Anne-Marie-Louise de Médicis

Anne-Marie-Louise de Médicis
Illustration.
Anne-Marie-Louise de Médicis.
Titre
Électrice consort palatine

(25 ans et 3 jours)
Prédécesseur Élisabeth-Amélie de Hesse-Darmstadt
Successeur Élisabeth-Auguste de Palatinat-Soulzbach
Biographie
Dynastie Maison de Médicis
Date de naissance
Lieu de naissance Florence (Toscane)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Florence (Toscane)
Sépulture Chapelles des Médicis
Père Cosme III de Médicis
Mère Marguerite-Louise d'Orléans
Conjoint Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach

Anne-Marie-Louise de Médicis

Anne-Marie-Louise de Médicis, née à Florence le et décédée dans la même ville le est la fille de Cosme III de Médicis et de Marguerite-Louise d'Orléans, femme de Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach. Elle est la dernière des Médicis.

BiographieModifier

Ses parents ne s'entendaient pas. La grande-duchesse Marguerite-Louise, jeune femme brillante et capricieuse, se morfondait auprès d'un mari bigot. Le couple grand-ducal, après quelques réconciliations éphémères dont sont issus Anne-Marie-Louise et son frère cadet Jean-Gaston, se sépara en 1675. La grande-duchesse rentra en France, son pays d'origine, où le roi Louis XIV, son cousin germain, la confina dans un couvent parisien qui accueillait des dames nobles veuves, ne la recevant à Versailles que pour les événements familiaux.

Préoccupé par la fin probable de sa lignée, Cosme III tint à marier ses enfants le plus brillamment possible. Il maria son fils aîné Ferdinand à Violante-Béatrice de Bavière, sœur de l'Électeur Maximilien II et de la Dauphine de France. Ce mariage resta stérile.

Mariage

Pour Anne-Marie-Louise, il fut d'abord question de Louis XIV de France, veuf en 1683 puis de son fils le « grand » Dauphin à son tour veuf en 1690. Ces brillants mariages ne se firent pas, les deux princes préférant convoler secrètement avec leur maîtresse respective.

Anne-Marie-Louise était sur le point de « coiffer sainte Catherine » quand son père lui fit épouser en 1691 un autre veuf, Jean-Guillaume, électeur palatin, beau-frère de l'empereur Léopold Ier. Le peintre italien Giovanni Antonio Pellegrini immortalise ce mariage dans une Allégorie du Mariage de l'Électeur Palatin qui fait partie d'une série de quatorze tableaux célébrant la vie et le règne de Johann Wilhelm réalisée entre 1713 et 1714. Cette série destinée au palais de Bensberg, près de Düsseldorf, est aujourd'hui au château de Schleissheim, près de Munich. Une esquisse de ce tableau est conservé à la National Gallery à Londres[1].

Le couple n'eut pas d'enfant, tout comme Jean-Gaston qui épousa la même année Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg, pourtant veuve du frère de l'électeur et mère d'une petite fille.

Veuvage

Anne-Marie-Louise fut veuve en 1716 et se consacra aux œuvres de bienfaisance, tandis que son beau-frère montait sur le trône de Palatinat (Charles III Philippe du Palatinat).

Cosme III mourut en 1723. Marguerite-Louise l'avait précédé de deux ans dans la tombe qu'ils ne partagèrent pas. Le frère aîné d'Anne-Marie-Louise, Ferdinand, étant décédé en 1713, c'est Jean-Gaston qui monta sur le trône toscan. Les puissances européennes ayant refusé de reconnaître certains droits au trône à Anne-Marie-Louise, en 1731, il désigna comme héritier son parent le plus proche, son lointain et très jeune cousin l'infant Charles d'Espagne âgé de 15 ans.

Nonobstant, à la faveur du traité de Vienne qui mit un terme à la guerre de Succession de Pologne, les puissances européennes ne tinrent pas compte des volontés du « dernier des Médicis » et, à la mort de Jean-Gaston (1737), la Toscane échut à François III, duc de Lorraine et de Bar, futur gendre de l'empereur Charles VI.

On avait totalement négligé les droits éventuels de l'électrice douairière de Palatinat.

Anne-Marie-Louise mourut six ans plus tard, en 1743, âgée de 75 ans. Elle fit don en indivision de tout ce qu'elle possédait (legs prévu dans le « Pacte de famille », convention signée le entre l'Empereur romain germanique François III, duc de Lorraine et de Bar et Anne-Marie-Louise), donc du fabuleux héritage des Médicis, à l'État toscan à condition que rien ne quitte la ville de Florence et que les collections soient ouvertes au public[2].

Notes et référencesModifier

  1. Notice Electeur palatin
  2. Art et histoire de la Toscane, Casa Editrice Bonechi, , p. 16

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Article connexeModifier