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André Even (peintre)

peintre français
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André Even
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Naissance
Décès
(à 78 ans)
Lorient, Morbihan
Nationalité
Activité

André Even, né le [1] à Pont-Aven[2], et mort le (à 78 ans) à Lorient[3], est un artiste-peintre.

BiographieModifier

Jeunesse et débuts dans la peinture religieuseModifier

André Even est né le [1] à Pont-Aven[2],[4]. Ses parents sont des commerçants[5]. Il découvre la peinture grâce aux artistes qui fréquentent le commerce de son père, dont Émile Bernard.

Après sa scolarité à l'école communale de Pont-Aven, André Even suit des études de mécanicien à Lorient et à Rochefort-en-Terre, avant de recevoir une formation militaire. La déclaration de guerre de 1939 le contraint à quitter Pont-Aven pour Cherbourg-Octeville. Il devient missionnaire pendant la guerre, et poursuit le dessin. Mgr Lefèbvre lui conseille de renoncer à sa carrière religieuse et de se consacrer à sa vocation artistique[6].

En 1942, André Even s'inscrit à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, au cours de Jean Souverbie et intègre l'atelier de Maurice Denis. Par la suite, il sera embauché par le Ministère des Bâtiments et Monuments Historiques qui le charge de la restauration de monuments endommagés pendant la guerre. Il participe notamment à la restauration des tableaux des églises de Caen, des peintures murales de la coupole de l'église de Juay Mondaye et de la salle capitulaire de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux. Il travaille essentiellement des fresques[7].

Au début des années 1950, André Even reçoit sa première commande d'importance, du curé de Névez, pour l'église, sur le thème de la Crucifixion. Le curé de Concarneau lui commande la réalisation d'une fresque de 300 m2 pour l'église du Saint-Cœur-de-Marie autour des épisodes de la vie de Marie, de la Nativité et de la mise au tombeau. Ces deux réalisations seront par la suite détruites (la première en 1972, la seconde en 1994).

Il réalise également une fresque pour l'église Jeanne-d'Arc de Lorient avec L'Apparition de saint Michel à Jeanne d'Arc. Sa première période artistique est entièrement consacrée aux peintures murales et religieuses.

Poursuite de sa carrière et décèsModifier

En 1955, André Even s'installe à Paris et abandonne la peinture religieuse pour la peinture de paysages, qu'elle concerne l'espace urbain de la capitale ou la campagne autour de Pont-Aven. Le peintre qualifie cette deuxième période de peinture « civile ».[réf. nécessaire]

Au cours des années 1970, André Even s'installe définitivement dans la commune de son enfance. Cette période est marquée par la création de son atelier au Lijou et par ses amitiés avec les artistes qui séjournent dans la commune bretonne et animent les soirées de l'Hôtel de la Poste : Marcel Gonzales[8], Xavier Grall[9], Gérard le Gouic, Glenmor.

En 1972, il exécute la décoration du carré des officiers des bases de sous-marins de l’Île Longue et de l'Arsenal de Brest.

André Even est victime d'un accident de la circulation le à Riec-sur-Bélon. Soigné à l'hôpital Bodélio à Lorient, il meurt le (à 78 ans). Ses obsèques ont eu lieu le à l'église de Pont-Aven[3].

Le est créée l'Association des Amis du Peintre André Even.

L’association a pour objet de promouvoir l’oeuvre et la mémoire du peintre André EVEN par différents moyens culturels.

Le siège de l’association est au 17 rue du Général de Gaulle à Pont-Aven (29930).

En partenariat avec la médiathèque de Riec sur Belon, l'association a organisé en une rétrospective de l'oeuvre d'André Even à l'occasion du centenaire de sa naissance.

StyleModifier

Il développe un style particulier de paysage : le « Chant des champs », qui le fait connaître. La composition est rigoureuse et ordonnancée tandis que les couleurs sont chaudes et variées. Le motif devient un prétexte à la décoration. Le peintre s'inscrit dans la tradition des peintres primitifs, à la fois flamands et italiens tout en conservant l'influence des peintres de l'École de Pont-Aven. Il utilise aussi une technique qui repose sur une combinaison à base de cire vierge et de pigments colorés[réf. nécessaire].

