Andrés Bello

écrivain vénézuélien

Andrés de Jesús María y José Bello López (né à Caracas, Venezuela, le - et mort à Santiago du Chili, le ) est un illustre écrivain, poète, philologue et éminent juriste vénézuélien et chilien, l'un des humanistes les plus importants d'Amérique du Sud qui a contribué à enrichir d'innombrables domaines de la connaissance de son époque.

Andrés Bello
AndresBello.jpg
Portrait d'Andrés Bello par Raymond Monvoisin.
Fonction
Sénateur du Chili
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
SantiagoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Andrés de Jesús María y José Bello LópezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Enfant
signature d'Andrés Bello
signature

Andrés Bello fut le professeur d'histoire et de cosmographie de Simón Bolívar.

BiographieModifier

Né de Bartolomé Bello et d’Ana Antonio Lopez Andrés Bello vit à Caracas jusqu’à l'âge de 29 ans[1]. Il fait ses études à l’Académie de Ramón Vanlosten.. En 1780 il est bachelier en art de l’Université royale et pontificale de Caracas. Il rencontre le scientifique Alexander von Humboldt. Étudiant en droit et en médecine, il apprend aussi le français et l’anglais. Il écrit des poèmes et fréquente le groupe de Francisco Javier Ustáriz. A 20 ans il est deuxième fonctionnaire de la Capitainerie générale du Venezuela. En 1810 il est premier des secrétaires des affaires étrangères. Il publie une histoire du Venezuela, il traduit "l’art d’écrire" de Condillac.

A la suite des événements du la junte envoie une mission à Londres, composé, outre Andrés Bello, de Simón Bolívar et de Luis Lopez Mendez.

Bello reste 19 ans à Londres. En mai 1814 il épouse Mary Ann Boyland avec qui il a trois enfants, dont le futur écrivain et homme politique Carlos Bello. Elle meurt en 1821. Il se remarie en 1824 avec Elisabeth Antonia Bunn. En 1826 il est élu membre de l’Académie de Bogota. En 1828 il est nommé consul général de Colombie à Paris. Mais il rentre, le à Valparaiso (Chili). Il y vivra jusqu’à sa mort en 1865. Dès son retour il est nommé officier supérieur du ministère des finances. Il publie et enseigne, il est recteur du Colegio de Santiago. En 1834 il est haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères (jusqu’en 1852). Il est élu sénateur de la République et le sera jusqu’à sa mort. 

 
Statue de Andrés Bello en Dehesa de la Villa, Madrid (Espagne).

ŒuvresModifier

La production d'Andrés Bello est importante.

Eduardo Zambrano Colmenares[2] dit de sa poésie : "Cette poétique relève de l’esthétique néoclassique, comme on peut l’apprécier dans ses compositions littéraires écrites et publiées à Londres (1823-1826) ; mais elle constitue en outre un projet unificateur tout comme sa pensée scientifique, humaniste et politique".

Parmi ses œuvres principales ; une grammaire Gramática de la lengua castellana. Il est aussi le rédacteur du Code civil chilien (qui servit de base à la législation civile de nombreux pays hispano-américains) et l'initiateur de la réforme orthographique chilienne adoptée dans plusieurs pays hispanophones au XIXe siècle.

Notes et référencesModifier

  1. « Andrés Bello », sur biografiasyvidas.com (consulté le 13 avril 2017)
  2. Eduardo Zambrano Colmenares, « Bello poète : entre l’éloge et l’offense », sur america.revues.org, (consulté le 13 avril 2017)

BibliographieModifier

  • Œuvres complètes de Don Andrés Bello.  Imprimé par Pedro G. Ramírez, 1881, réédité Alicante: Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes, 2012 (téléchargeable).
  • Andrés Bello : Naissance d'une pensée latino-américaine (Collection UNESCO d'œuvres représentatives) Broché – 1986 de Andrés Bello (Auteur), Paul Verdevoye (Auteur), 

Voir aussiModifier

Liens externesModifier