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Animation limitée japonaise. Le corps immobile figure sur un seul cell, le mouvement des deux bras est décomposé sur une série de cells, les variations de la bouche et des yeux sont décomposées de même sur une autre série de cells (réutilisables pour d'autres scènes). Au fond, le décor figure sur un seul cell ou sur une simple feuille de dessin réutilisable.

L'animation limitée est une technique du dessin animé, caractérisée par la mise en scène de personnages stylisés et de décors proches du non réalisme[1]. Mise au point à la fin des années 1940 par plusieurs studios d'animation américains afin de réduire leurs coûts de production, elle est aussi appelée animation limitée UPA car c'est le studio United Productions of America qui la développe systématiquement au début des années 1950.

L'économie provient essentiellement du dépouillement de la matière constituant un personnage et de celles des éléments de décor, les deux étant réduits volontairement à leur tracé à l'encre de Chine et à des à-plats de couleur. L'économie est complétée par l'immobilité des personnages lorsqu'il parle, le corps est fixe, dessiné sur un unique cell, seuls les cells de la physionomie — qui sont positionnés devant le cell du corps lors de la prise de vue image par image — doivent être tracés à raison de 24 dessins par seconde. La confection de nombreux cells par les animateurs et surtout par les intervallistes est donc évitée, et le gain est énorme. Cette technique, qui est aussi un a priori stylistique est la caractéristique d'une série comme Bip Bip et Coyote.

Au Japon, Osamu Tezuka et son studio Mushi Production l'utilisent afin de gagner du temps et de l'argent lors de la production d'anime, comme pour la série Astro Boy[2].

Il est possible de l'opposer à l'animation réaliste et aux décors détaillés des studios Disney dont les Silly Symphonies. Toutefois cette technique fut utilisée dans quelques courts-métrages Disney tels que Les Instruments de musique (1953) ou Pigs Is Pigs (1954), le premier ayant été récompensé par un oscar du meilleur court métrage d'animation[1].

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, p. 119
  2. Bounthavy Suvilay, « Kit de survie de l’animation limitée », AnimeLand, no 99,‎ (ISSN 1148-0807, lire en ligne)