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André Foussat

personnalité politique française

André Foussat
Illustration.
Fonctions
Député 1945-1946
Gouvernement IVe république
Groupe politique SFIO
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Chaptelat
Date de décès (à 57 ans)
Lieu de décès Chaptelat
Résidence Haute-Vienne

Marcel, André dit André Foussat est né le 29 août 1911 à Chaptelat (Haute-Vienne), prisonnier de guerre en Allemagne, il s'évade en 1942 grâce à une petite boussole qu'il aura fabriquée.

Résistant pendant la guerre, il est responsable cantonal des Mouvements unis de la Résistance (MUR) avec Jean Moulin et propagandiste clandestin de la confédération générale agricole[1].

Après la Libération, il devient maire de Chaptelat - réélu en 1947 et en 1953 - et conseiller général de Nieul, mandat qui lui sera renouvelé en 1951 et en 1958. Il décède le 13 janvier 1969 à Chaptelat.

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Haute-Vienne).

Né à Chaptelat dans la Haute-Vienne et agriculteur dans cette commune, André Foussat milite au sein d'organismes professionnels. Il sera secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et accèdera aux présidences de la Chambre d'agriculture et du Conseil d'administration des Mutuelles agricoles.

21 octobre 1945: Pour la première Assemblée nationale Constituante, il figure en troisième position sur la liste de la SFIO qu'elle présente dans la Haute-Vienne. Liste conduite par Adrien Tixier. Avec plus de 50 % des suffrages exprimés les socialistes arrivent en tête et obtiennent trois des cinq sièges à pourvoir, les deux autres revenant à la liste communiste dirigée par Marcel Paul (près de 34 % des voix). À la mort d'Adrien Tixier et alors que le second sur la liste SFIO de 1945 Gaston Charlet ne se représente pas, André Foussat occupe la seconde place sur la liste SFIO conduite alors par Jean Le Bail, professeur d'université, aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante. Distancé par le Parti communiste (38,1 % contre 36,5 % des suffrages exprimés) la SFIO perd un élu au profit du MRP (21,1 % des voix).Il ne fut pas candidat aux législatives de novembre, la fédération se divisant sur les candidatures. Il fut représenté en 1951 à une place non-éligible (3e). Il siégea par la suite régulièrement à la Commission administrative fédérale et au bureau fédéral socialiste où il était responsable des questions agricoles. C’est dans ce domaine qu’il s’était en effet spécialisé, participant à tous les organismes départementaux et même aux instances nationales du monde paysan.

En 1947, il épouse Jeanne Moscavit, dite la « Jeannette » dans les réseaux de résistance de 39-45 (un des plus importants réseaux ouvriers résistants de la cité des Coutures à Limoges, dénoncé en 1942).

« Aux deux Assemblées nationales Constituantes, André Foussat siège à la Commission de l'agriculture et du ravitaillement. Il dépose une proposition de loi tendant à l'institution d'un office national de la pomme de terre et intervient le 26 septembre 1946, au cours d'une discussion budgétaire, pour soutenir un amendement de Marcel Champeix, concernant le rétablissement de la jumenterie de Pompadour en Corrèze. Il vote, selon les orientations de la SFIO, pour les nationalisations et pour les projets de Constitution de la IVe République (19 avril et 28 septembre 1946). » dixit assemblee-nationale.fr/histoire/biographies

André Foussat fut suppléant de Louis Longequeue*, député maire de Limoges de 1962 à 1967, qui représentait la troisième circonscription de la Haute-Vienne. Il était, depuis au moins 1957, vice-président du conseil général mais fut battu au renouvellement des cantonales en 1964, par le communiste Desvignes (972 suffrages contre 1 191). Le 1er juillet 1966, il fut désigné comme directeur de la coopérative agricole d’action sanitaire et sociale de la Haute-Vienne.

SOURCES : Arch. Nat., CARAN, F/7/15517(B), n° 5304. F/1cIV/155. CAC, 19830172, art. 75. — Le Monde, 15 janvier 1969. — Renseignements fournis par la mairie de Chaptelat, 2 novembre 1976.

Notes et référencesModifier

  1. Visages de la résistance 1940-1944 de Pascal Plas, Editions Lucien Souny-2005

Liens externesModifier