André III de Vitré

aristocrate breton

André III de Vitré
Illustration.
Sceau d'André de Vitré, d'après dom Morice.
Titre
Baron de Vitré
Prédécesseur André II
Successeur André IV
Biographie
Dynastie Famille de Vitré
Date de naissance
Date de décès
Lieu de décès Mansourah
Père André II de Vitré
Mère Eustacie de Rays[1]
Conjoint Catherine de Thouars
Thomasse de La Guerche
Enfants Philippa
André

André III de Vitré (vers 1200 † lors de la bataille de Mansourah, en Égypte) est un baron de Vitré et d'Aubigné de 1211 à 1250.

BiographieModifier

André III de Vitré est le fils aîné d'André II de Vitré, baron de Vitré et de sa troisième épouse Eustachie de Rays, fille d'Harscoët de Rays[1].

On lui attribue la fondation de l'ancien couvent des Jacobins de Nantes, en 1228[2].

Vers 1230 il agrandit le château de Vitré et l'entoure de remparts qui englobèrent le Vieil-Bourg et l'église Notre-Dame. Il est aussi le fondateur du château de Chevré, seigneurie de la baronnie de Vitré. Il se croise en 1248 avec Louis IX de France et meurt lors de la bataille de Mansourah.

Par son testament de 1248, André de Vitré donne à sa femme le chastel de Chasteillon, le moulin de l'estangs doud. lieu et Vendelays o touz ses appartenances. L'un des exécuteurs testamentaires était Guillaume Merlin, doyen de Mayenne.

Unions et postéritéModifier

 
Eustachie de Vitré, dame de Machecoul.

André III de Vitré contracte deux unions[3], il épouse en premières noces en 1212 Catherine de Thouars dame d'Aubigné, fille de Constance, duchesse de Bretagne, et de Guy de Thouars, dont:

Il épouse en secondes noces vers janvier 1240 Thomasse de La Guerche Dame de Pouancé et de Mareuil dont[4]:

  • Jeanne ;
  • Philippa [II] nonne à l'abbaye de Longchamp reçoit des terres en Normandie ;
  • Marguerite épouse d'Aimery d'Argenton, reçoit également des terres en Normandie comme dot ;
  • Aliette épouse de Guillaume de Villiers ;
  • Eustachie [II], dame des Huguetières épouse vers 1268 Olivier Ier de Machecoul ;
  • André IV (né vers 1247/1248).

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Le fait qu'il nomma deux de ses filles Eustachie est un signe qu'il était le fils d'Eustachie de Rays et non d'Ennoguen de Léon, deuxième épouse de son père
  2. Henri de Berranger, Évocation du vieux Nantes, Paris, Les Éditions de Minuit, , 299 p. (ISBN 2-7073-0061-6, OCLC 7198221), p. 147.
  3. Michel Brand'Honneur Manoirs et châteaux dans le comté de Rennes (XIe-XIIe siècles)' PUR Rennes (2001) (ISBN 2 86847 5612) p. 290
  4. Frédéric Morvan Les Chevaliers bretons. Entre Plantagenets et Capétiens du milieu XIIe siècle au milieu du XIIIe siècle éditions Coop Breizh, Spézet 2014 (ISBN 9782843466700) « Généalogie des Vitré » p. 290

Lien externeModifier

SourcesModifier

  • Mairie de Vitré
  • Amédée Guillotin de Corson Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne II, 2 Volumes 1897-1899 réédition Le Livre d'Histoire, Paris (1999) (ISBN 2844350305)
  • Frédéric Morvan la Chevalerie de Bretagne et la formation de l'armée ducale 1260-1341 Presses Universitaires de Rennes, Rennes 2009, (ISBN 9782753508279) « Généalogie n°39 : les seigneurs de Vitré (Montmorency-Laval) ».