Angelo Rinaldi

romancier et critique littéraire français

Angelo Rinaldi, né le à Bastia, est un écrivain et critique littéraire français, élu à l'Académie française en 2001.

Angelo Rinaldi
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Angelo Rinaldi en 1960.
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Défense de la langue française
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BiographieModifier

Fils de Pierre-François Rinaldi et d'Antoinette Pietri, Angelo Rinaldi grandit en Corse avant de devenir journaliste. Il travaille à Nice-Matin et Paris Jour comme reporter et chroniqueur judiciaire avant de s'imposer à la fois comme un romancier et comme un critique littéraire à la plume acérée, aussi bien dans l'admiration que dans la détestation. Il collabore successivement à L'Express, au Point et au Nouvel Observateur avant de devenir directeur littéraire du Figaro et responsable du Figaro littéraire jusqu'à sa retraite, en 2005[1].

Il exprime son admiration pour certains écrivains « rares » qu'il a fait redécouvrir à un public plus large, comme François Augieras, Marguerite Audoux, Olivier Larronde, Fritz Zorn, Elizabeth Taylor, Jean Rhys, Italo Svevo.

Dans le recueil Service de presse (1999) apparaissent des thèmes récurrents, en particulier son goût pour la poésie, les romans noirs américains, la pureté de la langue française, et sa férocité envers les auteurs « à la mode » (Marguerite Duras, Albert Cohen, Alain Robbe-Grillet, Philippe Sollers, Julia Kristeva, Philippe Djian, Michel Houellebecq, Christine Angot). Dans L'Express, il témoigne de son aversion pour Georges Simenon en titrant « Simenon : le zéro de la pensée » en 1979[2], en 1992[3] et en 2012[4].

Il obtient le prix Femina, en 1971. Il reçoit le Prix littéraire Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son œuvre et se voit élu au premier tour le à l'Académie française (20e fauteuil), où il rejoint son compagnon Hector Bianciotti. Succédant à José Cabanis, il est reçu sous la Coupole en 2002 par Jean-François Deniau et prononce le « Discours sur la vertu » en 2004.

Hector Bianciotti et Angelo Rinaldi sont le premier couple officiellement homosexuel à siéger à l'Académie française[5].

En mars 2011, il démissionne de la présidence de l'association Défense de la langue française pour protester contre la remise d'un prix à Éric Zemmour[6], à la suite de la condamnation du journaliste polémique pour provocation à la discrimination raciale.

DistinctionModifier

HommageModifier

L'écrivain Salim Jay lui a consacré un ouvrage, Pour Angelo Rinaldi (Belles Lettres, 1994).

ŒuvresModifier

  • La Loge du gouverneur, roman, 1969Prix Fénéon en 1970
  • La Maison des Atlantes, roman, 1971Prix Femina
  • L'Éducation de l'oubli, Denoël, 1974
  • Les Dames de France, Gallimard, 1977
  • La Dernière Fête de l'Empire, roman, Gallimard, 1980
  • Les Jardins du consulat, roman, Gallimard, 1985
  • Les Roses de Pline, Gallimard, 1987 — Prix Jean Freustié en 1988
  • La Confession dans les collines, Gallimard, 1990
  • Les jours ne s'en vont pas longtemps, Grasset, 1993
  • Dernières Nouvelles de la nuit, Grasset, 1997
  • Service de presse (choix des chroniques littéraires de L'Express), Plon, 1999, préface de Jean-François Revel
  • Tout ce que je sais de Marie, Gallimard, 2000
  • Où finira le fleuve, Fayard, 2006
  • Résidence des étoiles, Fayard, 2009
  • Dans un état critique, Les Empêcheurs de penser en rond/La Découverte, 2010
  • Les souvenirs sont au comptoir, Fayard, 2012
  • Torrent, Fayard, 2016
  • Laissez-moi vous aimer, théâtre, Pierre-Guillaume de Roux, 2018

Notes et référencesModifier

  1. Sur les circonstances de son départ, lire « Angelo Rinaldi “contraint” de démissionner », Le Nouvel Observateur, .
  2. L'Express, 26 mai 1979.
  3. L'Express, 10 septembre 1992.
  4. Revue des deux Mondes, septembre 2012.
  5. Frédéric Martel, Le Rose et le Noir, Les homosexuels en France depuis 1968, Le Seuil, 1996.
  6. « Angelo Rinaldi proteste contre la remise d'un prix à Eric Zemmour », Libération.

Liens externesModifier