Ouvrir le menu principal
Angelo Anelli
Angelo Anelli.jpg
Angelo Anelli
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
PavieVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Œuvres principales
L'Italiana in Algeri (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Angelo Anelli (Desenzano del Garda, Pavie, ) est un librettiste et un écrivain italien.

Il a signé ses écrits en utilisant les pseudonymes de Marco Landi, Niccolò Liprandi, Tommaso Menucci di Goro, Giordano Scannamusa, Gasparo Scopabirbe.

BiographieModifier

Diplômé en droit, il a été le librettiste de La Scala de 1799 à 1817, en se spécialisant dans le genre opera buffa. Il a écrit environ 40 livrets.

Il a été également un homme politique, actif pendant la République cisalpine. Il a travaillé comme professeur d'« Eloquenza Pratica Legale » à l'école royale spéciale de Milan, poste qu'il a obtenu en remportant un concours auquel avait pris part également Ugo Foscolo, qui depuis avait fait d'Anelli l'une de ses cibles polémiques favorites.

La chute de Napoléon, en 1817, a conduit à la suppression de la chaire et Anelli a été déplacé à l'université de Pavie, où il est devenu suppléant de la chaire pénale et notariale. C'est alors qu'a commencé pour lui une période de difficultés financières, qui a duré jusqu'à sa mort en 1820.

Stendhal était un de ses admirateurs et a eu des mots d'éloge pour lui dans « Rome, Naples et Florence ». Après avoir noté qu'« habituellement, ses pièces ne sont représentées que deux fois parce qu'à la seconde fois, elles sont interdites par la police », il affirme que dans son style « on peut reconnaître des tournures de Dancourt, Gozzi et Shakespeare ». La qualité la plus appréciée de l'écrivain italien était sa capacité de faire une satire intelligente, parfaitement compréhensible dans son contexte, mais habilement déguisée pour le profane. Cela expliquerait, selon Stendhal, le fait que sous Napoléon, il avait réussi à représenter L'Italiana in Algeri, où la société des Pappataci, caractérisée par « bien manger et bien dormir » cache en fait une critique sévère du Sénat d'Italie[1].

LivretsModifier

OpérasModifier

BalletsModifier

CantateModifier

ÉcritsModifier

  • Argene, novella morale, Venise 1794
  • Le cronache di Pindo, poema in ottava rima, publié à Milan en 8 fascicules, entre 1811 et 1818
  • Il trionfo della clemenza, componimento in terza rima, per l'ingresso in Milano dell'imperatore Francesco I d'Austria, Milan 1816

RéférencesModifier

  1. Stendhal, Rome, Naples et Florence [révision du texte et préf. par Henri Martineau], Paris, Le divan, 1927 - T. III, p. 60-63. texte en ligne - Gallica.

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :