Anne Ancelin Schützenberger

psychologue et psychothérapeute française
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Anne Ancelin Schützenberger
Portrait de Anne Ancelin Schützenberger
Anne Ancelin Schützenberger (à droite) en octobre 2009.
Biographie
Nom de naissance Anne Ancelin
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 98 ans)
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Russe et Française
Conjoint Marcel-Paul Schützenberger (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Faculté de droit de Paris, faculté des lettres de Paris et université Paris-Diderot (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Profession Psychothérapeute (d), psychologue, avocat, résistant (d), professeur d'université (d) et psychanalysteVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université Nice-Sophia-AntipolisVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de International Association for Group Psychotherapy and Group Processes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Anne Ancelin Schützenberger, née le à Moscou, et morte le à Paris[1],[2] est une psychologue, psychothérapeute et universitaire française. Elle a été professeur émérite à l'université Nice-Sophia-Antipolis.

Elle est connue pour ses recherches sur la psychogénéalogie, et notamment pour son ouvrage Aïe, mes aïeux !

BiographieModifier

Anne Ancelin Schützenberger naît le à Moscou. Elle grandit à Paris où elle obtient son baccalauréat mathématiques et philosophie, puis elle s'inscrit à l'université, en droit, puis en psychologie[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle participe à la Résistance. Sa maison est incendiée par des soldats allemands le dans le centre de la France[3].

En 1948, elle épouse Marcel-Paul Schützenberger. Le couple a un enfant et se sépare en 1949[3].

En 1950, elle reçoit une bourse Fullbright pour se spécialiser en psychologie sociale et dynamique des groupes aux États-Unis pendant trois ans. De 1951 à 1952, elle participe à plusieurs stages à l'Institut Moreno (Beacon, New York). Elle obtient le diplôme américain « TEP » (Trainer Educator and Practitioner) et le diplôme Director of Moreno Institute.

Elle réalise une analyse avec Robert Gessain, puis avec Françoise Dolto et se forme au psychodrame avec Jacob Levy Moreno[3].

Elle crée avec Gérard Milhaud et quelques étudiants le Bulletin de Psychologie des Étudiants de l'Université de Paris (1947-48), qu'elle avait animé, et dont elle avait assumé les fonctions de rédacteur en chef avec André Kirschen, puis seule jusqu’à son départ en Amérique.

Elle participe à l'organisation du Council pour la création d'une association internationale de psychothérapie de groupe, depuis 1950, puis cofonde l'Association Internationale de Psychothérapie de groupe (IAGP). Première secrétaire générale, puis vice-présidente, et depuis 2003 « archiviste honoraire ».

En 1964, elle participe à l'organisation d'un congrès sur le psychodrame à la faculté de mdecine de Paris, sous la présidence de Paul Sivadon, avec la participation de Moreno[3].

Elle soutient une thèse de psychologie et elle est nommée professeure à l'université de Nice[3]

Activités éditorialesModifier

En 1985, elle publie Vouloir guérir et commence à aider des malades atteints de cancer en phase terminale, dont certains vivent encore. Elle participe à la « Consultation Nationale sur le cancer ».

En 2002, son livre Aïe mes aïeux ! devient un best-seller.

En 2004, elle enseigne le transgénérationnel en Australie, Argentine, Suède et Portugal. Elle publie deux nouveaux livres : Le Psychodrame et, avec le docteur Ghislain Devroede, Ces enfants malades de leurs parents.

PostéritéModifier

Depuis 2015, l'association Moreno Museum pourvoit à la réorganisation et le catalogage des archives et de la bibliothèque professionnelle reçus de la chercheuse, afin de les préserver et de les rendre disponibles pour la recherche[4].

Prix et distinctionsModifier

  • Prix de l'Aide alliée à la Résistance (1945)
  • Lauréate du 3e International Soroptimist Award (1946)
  • Bourse Fullbright (1950)

PublicationsModifier

  • Contribution à l’étude de la communication non verbale, (épuisé), 1978.
  • Le Jeu de rôle, Paris, ESF, 1981, (5e éd., 1999).
  • Vouloir guérir, l’aide au malade atteint d’un cancer, Paris, Desclée de Brouwer, 1985, 9e éd. augm., 2004.
  • Aïe, mes aïeux ! Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d’anniversaire, transmission des traumatismes et pratique du génosociogramme Paris, Desclée de Brouwer, 1988. (16e édition revue et augmentée le ) [Traductions anglaise, allemande, russe, portugaise, espagnole-argentine, italienne].
  • The Ancestor Syndrome, Londres & New York, Routledge, 1998.
  • Précis de psychodrame. Introduction aux aspects techniques. Paris, Éditions Universitaires, édition élargie 1972, 261 p. [Réédition revue et complétée, Le Psychodrame, Paris, Payot, 2003. [Traductions allemande, italienne, espagnol, suédoise, japonaise, turque (1980)].
  • Le Psychodrame, Paris, Payot, 2003.
  • Les secrets de famille, les non dits, et le syndrome d'anniversaire in Transmissions, Joyce Ain (dir.), Toulouse, Erès, 2003.
  • Avec Ghislain Devroede, Ces Enfants malades de leurs parents, Paris, Payot, 2003.
  • Sortir du deuil, surmonter son chagrin et réapprendre à vivre avec Evelyne Bissone Jeufroy, Paris, Payot, 2005.
  • Avec Ghislain Devroede, Suffering in Silence, the legacy of unresolved sexual abuse, 2005.
  • Contributions à une histoire de vie in Vincent de Gaulejac, dir. et coll., 2003-2004.
  • Histoire de vie et choix théoriques - Femmes et Sciences Sociales - «Changement Social», Paris, L'Harmattan (diffusion).
  • « Le Genosociogramme. Introduction à la psychologie transgénérationnelle » in « Le Genogramme », numéro spécial des Cahiers critiques de thérapie familiale et pratique de réseaux, Bruxelles, 2000, no 25, p. 61–83.
  • Psychogénéalogie. Guérir les blessures familiales et se retrouver soi, Paris, Payot, 2007.
  • Le Plaisir de vivre, Paris, Payot, 2009.
  • Exercices pratiques de psychogénéalogie, Paris, Payot, 2011.
  • Ici et maintenant. Vivons pleinement, Paris, Payot, 2013.
  • La Langue secrète du corps, Paris, Payot, 2015.

RéférencesModifier

  1. « Avis de décès Anne Ancelin Schützenberger publié dans Le Monde », sur www.avis-de-deces.com (consulté le 26 mars 2018)
  2. Anne-Laure Gannac, « Disparition d'Anne Ancelin Schützenberger », Psychologies.com,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d e et f Laxenaire 2019.
  4. (en) « Schützenberger's Archive and Library Project | Moreno Museum Association », sur www.morenomuseum.org

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Marcel Turbiaux, « Anne Ancelin-Schützenberger (1919-2018). Co-fondatrice du Bulletin de psychologie », Bulletin de psychologie, no 560,‎ , p. 137-145 (lire en ligne, consulté le 12 avril 2019).
  • Michel Laxenaire, « En souvenir d’Anne Ancelin Schützenberger », Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, vol. 73, no 2,‎ , p. 7-11 (lire en ligne, consulté le 25 janvier 2020).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier