André Lwoff

chercheur en biologie français
André Lwoff
Description de l'image André Lwoff nobel.jpg.
Naissance
Ainay-le-Château (France)
Décès (à 92 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Domaines Microbiologie, virologie
Institutions Institut Pasteur
Renommé pour Travaux sur la lysogénie et la taxinomie des virus
Distinctions Prix Nobel de physiologie ou médecine

André Michel Lwoff, né le à Ainay-le-Château (Allier) et mort le à Paris, est un chercheur en biologie français.

BiographieModifier

André Lwoff est né à Ainay-le-Château d'un père médecin-psychiatre des Asiles de la Seine, Salomon Wolff, et d'une mère peintre et sculpteur, Maria Jakovlevna Simonovitch (1864-1955) tous deux d'origine russe (issus du Gouvernement de Poltava, aujourd'hui en Ukraine) et de confession juive[1].

Après des études secondaires au lycée Voltaire, il effectue des études supérieures à la faculté de médecine de Paris et à la Sorbonne[2].

Après avoir étudié les ciliés au laboratoire colonial de l'Institut Pasteur de 1921 à 1938, auprès d'Édouard Chatton, il devient chef de laboratoire en 1929 et s'y voit confier la direction du Service de physiologie microbienne[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lwoff rejoint les réseaux résistants Cohors-Asturies, dirigés par Jean Cavaillès et Jean Gosset, ainsi que le réseau Shelburn, affilié aux services secrets britanniques [3].

En 1962, Lwoff introduit une taxinomie des virus (voir Classification des virus).

Tout comme sa femme Marguerite (1905-1979)[4], il a travaillé sur le rôle de la fièvre dans la guérison des infections virales.

Il reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1965, avec François Jacob et Jacques Monod, pour la découverte du mécanisme utilisé par certains virus (plus exactement des provirus) pour infecter des bactéries. Son allocution lors de la remise du prix est reproduit dans Le Figaro littéraire[5].

André Lwoff est également intervenu, en qualité de témoin présenté par la défense de Patrick Henry (assurée par Me Robert Badinter et Me Robert Bocquillon) lors du procès de celui-ci devant la cour d'assises de Troyes (). En effet, le prix Nobel qui lui avait été décerné en faisait un témoin de poids pour ce procès de la peine de mort. Sa conviction était profondément abolitionniste[6].

Notes et référencesModifier

  1. André Lwoff (1902-1994); biographie du site Institut Pasteur
  2. a et b Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1049
  3. Fiche biographique de Salomon Lwoff
  4. http://www.pasteur.fr/infosci/archives/f-bio.html
  5. Lwoff, Monod, Jacob à Stockholm, Le Figaro littéraire no 1027 du jeudi 23 décembre 1965, p. 4
  6. « Interview professeur A. Lwoff sur la peine de mort et le procès de P. Henry à Troyes » [vidéo 3 min 02 s], sur ina.fr, Télévision française 1,

Liens externesModifier

A.Lwoff est l’abréviation botanique standard de André Lwoff.

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