ŒuvresModifier

Peintures religieusesModifier

  • La Pietà, peinture à la cire, 35 × 24 cm
  • La Crucifixion, Église de Névez, 1950, 60 m2
  • La Vie de Marie, La Nativité et La Mise au tombeau, Église Saint-Cœur-de-Marie de Concarneau, 1951, 300 m2
  • L'Apparition de saint Michel à Jeanne d'Arc, Église Jeanne-d'Arc de Lorient
  • Le Christ vert, Église de Pont-Aven, 1958[10]

Peintures de paysageModifier

  • Port en Bretagne, peinture à la cire, 61 × 46 cm
  • Barque à Concarneau, HST, 41 × 33 cm
  • Champ rose, peinture à la cire, 61 × 46 cm
  • Barques à Doelan, peinture à la cire, 73 × 54 cm
  • Champs de colza, peinture à la cire, 72 × 54 cm
  • Deux maisons, HST, 92 × 73 cm
  • Viaduc de Pont-Aven, peinture à la cire, 55 × 38 cm
  • Ville en Bretagne, HST, 73 × 60 cm
  • Le Vallon vert, peinture à la cire, 35 × 24 cm
  • Champs ocre, peinture à la cire, 35 × 24 cm

Natures mortesModifier

  • Nature morte, peinture à la cire, 46 × 61 cm
  • Nature morte, HST, 55 × 38 cm
  • Nature morte aux pommes, peinture à la cire, 35 × 24 cm

Expositions et collectionsModifier

Expositions temporairesModifier

  • Présidial de Quimperlé du 1er juillet au
  • Galerie Vanhove à Quimper du au
  • Exposition de groupe à la galerie Drouant à Paris en 1979 à l'occasion du cinquantenaire de la revue « Le Caducée »
  • Galerie Paul Vallotton à Lausanne en Suisse
  • Exposition de groupe à Osaka au Japon en

Exposition permanenteModifier

La plupart des œuvres d'André Even sont conservées à la galerie Izart[11] de Pont-Aven dans le cadre d'une exposition permanente sur le peintre[12].

CollectionsModifier

Certaines toiles d'André Even ont été achetées par l’État et la ville de Paris et font partie de nombreuses collections privées, en France et à l'étranger : Musée de Pont-Aven, Musée national d'art moderne de Paris, Musée du Vatican, Musée Cantini de Marseille et Maison de Radio-France.[réf. nécessaire]

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Christian Dautel, André Even : Un peintre né à Pont-Aven, Bulletin Municipal du 3e trimestre, 1996
  • (sous la dir. de) Roger Bouillot[Note 1], Jacques Marzin, Pierre Osenat, André Even de Pont-Aven, Imprimé sur les Presses de SCBL Montrouge
  • (en) Bénézit (ISBN 9780199773787 et 9780199899913, lire en ligne)

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. « La peinture d'André Even est simple et authentique. Elle comporte un charme du meilleur aloi et un sens de la lumière difficilement comparable. Il y a beaucoup d'éloquence dans cette palette remarquable pour traduire les contrastes de ses paysages » (Roger Bouillot)

RéférencesModifier

  1. a et b « EVEN, André », sur ledelarge.fr (consulté le 20 juillet 2015).
  2. a et b « André Even expose au Présidial à Quimperlé », sur letelegramme.fr, (consulté le 17 octobre 2015).
  3. a et b « Décès du peintre André Even », sur letelegramme.fr, (consulté le 17 octobre 2015).
  4. Bénézit
  5. « Exposition : André Éven s'invite dans la galerie Izar't », sur ouest-france.fr, (consulté le 18 mai 2016).
  6. « "André Even (peintre)" - 1 résultats », sur gallica.bnf.fr (consulté le 16 juillet 2015)
  7. « André Even », sur www.pontaven.com (consulté le 16 juillet 2015)
  8. « Marcel Gonzalez », sur www.pontaven.com (consulté le 16 juillet 2015)
  9. « André Even ne manque pas de talent » (Xavier Grall)
  10. « Eglise Saint Joseph », sur www.pontaven.com (consulté le 16 juillet 2015)
  11. Galerie Izrat (13 rue du Port, 29 000 Pont-Aven)
  12. « Exposition : André Éven s'invite dans la galerie Izar't » (consulté le 16 juillet 2015)

Liens externesModifier