Années 1370 av. J.-C.

décennie

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ÉvènementsModifier

 
Destruction de Cnossos.
  • Vers 1375-1370 av. J.-C. (ou vers 1200 av. J.-C.) : destruction du palais de Cnossos, en Crète[6] (tremblement de terre, raid des Lukka ou victoire des Grecs continentaux). La civilisation crétoise s’effondre et la Crète fait partie du monde mycénien. Fin des productions de l’art palatial en Crète (armes, vase de pierre, cachets, ivoires). La religion minoenne subsiste (figurines de « déesses aux bras levés »), mais les noms de divinités livrés par les textes (Dionysos, notre dame du Labyrinthe) témoignent d’un syncrétisme complexe créto-mycénien. Les importations grecques et chypriotes se développent en Égypte pendant la période Armana (vers 1375-1350) puis elles déclinent. La Crète continue sa progression économique et démographique après la chute de Cnossos[7].
  • 1370 av. J.-C. : ensevelissement du cercueil en chêne de la fille d'Egtved, appartenant à l'âge du bronze danois[8].

ReligionModifier

  • Le culte d’Aton inaugure le monothéisme intolérant. Il affirme la bonté providentielle du soleil source de la vie. Tout élément de la création est bon par essence, et les dysfonctionnements et le mal, dont rendait compte la conception traditionnelle du combat cosmique, ne sont plus pris en compte. En tant qu’Aton, le dieu se révèle dans sa totalité, sans que subsiste un aspect caché (Amon, le caché, était la partie cachée d’Amon-Rê). Sa volonté n’est révélée qu’au roi son fils, interprète du dieu, dont le pouvoir ne saurait être contesté. La « réforme » religieuse (abandon du passé, destruction des noms et des images d’Amon et d’autres dieux), aboutissement d’un mouvement plus ancien, semble n’avoir eu que peu d’impact en dehors du milieu royal et de la cour. Elle s’accompagne d’une révolution esthétique qui engendre un art plus réaliste et une littérature mystique. La reine Néfertiti participe à cette révolution et restera fidèle au culte d’Aton après la mort de son époux.

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Selon la chronologie moyenne qui place le règne d'Hammurabi entre 1792 et 1750
  2. a b et c Georges Roux, La Mésopotamie : essai d'histoire politique, économique et culturelle, Seuil, , 473 p. (ISBN 978-2-02-008632-5, présentation en ligne)
  3. Christian Jacq, Néfertiti et Akhenaton, Edi8, , 216 p. (ISBN 978-2-262-05102-0, présentation en ligne)
  4. Dimitri Laboury, Akhénaton, Pygmalion, 480 p. (ISBN 978-2-7564-0335-9, présentation en ligne)
  5. Claude Vandersleyen, L'Égypte et la vallée du Nil : de la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel, vol. 2, Presses Universitaires de France, , 832 p. (ISBN 978-2-13-073816-9, présentation en ligne)
  6. Alexandre Tourraix, Le mirage grec : L'Orient du mythe et de l'épopée, Presses Univ. Franche-Comté, , 163 p. (ISBN 978-2-913322-83-7, présentation en ligne)
  7. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique : des origines à la fin du VIe siècle, Points, 225 p. (ISBN 978-2-7578-4500-4, présentation en ligne)
  8. Ouvrage collectif, L’Europe au temps d’Ulysse : dieux et héros à l’âge du Bronze, RMN - Grand Palais, , 314 p. (ISBN 978-2-7118-6293-1, présentation en ligne)