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Annette et le Criminel

livre de Honoré de Balzac

Annette et le Criminel
Auteur Honoré de Balzac
Pays Drapeau de la France France
Éditeur Michel Lévy frères (réédition)
Collection Œuvre de jeunesse de Balzac
Lieu de parution Paris
Date de parution 1824
Illustrateur Eugène Lampsonius
Chronologie

Annette et le Criminel est un des deux derniers romans de jeunesse d'Honoré de Balzac publié en 1824, sous le pseudonyme de Horace de Saint-Aubin. Il est la suite non-dite du Vicaire des Ardennes. Il sera réimprimé en 1840 sous le titre d'Argow le pirate.

Sommaire

Histoire du romanModifier

Après la censure du Vicaire des Ardennes, Balzac s'essaie pour la première fois à la technique des personnages reparaissants[1]. On voit ainsi réapparaître Argow le pirate, déjà présent dans Le Vicaire. Annette et le Criminel est l'histoire d'amour entre Annette et Argow le pirate. Si bien qu'on peut confondre, dans ce livre en trente chapitres et deux parties, Argow le pirate et Annette et le Criminel, les deux livres ne faisant qu'un.

Balzac prétend que le sujet du roman lui a été fourni par un fait divers lu dans un compte rendu judiciaire de 1816-1817. On n'a aucune certitude sur ce point[2].

RésuméModifier

Annette Gérard rompt avec un jeune homme auquel elle avait promis sa main et elle décide de se consacrer à Argow le pirate, le criminel dont elle veut obtenir la « rédemption ». Argow devra se repentir pour trouver le salut de son âme. Mais les deux héros de l'histoire meurent à la fin et il ne reste que « l'homme nul », monsieur Gérard, le père d'Annette (ce père, d'après le portrait qu'en fait Balzac, était « le portrait de l'homme nul » selon Lavater[3]).

PostéritéModifier

Le jeune romancier inaugure ici toutes sortes de techniques. Outre le retour des personnages, il crée des profils psychologiques qu'il reprendra plus tard dans La Comédie humaine. Par exemple, monsieur Gérard, qui va faire pousser de fleurs sur la tombe des deux jeunes gens, est atteint de crétinisme causé par le chagrin, comme le sera Ferragus XXIII.

Balzac a aussi repris le thème du pirate et de la jeune fille pure dans La Femme de trente ans[4] ; l'amant de la fille de Julie d'Aiglemont a le même pouvoir de fascination par le regard qu'Argow le pirate.

BibliographieModifier

  • Hippolyte Castille, Les Hommes et les Mœurs en France, Paris, Paul Henneton, 1853.
  • Louis-Jules Arrigon, Les Années romantiques de Balzac, Paris, Perrin, 1927.
  • Louis-Jules Arrigon, Les Débuts littéraires d’Honoré de Balzac, Paris, Perrin, 1924.
  • Pierre Barrière, Les Romans de jeunesse d’Honoré de Balzac, Librairie Hachette, 1928.
  • Maurice Bardèche, Balzac romancier. La formation de l’art du roman chez Balzac jusqu’à la publication du « Père Goriot » (1820-1835), Plon, 1940 ; éd. revue en 1943 ; réédition Slatkine, 1967, 639 p.
  • Pierre Barbéris, Balzac. Les romans de jeunesse, Slatkine, 1965 ; réimpression 1985.
  • Teruo Mitimune, Exorde aux études des œuvres de jeunesse de Balzac, t. 1, Osaka, 1982.
  • Stéphane Vachon, « Agathise et Falthurne », Balzac, un poétique du roman, Groupe international de recherches balzaciennes, Université de Montréal, Presses Universitaires de Vincennes, 1996 (ISBN 2892611709).
  • André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Paris, Hachette, 1965.
  • Balzac, les romans de jeunesse, Les Bibliophiles de l'originale, Paris, 1961-1963, Jean Ducourneau (dir.), 15 vol. ; comprenant les 8 romans publiés de 1822 à 1825.
  • Pierre Barbéris, Aux sources de Balzac. Les romans de jeunesse, comprenant : Annette et le Criminel, Wann-Chlore, Le Centenaire ou les Deux Beringheld, Jean-Louis ou la fille trouvée, Le Vicaire des Ardennes, La Dernière Fée, Clotilde de Lusignan, L'Héritière de Birague. En appendice aux Bibliophiles de l'originale, vol. 15, Paris, 1963 ; réédition, Slatkine, 1985 (ISBN 2051006717).

Rééditions du texteModifier

Articles connexesModifier

Article détaillé : Œuvres de jeunesse de Balzac.

Notes et référencesModifier

  1. Maurice Bardèche, « Annette et le Criminel ou Suite du Vicaire des Ardennes », Balzac romancier, éditions Slatkine, 1967, p. 162.
  2. Maurice Bardèche, Balzac romancier, éditions Slatkine, 1967, p. 174.
  3. Maurice Bardèche, op. cit., p. 170.
  4. Bibliothèque de la Pléiade, tome II, p. 802 à 805.