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Andréas Zaïmis

personnalité politique grecque
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Famille Zaïmis.

Andréas Zaïmis
Ανδρέας Ζαΐμης
Illustration.
Andréas Zaïmis, lithographie de K. Krazeisen
Fonctions
Président de la Commission exécutive grecque
Gouvernement Commission exécutive grecque de 1826
Prédécesseur Georgios Koundouriotis
Successeur Georgios Mavromichalis (intérim)
Ioánnis Kapodístrias (Gouverneur de Grèce)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (48-49 ans)
Nationalité grecque

Andréas Zaïmis
Président du Conseil exécutif

Andréas Zaïmis (1791-1840) (Ανδρέας Ζαΐμης) est un homme d'État grec, acteur de la guerre d'indépendance grecque.

BiographieModifier

Il était le fils d'Asimakis Zaïmis et appartenait à une famille de primats basée dans le village de Kerpini (el), près de Kalavryta, dans le nord du Péloponnèse.

Il participa aux débuts de l'insurrection grecque en 1821 à la tête de ses troupes personnelles, dans les combats autour de Patras.

Il fut membre du Sénat du Péloponnèse (en), un organe gouvernemental provisoire, et participa comme délégué de ce sénat à l'Assemblée nationale d'Épidaure en janvier 1822. Il fut ensuite parallèlement membre du Législatif, un des deux organes du gouvernement central mis en place.

Il participa à l'Assemblée nationale d'Astros en 1823, et fut alors nommé membre de l’Exécutif. Il n'occupa cette fonction que pendant quelques mois, jusqu'au début de la première guerre civile grecque, début 1824 ; il rejoint alors le « camp » du Législatif contre ses anciens collègues de l'Exécutif, et prit part aux combats qui aboutirent à la défaite des rebelles du parti de Kolokotronis.

Avec ses alliés comme Londos, un autre primat, il entra cependant rapidement en conflit avec le gouvernement ; il était, entre autres, accusé d'avoir négocié une reddition trop clémente pour Kolokotronis. Il n'était en effet pas dans l'intérêt des primats du Péloponnèse de trop avantager le gouvernement alors dominé par les armateurs des îles, les partisans de Mavrokordatos et les Rouméliotes. Ces conflits d'intérêts aboutirent à un renversement des alliances et à une seconde guerre civile en 1824 : les Zaïmis et les Londos s'allièrent avec le parti de Kolokotronis contre le gouvernement, mais ils furent cette fois vaincus par les troupes rouméliotes. Zaïmis et sa famille furent assiégés à Kerpini par les Rouméliotes venant de Missolonghi, dont des Souliotes de Tzavelas, et durent fuir vers les îles Ioniennes tandis que leurs propriétés étaient pillées.

Après le débarquement d'Ibrahim pacha en février 1825, les « rebelles » bénéficièrent d'une amnistie et purent retourner dans la Péloponnèse. Zaïmis, alors membre de l'informel Parti anglais, fut élu président de la nouvelle Commission exécutive (el) nommée lors de la seconde assemblée d'Épidaure en avril 1826. Rapidement, ce nouveau gouvernement perdit de son influence, en butte notamment à l'opposition du parti de Kolokotronis, favorable à la Russie et à l'élection à la tête de l'État de Ioannis Kapodistrias.

Il perdit donc son poste gouvernemental lors de l'assemblée de Trézène ; par la suite il fut membre du Panellínion puis du Sénat.

Famille et descendanceModifier

Il avait épousé la fille d'un autre primat, Ioannis Deliyannis. Il eut plusieurs enfants, dont :


Notes et référencesModifier

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SourcesModifier