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Angervilliers

commune française du département de l'Essonne
Ne doit pas être confondu avec Angevillers.

Angervilliers
Angervilliers
L’hôtel de ville.
Blason de Angervilliers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Dourdan
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Limours
Maire
Mandat
Dany Boyer
2014-2020
Code postal 91470
Code commune 91017
Démographie
Gentilé Angervilliérois
Population
municipale
1 681 hab. (2016 en augmentation de 2,25 % par rapport à 2011)
Densité 187 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 31″ nord, 2° 03′ 54″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 163 m
Superficie 9,01 km2
Localisation

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Angervilliers

Angervilliers[1] (prononcé [ɑ̃ʒɛʁvilie] Écouter) est une commune française située à trente-six kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Angervilliérois[2].

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 9,7 % 88,17
Espace urbain non construit 4,2 % 37,70
Espace rural 86,1 % 781,95
Source : Iaurif MOS 2008[3]
 
Position d’Angervilliers en Essonne.

Le territoire d'Angervilliers est composé environ à 40 % par la forêt domaniale d'Angervilliers et à 40 % par des champs. Le reste du territoire est occupé par le village[4]. Les espaces boisés s'apparentent à ceux du massif de Rambouillet. Les essences retrouvées sont celles de ce massif : chênes, hêtres, frênes, ainsi que des châtaigniers plantés en grand nombre sous Louis XIV (devenus l'emblème du village). Dans le reste des espaces ruraux, à usage agricole, les cultures céréalières (blé, orge, maïs), oléo-protéagineuses (colza), et fourragères (pois, féveroles) constituent l'essentiel des productions locales.

Le territoire communal est traversé dans sa longueur par l’autoroute A10, et par la LGV Atlantique qui longe l'autoroute. Les routes départementales D 838 (Limours-Dourdan) et D 132 (Arpajon-Rambouillet) assurent les liaisons avec les communes voisines.

Angervilliers est située à trente-six kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, huit kilomètres au nord-est de Dourdan[6], quatorze kilomètres à l'ouest d'Arpajon[7], seize kilomètres au sud-ouest de Montlhéry[8], dix-neuf kilomètres au nord-ouest d'Étampes[9], dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Palaiseau[10], vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[11], vingt-huit kilomètres au sud-ouest d'Évry[12], trente kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes[13], trente-six kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[14].

HydrographieModifier

La commune n'est irriguée par aucune rivière. On y trouve malgré tout quelques étangs dont l'étang neuf, les étangs de Botteaux (on y pratique la pêche), l'étang des terres à pots ainsi que la pièce d'eau artificielle du château d'Angervilliers alimentée par un aqueduc souterrain passant sous le village et datant du XVIIe siècle[4].

Relief et géologieModifier

Le point le plus bas de la commune est situé à soixante-dix sept mètres d'altitude et le point culminant à cent soixante-trois mètres[15]. La commune présente des dénivellations importantes pour la région parisienne, correspondant aux dépressions des écoulements des eaux (notamment à l'est de la commune). Les sols sont essentiellement argileux sur les plateaux avec des affleurements sableux en particulier à l’est et au nord-ouest de la commune[16].

Communes limitrophesModifier

ClimatModifier

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Angervilliers est située en Île-de-France et bénéficie d'un climat océanique dégradé, caractérisé par des hivers frais, des étés doux et des précipitations également réparties sur l'année. Les températures moyennes relevées à la station départementale de Brétigny-sur-Orge s'élèvent à 10,8 °C avec des moyennes maximales et minimales de 15,2 °C et 6,4 °C. Les températures réelles maximales et minimales relevées sont de 24,5 °C en juillet et 0,7 °C en janvier, avec des records établis à 38,2 °C le et −19,6 °C le . La situation en grande banlieue de la commune entraîne une moindre densité urbaine et une différence négative de un à deux degrés Celsius avec Paris. De même, la présence de rivières et de champs cause la formation de brumes et brouillards qui grèvent l'ensoleillement, établi à 1 798 heures annuellement, soit cinquante de moins que la capitale. Avec 598,3 millimètres de précipitations cumulées sur l'année et une répartition approximative de cinquante millimètres par mois, la commune est arrosée dans les mêmes proportions que les autres régions du nord de la Loire.

