix (ou Mathilde), fille de Geoffroi III de Donzy, dont les fiefs étaient voisins de la Champagne. Le mariage fût projeté à une date ultérieure, probablement à cause du jeune âge de la demoiselle, et Anseau et Henri rentrèrent chez eux. Puis, Étienne de Sancerre, frère cadets d'Henri, demanda à Geoffroi III de Donzy la main de sa fille, ce qui celui-ci accepta malgré les fiançailles précédentes et fit même une dot plus importante que pour le seigneur de Traînel.

Une fois informé de la situation, celui-ci en appelle au comte de Champagne qui se trouve personnellement outragé par son frère et vassal qui viole un traité qu'il a lui-même ratifié. Anseau est accompagné dans sa requête par Hervé de Donzy, fils de Geoffroi III, qui estime que son père dilapide ses terres dans la dot de sa sœur. Henri porte l'affaire devant le roi de France Louis VII le Jeune. Le roi mène alors une armée avec le comte de Champagne, Thibaut V de Blois, Hervé de Donzy et Anseau, et assiège puis prend Saint-Aignan où se trouvent Étienne de Sancerre et sa femme. Ce dernier est obligé d'accepter un accord à l'amiable. Il doit restituer la dot de se femme au frère de celle-ci, Hervé de Donzy, et Anseau de Traînel garde la dot qu'il avait initialement négocié avec Geoffroi III de Donzy. Toutefois, le mariage entre Étienne de Sancerre et Alix de Donzy ayant été fait publiquement et consommé, ils purent rester ensemble, et Anseau est donc contraint de répudier la jeune femme.

Anseau épouse par la suite Ermesinde de Bar-sur-Seine, fille du comte de Bar-sur-Seine Gui Ier et de Pétronille de Chacenay, et sœur de Manassès, évêque de Langres, dont il aura deux enfants.

En 1164 au plus tard, il fonde un Chapitre de chanoines dans la chapelle du château, sous le vocable de la Sainte-Trinité.

Preuve de sa probité, Anseau sert de caution vers 1165, avec Eudes de Pougy et Hugues III de Plancy, dans un différend entre le comte Henri le Libéral et l'évêque de Meaux, ou encore en 1166 entre les religieux de Vézelay et le comte de Nevers.

En 1177, une charte du roi Louis VII indique qu'Anseau tient la moitié de la ville de Villeneuve-l'Archevêque de l'archevêque de Sens, et l'autre moitié du comte de Champagne.

En 1182, il sert d'arbitre pour un différents entre les moines de Vauluisant et les héritiers de Pouy.

A sa mort, il est inhumé à la chapelle Notre-Dame de l'abbaye de Vauluisant et son fils Anseau III lui succède en tant que seigneur de Traînel.

Mariage et enfantsModifier

 
Sceau d'Anseau II de Traînel, 1183 (archives de l'abbaye de Vauluisant). Il y est représenté nu jusqu'à la ceinture, assis de côté sur un cheval courant et tenant un faucon à la main gauche.

Après 1153, il épouse Ermesinde de Bar-sur-Seine, fille de Gui Ier de Bar-sur-Seine, comte de Bar-sur-Seine, et de Pétronille de Chacenay, et sœur de Manassès, évêque de Langres, dont il a deux enfants :

Une fois veuve, Ermesinde épouse en secondes noces en 1189 Thiébaut Ier de Bar, comte de Bar, dont elle aura trois autres enfants. Elle divorce en 1195 et revient probablement vivre à Traînel.

SourcesModifier

  • Marie Henry d'Arbois de Jubainville, Histoire des Ducs et Comtes de Champagne, 1865.
  • l'abbé Charles Lalore, Documents pour servir à la généalogie des anciens seigneurs de Traînel, 1870.
  • l'abbé Eugène-Edmond Defer, Histoire de Traînel, 1884.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier