André Kirschen

résistant français

André Kirschen est un résistant français, écrivain et éditeur, né en à Bucarest[1], décédé le [2],[3].

André Kirschen
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
Nom de naissance
André Florin KirschenVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
André Rossel-KirschenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Français (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activité
Père
Joseph Kirschen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Bernard Kirschen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

BiographieModifier

Issu d'une famille de la bourgeoisie juive roumaine qui gagne la France au début des années 1930[4], André Kirschen est un des 27 résistants jugés dans le cadre du procès de la Maison de la Chimie en . Il étudie au lycée Pasteur (Neuilly-sur-Seine).

Adhérent des Jeunesses communistes dès l'Occupation, il combat dans les bataillons de la jeunesse sous le pseudonyme de Rossel. Il est arrêté le à la suite d'un attentat à l’explosif manqué salle Wagram à Paris et à l’arrestation de Georges Tondelier[3]. Il est notamment inculpé pour avoir tiré sur René Dennecke, un militaire allemand, le à la station Porte-Dauphine. Contrairement à la plupart des autres condamnés, il échappe à la peine de mort en raison de son jeune âge, une loi militaire allemande commuant celle-ci pour les criminels de moins de 16 ans[5]. Il est condamné à 10 ans d'emprisonnement. Incarcéré en Allemagne le , il est libéré de la prison de Bochum le [3].

Après la guerre, il reprend ses études pour devenir professeur de français puis éditeur dans les années 1960. Il dirige les Éditions de La Courtille, puis les éditions Hier et Demain, spécialisées dans l'édition de « beaux livres » à vocation encyclopédique. Il y publie aussi des livres d'histoire[6] dont il est l'auteur, sous le nom de plume d'André Rossel, et des ouvrages basés sur la réédition de « journaux du temps passé ». À la retraite, il poursuit son activité d'auteur en écrivant plusieurs ouvrages à caractère historique plus personnel publiés sous le nom d'André Rossel-Kirschen. On retient en particulier son analyse et témoignage sur le procès de la Maison de la Chimie.

FamilleModifier

Il est le neveu du producteur de cinéma Bernard Natan. Son frère Bernard, qui l'introduit dans le cercle de la jeunesse communiste clandestine, et son père Joseph sont fusillés au Mont Valérien en par représaille allemande[7],[4]. Sa mère Marie est arrêtée en septembre 1942 dans le cadre d'une rafle. Elle fera partie du convoi 38 à destination d'Auschwitz dont elle ne reviendra pas[8].

BibliographieModifier

Ouvrages personnelsModifier

  • André Rossel, Été 44, éditions de La Courtille, 1974.
  • André Rossel, Été 36, 100 jours du Front populaire, éditions de La Courtille, 1976.(rééd 2006, L'Harmattan)
  • André Rossel, 1er mai, 90 ans de luttes populaires dans le monde, éditions de La Courtille, 1977 (ISBN 2-7207-0043-6)
  • André Rossel, Le bon juge, éd. À l'enseigne de l'arbre verdoyant, 1983.
  • André Rossel-Kirschen, Gilles Willems, "Bernard Natan à la direction de Pathé-Cinéma", 1895, numéro 21, (December 1996).
  • André Rossel-Kirschen, Le Procès de la Maison de la Chimie (7-), contribution à l'histoire des débuts de la résistance armée en France, L'Harmattan, 2002
  • André Rossel-Kirschen, Pathé-Natan, La véritable histoire - Pilote24 Éditions/les Indépendants du Ier siècle, 2004 - (ISBN 2-912347-40-8)
  • André Rossel-Kirschen, Céline et le grand mensonge - Éd. Mille et une nuits, 2004
  • André Rossel-Kirschen, (avec Gilles Perrault), La Mort à quinze ans - Éd. Fayard, 2005

Autres sourcesModifier

  • Jean-Marc Berlière, Franck Liaigre, Le sang des communistes, Les bataillons de la jeunesse dans la lutte armée, automne 1941, Fayard, 2004.
  • Frank Cassenti, France 3, J'avais 15 ans, documentaire diffusé le .
  • André Kirschen, Notice biographique sur le site de l'association Mémoire et Espoirs de Résistance, (lire en ligne).
  • Maroussia Naïtchenko, Une jeune fille en guerre. La lutte antifasciste d’une génération, Témoignage, Imago, 2003.
  • Jean Suret-Canale, Le procès de la Maison de la Chimie (7-14 avril 1942), contribution à l’histoire des débuts de la résistance armée en France, Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, (lire en ligne).

FilmographieModifier

TélévisionModifier

RéférencesModifier

  1. La notice du maitron - dictionnaire biographique mentionne la date du 11 août, tandis qu'il est fait référence au 15 août 1926 sur le site Mémoire et Espoirs de la Résistance.
  2. J'avais 15 ans: Le résistant André Kirschen dans un documentaire sur France 3, publié le 13 mai 2009 sur le site tele.premiere.fr
  3. a b et c Jean-Pierre Besse, notice « Kirschen André », Le Maitron en ligne
  4. a et b Roger Faligot, "André Kirschen, l'enfant oublié de la Résistance, a déposé les armes" publié sur Rue89 le 19 janvier 2008, consulté le 30 mai 2014
  5. Séquence filmée du Procès de la Maison de la Chimie, United States Holocaust Museum
  6. Voir les publications d'André Rossel-Kirschen, dans son livre d'entretiens avec Gilles Perrault, La mort à quinze ans, p. 301, et son activité d'éditeur sur André Rossel-Kirschen, la base data BNF
  7. Jean Suret-Canale, Le procès de la Maison de la Chimie (7-14 avril 1942), contribution à l'histoire des débuts de la résistance armée en France, Cahiers d'Histoire, 2005.
  8. Alain Simmonet, Evocation de la Famille Kirschen http://journaldefrancois.fr/docs/histoire_locale/Famille_Kirschen_par_Alain_Simonnet.pdf

Articles connexesModifier

Liens externesModifier