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Ann Radcliffe

écrivaine britannique
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Ann Radcliffe
Description de cette image, également commentée ci-après
Ann Radcliffe
Nom de naissance Ann Ward
Naissance
Londres, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Décès (à 58 ans)
Londres, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Anglais britannique
Genres

Œuvres principales

Ann Radcliffe /æn ˈrædklɪf/[1], née Ward /wɔːd/[1] le à Holborn, à Londres où elle est décédée le , est une romancière britannique, pionnière du roman gothique.

BiographieModifier

Elle naît au sein d'une famille modeste. Ses parents, William Ward et Ann Oates, tenaient une mercerie-chemiserie ; son grand-père maternel était plombier. On ignore tout de ses études, sinon qu'elle a été élevée dans la religion anglicane, ce qui expliquera « l'anti-papisme » imprégnant ses romans.

Fille unique de William et Ann Oates, Ann épouse en 1788 William Radcliffe, diplômé d'Oxford et étudiant en droit, dont elle prend le nom. Il quitte sa profession pour se consacrer à la littérature, et devient ensuite propriétaire et éditeur du journal The English Chronicle. Le couple n'a pas d’enfants. Pour s'occuper, Ann Radcliffe commence à écrire des fictions, passe-temps qu'encourage son mari.

Elle publie Les Châteaux d’Athlin et de Dunbayne (The Castles of Athlin and Dunbayne) en 1789. Ce livre donne le ton pour l'essentiel de son œuvre, qui met en scène des jeunes femmes innocentes et héroïques confrontées à de mystérieux barons aux sombres passés dans de sinistres châteaux.

Ces livres sont très populaires dans l’aristocratie et la bourgeoisie montante, notamment parmi les jeunes femmes. On peut noter Julia ou les Souterrains du château de Mazzini (A Sicilian Romance) en 1790, La Forêt ou l'Abbaye de Saint-Clair (The Romance of the Forest) en 1791, Les Mystères d'Udolphe (The Mysteries of Udolpho) en 1794, et L'Italien ou le Confessionnal des pénitents noirs (The Italian, or the Confessional of the Black Penitents) en 1797.

Elle meurt d'une maladie respiratoire, probablement une pneumonie.

Ses réflexions sur son propre travail et sur l’époque paraissent en 1826 sous le titre étonnant de Du surnaturel dans la poésie, « par la défunte Mme Ann Radcliffe ». L'ouvrage, sérieux et intelligent, apporte un éclairage intéressant sur cette veine gothique que Mrs Radcliffe a contribué à illustrer.

Elle apparait également dans la nouvelle Le Portrait Ovale d'Edgar Allan Poe

PostéritéModifier

Le succès de La Forêt a fait d’Ann Radcliffe le fer de lance du roman gothique. Ses romans suivants sont reçus avec beaucoup d’attention et ont de nombreux d’imitateurs, notamment (sous forme parodique) Jane Austen avec L'Abbaye de Northanger. Ils influencent également l’œuvre d’auteurs comme Sir Walter Scott, Mary Wollstonecraft ou encore Dostoïevski.

Sur le continent aussi, elle a la réputation d’être à l’origine du roman gothique. Balzac s'inspire de son style au point d'en faire une presque parodie dans L'Héritière de Birague (1822) qu'il publie sous pseudonyme[2]. Paul Féval mentionne son nom dans une de ses nouvelles et fait d'elle un des personnages principaux de La Ville-Vampire :

« Anne Radcliffe, la sombre mère de tant de mystères et de tant de terreurs, était alors dans tout l’éclat de cette vogue qui donna le frisson à l’Europe[3]. »

— Paul Féval, La Vampire

Ivan Tourgueniev y fait également référence dans son célèbre roman Pères et Fils :

« Le paysan russe est précisément ce mystérieux inconnu dont il est tant parlé dans les romans d’Anne Ratcliffe. Qui le connaît ? il ne se connaît pas lui-même[4]. »

— Ivan Tourgueniev, Pères et Fils

ŒuvresModifier

SourcesModifier

NotesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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