Andrée Tainsy

actrice belge
Andrée Tainsy
Description de cette image, également commentée ci-après
Andrée Tainsy sur le tournage de Beau Masque (1972).
Nom de naissance Andrée Micheline Ghislaine Tainsy
Naissance
Etterbeek (Belgique)
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Décès (à 93 ans)
Paris 6e (France)
Profession Actrice

Andrée Tainsy est une actrice belge, née le à Etterbeek (Belgique) et morte le à Paris 6e (France).

BiographieModifier

 
Case 6966 du columbarium du cimetière du Père-Lachaise.

Andrée Micheline Ghislaine Tainsy[1] se forme au Conservatoire de Bruxelles puis entame sa carrière de comédienne au théâtre avec la Compagnie des Quinze, fondée par Michel Saint-Denis. À cette époque, elle côtoie notamment Sacha Pitoëff, Pierre Fresnay, Yvonne Printemps ou André Barsacq[2]. Lors des répétitions à Beaumanoir prés d'Aix-en-Provence, elle fait la connaissance de la cantatrice Jane Bathori, de trente-quatre ans son aînée, dont elle partage ensuite la vie pendant trente-cinq ans[3].

En 1940 pendant la Seconde Guerre mondiale, descendue à Marseille, elle embarque avec Jane Bathori pour l'Argentine[2]. À Mendoza, elle donne des leçons de diction française puis gagne Buenos Aires, où elle devient la secrétaire de rédaction de la revue Les Lettres Françaises[4], revue littéraire bimensuelle de la France libre dirigée par Roger Caillois et financée par Victoria Ocampo. Là, bien qu'elle dispose de très peu de temps, elle se produit dans une quinzaine de pièces avec plusieurs comédiens de langue française en exil, dont Rachel Berendt.

En , la Franco-Chile Films lui offre un premier rôle important au cinéma[2] aux côtés de Madeleine Ozeray, Nora Gregor, Grégoire Aslan et Henri Salvador dans Le Moulin des Andes, film qui fut longtemps considéré comme perdu jusqu'à ce qu'une copie soit exhumée en 1995. Ce premier rôle sera suivi d'apparitions dans plus de quatre-vingts productions différentes, au cinéma comme à la télévision, toujours dans des rôles de second plan.

De retour en France après la Libération, elle travaille sans relâche jusqu'à la fin de sa vie. Elle joue au TNS dans Vichy-Fictions de Jean-Pierre Vincent, qui, en 1982, l'appelle comme pensionnaire à la Comédie-Française. Elle figure encore dans un petit rôle dans le film Rois et Reine, d'Arnaud Desplechin sorti le , trois jours après sa mort dans le 6e arrondissement de Paris[5],[1] des suites d'un arrêt cardiaque.

Ses cendres reposent au columbarium du Père-Lachaise (case 6966) au coté de celles de Jane Bathori (case 6954).

FilmographieModifier

CinémaModifier

Courts-métragesModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

DistinctionsModifier

1981 : grand prix national du théâtre

Notes et référencesModifier

  1. a et b Insee, « Extrait de l’acte de décès d’Andrée Micheline Ghislaine Tainsy », sur MatchID.io (consulté le )
  2. a b et c « Présentation de Jane Bathori - Andrée Tainsy Correspondance 1935-1965 », sur amazon.fr, (consulté le ).
  3. Linda Laurent (sélection et présentation), Jane Bathori - Andrée Tainsy : Correspondance 1935-1965, Riveneuve éditions, , 436 p. (ISBN 978-2360133604 et 2360133608, présentation en ligne).
  4. Qui ne doivent pas être confondues avec la revue homonyme, Les Lettres françaises, fondée en France par Jacques Decour et Jean Paulhan à la même époque.
  5. Mathilde La Bardonnie, « Andrée Tainsy, adieu l'aïeule » [archive du ], sur Libération.fr, (consulté le ).

Lien externeModifier