Ouvrir le menu principal

Angeliki Laiou

femme politique

BiographieModifier

Angeliki Laiou est née à Athènes le d'une famille pontique, réfugiée en Grèce. Elle étudie au Collège d'Athènes et poursuit sa formation à l'école de philosophie de l'université d'Athènes. Elle développe alors son intérêt pour l'Empire byzantin en étudiant sous la direction du byzantiniste Dionysios Zakythinos. Elle se rend ensuite à l'université Brandeis où elle est diplômée d'un Bachelor of Arts en 1961 avant de poursuivre par un PhD à l'université Harvard en 1966, sous la supervision de Robert Lee Wolff, l'un des plus éminents historiens des Croisades. Sa thèse de doctorat devient son premier livre, publié en 1972 sous le titre Constantinople and the Latins: The Foreign Policy of Andronicus II, 1282-1328 (Constantinople et les Latins : la politique étrangère d'Andronic II, 1282-1328)[1],[2],[3],[4].

En 1962, elle donne des cours à l'université de Louisiane avant de revenir à Harvard où elle demeure de 1966 à 1972, d'abord comme responsable de cours puis comme professeur assistante. Elle retourne ensuite à l'université de Brandeis jusqu'en 1981, avant de devenir professeur émérite. Au cours de cette période, elle enseigne aussi au Rutgers College de l'université Rutgers. En 1981, elle va de nouveau à Harvard pour occuper le prestigieux poste de professeur d'études byzantines au Dumbarton Oaks, jusqu'à sa mort. Entre 1985 et 1988, elle est à la tête du département d'histoire de Harvard, devenant la première femme à diriger un département de la prestigieuse université américaine. Entre 1989 et 1998, elle dirige la Dumbarton Oaks Research Library and Collection à Washington[1],[2],[3],[4].

Angeliki Laiou a largement étudié la société byzantine et fait partie des pionnières dans l'étude de la place des femmes. Son article intitulé The Role of women in Byzantine society (Le rôle de la femme dans la société byzantine) publié en 1981, ouvre un nouveau champ d'analyse pour les byzantinistes. Elle a plus largement étudié la place de la famille, du mariage, de la sexualité et de l'homosexualité[5]. Elle a travaillé sur d'autres sujets avec ses livres Peasant Society in the Late Byzantine Empire (La société paysanne dans l'Empire byzantin tardif) en 1977, Mariage, amour et Parenté à Byzance aux XIe et XIIIe siècles en 1992, des thèmes alors peu développés. A la fin de sa vie, elle a dirigé une grande synthèse en trois volumes, Economic History of Byzantium (Histoire économique de Byzance) en 2002, qui reste une référence en la matière. En 2007, elle publie son dernier livre, coécrit avec Cécile Morrisson, The Byzantine Economy (L'Économie byzantine)[1],[2],[4].

En Grèce, elle devient en 1998 la deuxième femme membre de l'Académie d'Athènes après Galateia Saranti. Elle est ensuite faite Commandeur de l'ordre de l'Honneur. Lors des élections législatives d', elle est élue au Parlement grec sur la liste du PASOK. En , elle devient secrétaire adjointe aux affaires étrangères, chargée des relations avec la diaspora grecque. Néanmoins, confrontée aux réalités de son poste, elle démissionne six mois plus tard pour reprendre ses activités universitaires. En 2002, elle se retire aussi du Parlement.

En , elle est diagnostiquée atteinte d'un cancer de la thyroïde et meurt le .

ŒuvresModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c "Professor Angeliki Laiou: expert on women in the Byzantine empire". The Times. 17 décembre 2008. Consulté le 12 novembre 2010.
  2. a b et c Cécile Morrisson (26 Mars 2009). "Angeliki Laiou: Influential and highly regarded scholar of Byzantium". The Independent. Consulté le 28 Octobre 2018.
  3. a et b ΑΓΓΕΛΙΚΗ ΛΑΪΟΥ (1941-2008): Μια σπουδαία γυναίκα, μια πραγματική «δασκάλα». Eleftherotypia (in Greek). Consulté le 28 Octobre 2018.
  4. a b et c "Professor Angeliki Laiou dies of cancer". Harvard History Department News. 15 décembre 2008. Consulté le 28 octobre 2018.
  5. Elisabeth Malamut et Georges Sidéris, Le monde byzantin : économie et société (milieu VIIe siècle - 1204), Belin, coll. « Belin sup histoire », (ISBN 978-2701144061), p. 115-116.

Liens externesModifier