Données climatiques à Angervilliers.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[17],[18].


Voies de communication et transportsModifier

Le réseau routierModifier

Le territoire communal est traversé par deux routes départementales, la D 838 dans l'axe nord-sud (Limours-Dourdan) et la D 132 dans l'axe est-ouest (Arpajon-Rambouillet). L'autoroute A10 est accessible à 10 km au sud, par la D 838, cette dernière permet aussi d'emprunter la Francilienne dans cette même direction.

Transports en communModifier

Des services de bus assurent la liaison avec la gare RER de Dourdan avec une fréquence de une heure environ le matin et le soir aux heures de départ et de retour du travail. Ils assurent aussi la liaison avec Limours et Rambouillet. Ses services de bus assurent aussi le ramassage scolaire vers les collèges et lycée de Dourdan.

La commune est desservie par les lignes 04 et 06 de la société de transport Transdev Rambouillet et par la ligne 39.05 de la société de transport SAVAC. Une navette permet de relier Angervilliers à la gare autoroutière de Briis-sous-Forges qui assure la liaison avec la gare RER de Massy-Palaiseau :

La gare la plus proche d'Angervilliers se trouve à 8 km : gare de Dourdan (desservie par le RER C). La gare TGV la plus proche est celle de Massy TGV, située à 20 km. Angervilliers est située à 27 km de l'aéroport d'Orly et à 59 km de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Lieux-dits, écarts et quartiersModifier

Angervilliers ne possède aucun hameau et n'est composée que du bourg.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Angelviler en 1117, Angivillare en 1185[19], Angervillier en 1351[20].

Comme tous les toponymes en -villiers, ce toponyme désigne un domaine rural, plus ou moins grand, précédé d'un anthroponyme, un certain Angilo[19] ou Ansger[20]. Le bas latin Villare « ferme, domaine rural » a évolué en Villier[20]. Villiers dans une grande partie du domaine d'oïl[20].

En 1793, la commune fut créée avec le nom orthographié comme actuellement[21].

HistoireModifier

Il existe peu de traces du passé lointain de cette localité du Hurepoix, même si une occupation humaine ancienne est attestée dans des secteurs proches.

Au XIe siècle, une église existe déjà.

En 1319, Élisabeth d'Angervilliers possède la seigneurie et exerce à ce titre ses droits de haute, moyenne et basse justice. Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes et favorite de François Ier, et Jacques-Auguste de Thou, président au Parlement de Paris et fin lettré, figurent également parmi les seigneurs. Le marquis Édouard Ollier de Nointel puis Prosper Bauyn agrandissent considérablement le domaine par l'acquisition de fermes et de bois sur les communes de Forges, Limours, Briss, Vaugrigneuse, et le Val-Saint-Germain. Nicolas-Prosper Bauyn d'Angervilliers, ministre de la Guerre sous le règne de Louis XV, rend célèbre le nom du territoire. Mme Récamier vient y séjourner chez son amie Mme de Catellan.

Au XIXe siècle, Angervilliers est un lieu de loisir et de chasse. En effet autrefois, les pentes argileuses et sableuses des environs du village étaient affectées aux vignobles, où il était question de ventes de vignes au « montagnes d'Angervilliers ». Le village, situé en lisière de forêt de Rambouillet, est ensuite devenu le lieu d'élection du châtaignier qui pouvait se compter par milliers. Certains, tricentenaires, ont été plantés sous Louis XIV. L'activité économique se déploie autour de la terre par le biais de l'agriculture et de la fabrication de tuiles et de briques. Autrefois, Angervilliers possédait trois tuileries briqueteries dont les produits étaient fabriqués à la main. Seule la tuilerie de Sylvain se mécanisa, et produisit des tuiles, briques et carreaux de grande renommée. En 1897, à la tuilerie Sylvain, restée seule en liste, s'adjoindra un potier qui inventera un nouveau pot de fleurs « le pot japonais », ancêtre de nos pots Riviera. Cette usine a été démolie et depuis, les briqueteries de Vaugirard se sont implantées sur le territoire de la commune, attirées par la fameuse glaise de cette région. Elles ont été rachetées récemment par l'entreprise Wienerberger[22].

Au début du XXe siècle, un manoir est construit à la place du château primitif. Durant la Seconde Guerre mondiale, la propriété, occupée d'abord par l'organisation Todt, est réquisitionnée par les Américains puis par les Français. Ses propriétaires sont morts en déportation. D'abord laissée à l'abandon, elle appartient aujourd'hui à la Société des eaux minérales Perrier[23].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[24], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis la mise en place du département à son arrondissement d'Etampes[21], mais a été rattachée le à l'arrondissement de Palaiseau afin d'adapter les limites des arrondissements à la structuration des intercommunalités du département[25].

Pour l'élection des députés, la commune d'Angervilliers fait partie de la troisième circonscription de l'Essonne.

Elle était rattachée depuis 1801 au canton de Dourdan-Nord du département de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du département de l'Essonne, elle intègre en 1967 le canton de Saint-Chéron[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Dourdan.

IntercommunalitéModifier

Angervilliers a adhéré en 2006 à la communauté de communes du pays de Limours (CCPL).

Tendances et résultats politiquesModifier

Élections présidentielles

Résultats des deuxièmes tours :


Élections législatives

Résultats des deuxièmes tours :


Élections européennes

Résultats des deux meilleurs scores :


Élections régionales

Résultats des deux meilleurs scores :


Élections cantonales et départementales

Résultats des deuxièmes tours :


Élections municipales

Résultats des deuxièmes tours :

Référendums 

Politique localeModifier

À la suite d'importantes dissensions au sein du conseil municipal et de démissions de conseillers municipaux[40], des élections municipales sont organisées les 5 et 12 juin 2016[41],[42]

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[43].
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1910 1917 Henri Ricoux    
1917 1944 Léon Guesneau    
1944 1947 Jacques Freymuth    
1947 1953 Henri Chauvel    
1953 1971 Roger Moulin    
1971 1977 Jean Jacques Weill    
1977 1983 Roger Coste    
1983 2001 Jacques Merle[44]   Professeur à l'école Boule
2001 2014 Roger Cottin DVG Ingénieur[45]
2014 En cours
(au 5 mai 2016)
Mme Dany Boyer DVD Artiste chorégraphique retraitée[46]
Conseillère départementale de Dourdan (2015 → )
Vice-présidente de la CC du pays de Limours (2008 → )

JumelagesModifier

La commune d'Angervilliers n'a développé aucune association de jumelage.

Population et sociétéModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[48].

En 2016, la commune comptait 1 681 habitants[Note 1], en augmentation de 2,25 % par rapport à 2011 (Essonne : +5,07 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
288330340340356375371321355
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
342323354366353363352339358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
366345356311348381353381443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4675115307041 1971 3811 5711 5981 625
2013 2016 - - - - - - -
1 6421 681-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Angervilliers en 2009 en pourcentages[50].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
3,7 
3,1 
75 à 89 ans
7,5 
8,9 
60 à 74 ans
6,8 
20,3 
45 à 59 ans
19,0 
25,5 
30 à 44 ans
25,6 
16,2 
15 à 29 ans
15,6 
25,6 
0 à 14 ans
21,9 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[51].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

EnseignementModifier

 
L'école élémentaire des Châtaigniers.

Les établissements scolaires d'Angervilliers dépendent de l'académie de Versailles. Angervilliers dispose de l'école maternelle publique Le Château et de l'école élémentaire Les Châtaigniers (qui accueille environ 120 élèves)[52].

Après le cycle élémentaire, les élèves rejoignent en général le collège Condorcet situé à Dourdan. Le lycée de secteur est le lycée Nikola-Tesla, situé également à Dourdan. Compte tenu des options choisies, les lycéens Angervilliérois peuvent aussi se rendre à celui de Limours. Ces deux lycées sont des établissements publics. Le plus proche lycée privé se trouve à Palaiseau.

Le plus proche établissement d'enseignement supérieur est l'Université Paris-Sud 11 à Orsay.

Équipements de santéModifier

La commune dispose sur son territoire de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes le Village. Angervilliers possède un groupe médical comprenant une pharmacie, un cabinet de dentiste et un cabinet de médecin. La commune compte aussi deux infirmières et un kinésithérapeute.

Milieu associaltifModifier

Angervilliers possède de nombreuses associations culturelles, dont des associations sportives (football, judo, danse, gymnastique, course à pied, VTT), des associations d'aide aux personnes âgées, des associations de rencontre, une association de chasse...

Équipements sportifsModifier

La commune possède un stade de football ainsi qu'un terrain polyvalent de handball et de basket. Le territoire aux paysages variés et relativement accidenté permet la randonnée et la pratique du VTT.

Lieux de culteModifier

 
L'église Saint-Étienne.

L'église Saint-Étienne d'Angervilliers qui date du XIe siècle a été reconstruite dans sa majeure partie au XIVe siècle sous l'invocation de saint Étienne. La paroisse catholique est rattachée au secteur paroissial de Limours ainsi qu'au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes[53]. Des messes ont lieu dans les différentes églises du secteur par rotation[54].

MédiasModifier

L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est située dans le bassin d'émission de France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1, Télif, Cap 24, NRJ Paris et Téléssonne.

ÉconomieModifier

Emplois, revenus et niveau de vieModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 48 355 €, ce qui plaçait Angervilliers au 414e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[55].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Angervilliers - - - - - -
Zone d’emploi d’Orsay 0,2 % 3,7 % 36,2 % 26,2 % 21,4 % 12,3 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Angervilliers - - - - - -
Zone d’emploi d’Orsay 1,0 % 13,4 % 3,8 % 18,1 % 30,5 % 5,4 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[56],[57],[58]

Culture locale et patrimoineModifier

Patrimoine environnementalModifier

Les espaces boisés entourant la commune et les étangs ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[59]. Angervilliers fait partie des communes comprises dans le projet d'extension du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse[60].

  • Angervilliers possède sur son territoire la forêt domaniale d'Angervilliers. Ce petit massif domanial d'une superficie de 286 hectares[61] et qui recouvre le tiers de la commune doit devenir une réserve nationale. Elle est composée, en partie basse de sable et de grès avec des chênaies sessile, de nombreux châtaigniers, des bruyère et des fougères aigles (situé sur les sols acides). En partie haute, elle est composée d'argiles et de meulière avec des chênaie pédonculée, des charmes et des tilleuls[62]. Cette forêt est gérée par l'ONF.
  • Les nombreux châtaigniers de la commune sont classés. Ils ont été plantés sous Louis XIV pour en récolter les fruits. La plupart sont encore là aujourd'hui.

Le GR11 et le GR 111 traversent la commune.

Patrimoine architecturalModifier

L'église Saint-Étienne d'Angervilliers, signe irréfutable d'une occupation humaine stable et développée, l'église Saint-Étienne existe déjà au XIe siècle. Les ravages de guerre de Cent Ans déterminèrent la reconstruction de la plus grande partie de l'édifice au XIVe siècle sous l'invocation de saint Étienne. L'église est doté d'un clocher en bâtière et d'un chevet plat, traditionnels en Hurepoix, d'une nef unique et d'un chœur dont la présence est surtout marquée par une chapelle latérale à droite. L'église, simple et solide, est conforme aux caractéristiques locales. Le vocable de Saint-Étienne est rare en Essonne. En l'absence de tout pilier, la nef unique est couverte d'une voûte en berceau en bois peint datant du XVe siècle, dont il n'y a pas d'exemple dans le canton hormis à Saint-Sulpice-de-Favières. Ornée d'étoiles d'or sur fond bleu, la voûte de l'église représente la voûte céleste. La simplicité des formes et la netteté des volumes contribuent à créer une impression de grandeur et de hauteur portant à l'élévation. Ce décor est peut-être une référence supplémentaire à Saint-Étienne, qui en mourant a vu s'ouvrir les cieux. Au cours des périodes de prospérité de la France comme du territoire d'Angervilliers, le mobilier de l'église s'est considérablement enrichi. Au XVIIe siècle, une chaire en bois sculpté, un meuble de sacristie ainsi que des bas-reliefs en marbre représentant le Christ et la Vierge furent offerts à l'église. Au XVIIIe siècle, la chapelle de la Vierge fut pourvue d'un autel en bois, peint et doré. En forme de tombeau, il offre aux fidèles la représentation de Dieu : un triangle équilatéral, au centre duquel est inscrit ' Yahvé ' en hébreu, repose sur les nues qui sont la manifestation de Dieu. Outre tout ce mobilier, on trouve aussi deux toiles du XVIIIe siècle représentant le baptême du Christ et la Vierge et L'Enfant, et une du XVIIe siècle représentant saint Jérôme. On trouve aussi dans l'église, une plaque de fondation des messes très ancienne. En effet, suivant une pratique courante, M. Jean Simon, greffier et tabellion aux bailliage et châtellenie d'Angervilliers, lègue à la fabrique de l'église une rente annuelle et perpétuelle pour la célébration de quatre messes basses par an, à dates fixes, à l'intention de sa femme, de son fils, de lui-même et d'amis. Afin que la mémoire ne s'en perde pas, il fait graver la teneur de ce contrat du 19 janvier 1638 sur une pierre à apposer dans l'église. Un crâne et deux tibias croisés rappellent aux fidèles l'inéluctabilité de la mort et la nécessité de veiller au salut éternel[63],[64].

 
Le vieux puits.

Devant l'église se dresse une pierre d'origine certainement très ancienne, voire antérieur à l'église. Cette pierre était beaucoup plus élevée. Elle devait être un symbole dressé en mémoire des morts d'un cimetière qui devait être autour de l'église, selon la tradition. Sur cette pierre est sculptée une épée à double tranchant (symbolisant l'ombre et la lumière, le bien et le mal) et une balance (symbole du jugement). Ces signes datent de la plus haute antiquité et se retrouvent dans de nombreuses civilisations.

L'Orangerie de l’ancien château, dernier reste de l'ancien château d'Angervilliers (avec le colombier), l'orangerie sert aujourd'hui de salle polyvalente et abrite les locaux de la mairie. Ce bâtiment date du XVIIe siècle et a été agrandi au XIXe siècle. À côté de l'orangerie (côté cour) se trouve un pressoir qui a été construit en 1682[64]. Le Colombier, placé au centre de la cour des communs de l'ancien château, l'ancien colombier seigneurial qui date lui aussi du XVIIe siècle abrite aujourd'hui les locaux de la bibliothèque municipale[65]. Ces deux bâtiments sont inscrits aux monuments historiques depuis le [66]. À côté de ces bâtiments (côté rue) se trouve aussi un vieux puits datant du XVIIe siècle qui était autrefois alimenté par une rivière souterraine.

L'école primaire la IIIe République triomphante fait naître un grand mouvement de rénovation ou de remplacement des bâtiments publics. Propriétaire du château, le comte Sapia de Lencia, maire de la commune et soucieux d'embellir sa ville, fait construire en 1885 une nouvelle école sur l'emplacement de l'ancienne. La réalisation est conforme au style républicain ; simple et régulière, claire, pourvue d'une cour et d'un petit préau, elle accueille encore aujourd'hui les enfants du primaire. Cette école accueillit aussi la mairie du village jusqu'en 1983[67].

La Briqueterie Vaugirard, le sable et l'argile étant présents sur le territoire de la commune, des tuileries et briqueteries s'y sont développées depuis longtemps. Au XIXe siècle, trois tuileries, qui fabriquent leurs produits à la main, se font concurrence. Seule la plus moderne, la tuilerie Sylvain, peut se maintenir et produit alors tuiles, briques et carreaux de grande renommée. Ces petites structures disparaissent cependant peu à peu, au profit d'unités plus grandes. Aujourd'hui, seules les Briqueteries de Vaugirard qui datent du début du XXe siècle sont encore en activité. Elles ont été rachetées récemment par l'entreprise Wienerberger[68].

Angervilliers possède aussi sur son territoire de vieilles maisons et de vieilles fermes dont certaines datent du XVIIe siècle.

Personnalités liées à la communeModifier

Personnages publics étant nés, morts ou ayant vécu à Angervilliers :

HéraldiqueModifier


Les armes d'Angervilliers se blasonnent : D'or à l'arbre terrassé de sinople, au chef soudé d'argent chargé de trois lions contournés de gueules.[69]

Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Fiche d'Angervilliers dans le Code officiel géographique sur le site de l'Insee. Consulté le 31/07/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 30 mars 2009.
  3. Données d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 07/11/2010.
  4. a et b carte des alentours d'Angervilliers, guide pratique d'Angervilliers, édition 1 - 2003 page 6, éditeur : mairie d'Angervilliers
  5. Orthodromie entre Angervilliers et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 30/08/2012.
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