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André Villiers (homme politique)

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir André Villiers.

André Villiers
Illustration.
Photo prise dans le jardin des Quatre colonnes du palais Bourbon.
Fonctions
Député de la 2e circonscription de l'Yonne
En fonction depuis le
(2 ans, 2 mois et 27 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LC
Prédécesseur Jean-Yves Caullet
Conseiller départemental de l'Yonne
élu dans le canton de Joux-la-Ville
En fonction depuis le
(4 ans, 5 mois et 19 jours)
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Création du canton
Président du conseil général puis départemental de l'Yonne

(6 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Marie Rolland (UMP)
Successeur Patrick Gendraud (LR)
Sénateur de l'Yonne

(2 ans, 10 mois et 23 jours)
Groupe politique UCR
Prédécesseur Henri de Raincourt (UMP)
Successeur Henri de Raincourt (UMP)
Conseiller général de l'Yonne
élu dans le canton de Vézelay

(22 ans, 11 mois et 21 jours)
Prédécesseur Paul Flandin (DVD)
Successeur Suppression du canton
Maire de Vézelay

(3 ans et 15 jours)
Prédécesseur Simone Galtier
Successeur Claude Michon
Maire de Pierre-Perthuis

(6 ans, 11 mois et 27 jours)
Prédécesseur Louis Raffeneau
Successeur François Rougier
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Tharoiseau (Yonne)
Nationalité Française
Parti politique Les Centristes
Diplômé de Université de Bourgogne
Profession Agriculteur

André Villiers, né le à Tharoiseau (Yonne), est un homme politique français, ancien sénateur et président du conseil départemental de l'Yonne. Il est depuis 21 juin 2017 le député de la 2e circonscription de l'Yonne.

BiographieModifier

Agriculteur de profession, André Villiers, est élu maire de Vézelay en mars 2008. Quelques mois plus tard, le , il devient sénateur de l'Yonne, en remplacement de Henri de Raincourt, nommé au gouvernement[1].

Président départemental de l'UDI depuis décembre 2010, André Villiers est élu président du conseil général de l'Yonne le [2]. Il est réélu à ces fonctions le 2 avril 2015.

Le 18 juin 2017, il est élu député de la 2e circonscription de l'Yonne, avec 54 % des suffrages exprimés au second tour, soit 21 % des inscrits[3].

Prises de positionModifier

Soutien au régime de l'AzerbaïdjanModifier

Article connexe : Diplomatie du caviar.

André Villiers est un relais habituel en France de l'Azerbaïdjan[4], considéré comme un pays au régime politique autoritaire et régulièrement mis en cause par les organisations des Droits de l'Homme[5]. En septembre 2012, André Villiers rencontrera llham Alyev à Paris, et le félicita de sa réélection en 2013, pourtant épinglé par l'OSCE pour des importants problèmes et irrégularités dans le scrutin. Pourtant en 2017 il avouera devant les journalistes de France 3 Bourgogne que « l'Azerbaïdjan a sans doute des progrès à faire en démocratie »[5]. En 2014, il publie un article[6] où il glorifie le régime, allant jusqu'à qualifier le pays comme « un des meilleurs exemple de tolérance dans le monde », sans jamais mentionner la répression contre les opposants politiques au régime et l'emprisonnement de journalistes[7]. Depuis 2009, il y fait régulièrement des déplacements pour y promouvoir les filière bovine et viticole icaunaise. Cependant, il réfute aujourd'hui les partenariats qu'il a mis en place entre le pays du Caucase et l'Yonne depuis 2011, stipulant en 2017 « il n'y a pas de coopération officielle entre le département de l'Yonne et l'Azerbaïdjan ». Il est vice-président de la XVe législature du groupe d'amitié France-Azerbaïdjan à l'Assemblée Nationale[8]. Il fait aussi partie du conseil d’administration de l’Association des amis de l’Azerbaïdjan, organe majeur dans la stratégie d’influence de l’Azerbaïdjan pour promouvoir son image auprès des pays étrangers. En septembre 2017, il a ainsi soutenu le régime azerbaïdjanais et témoigné contre deux journalistes dans un procès pour diffamation intenté en France par l’État azerbaïdjanais. Le 7 novembre 2017, le tribunal correctionnel de Nanterre a jugé la procédure intentée par l'Azerbaïdjan irrecevable, invoquant la censure politique[9]. La dictature est classée par Reporters Sans Frontières (RSF) 163e sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse[10].

Détail des mandats et fonctionsModifier

En cours
Antérieurs

Notes et référencesModifier

  1. « Boutin renonce à son siège de députée », Libération, 23 juillet 2009
  2. « André Villiers élu président dans l'Yonne », France 3 Bourgogne Franche-Comté, 31 mars 2011.
  3. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2017 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017 (consulté le 11 novembre 2018)
  4. Benoît Vitkine, « A Nanterre, deux journalistes français face à la « dictature » azerbaïdjanaise », sur Le Monde, (consulté le 6 septembre 2017)
  5. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées FR3_2018
  6. https://www.lemoci.com/wp-content/uploads/2014/06/Publiscopie-Azerbaidjan-2014.pdf
  7. Aude Massiot, « «L'Azerbaïdjan est une dictature mais ça ne dérange pas l'Europe» », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2018)
  8. Assemblée Nationale, « Composition du groupe d'amitié France-Azerbaïdjan au 11 novembre 2018 - 15ème législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 11 novembre 2018)
  9. « L’Azerbaïdjan perd son procès face à deux journalistes de « Cash Investigation » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2018)
  10. « Classement mondial de la liberté de la presse 2018 | Reporters sans frontières », RSF,‎ (lire en ligne, consulté le 11 novembre 2018)

Lien externeModifier