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André Durr

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Durr.

André Durr
Fonctions
Député de la 4e circonscription du Bas-Rhin
Successeur Yves Bur
Député du Bas-Rhin
(scrutin proportionnel par département)
Député de la 3e circonscription du Bas-Rhin
Maire d'Illkirch-Graffenstaden
Prédécesseur Charles Reichenshammer
Successeur Jacques Bigot
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Strasbourg (Bas-Rhin)
Date de décès (à 82 ans)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR
Profession Professeur

André Durr, né le à Strasbourg (Bas-Rhin) et mort le , est une personnalité politique française.

BiographieModifier

André Durr commence sa carrière politique à Illkirch-Graffenstaden dont il devient d'abord conseiller municipal en 1965. Six ans plus tard, il y est élu maire jusqu'en 1995 ; il y effectuera 4 mandats successifs.

De 1971 à 1989, il est vice-président de la Communauté urbaine de Strasbourg ; dans le même temps, il se présente dans le canton d'Illkirch-Graffenstaden pour les cantonales de 1973 où il est élu et reconduit en 1979 et 1985. Il devient vice-président du conseil général du Bas-Rhin de 1974 à 1992 auprès d'André Bord puis de Daniel Hoeffel.

Il se présente aux législatives de 1978 dans la 3e circonscription du Bas-Rhin et entre à l'Assemblée nationale ; il est réélu en 1981. Aux législatives de 1986, il est élu député du Bas-Rhin au scrutin proportionnel à un tour.

En 1988, il se fait élire dans la 4e circonscription du Bas-Rhin. Il est réélu député en 1993, avec 43,64 % au 1er tour et 70,46 % au second face à Georges-Pierre Noth, candidat FN.

Le , André Durr est mis en examen pour concussion, il est convoqué en citation directe au tribunal correctionnel de Strasbourg. Le député aurait obligé son premier adjoint à la mairie d'Illkirch-Graffenstaden, Antoine Wach ; qui a mis fin à ses jours depuis ; à lui reverser une partie de ses indemnités (5 000 francs par mois pendant 2 ans). Antoine Wach avait écrit une lettre (la pièce principale de l'accusation) peu avant son suicide, le , au procureur de la République de Strasbourg.

André Durr est condamné le jeudi , pour délit de concussion, à 1 an de prison avec sursis et 20 000 francs d'amende. Le tribunal correctionnel de Strasbourg, qui a largement suivi le réquisitoire du ministère public, a assorti cette condamnation d'une privation des droits civiques pour une durée de 5 ans.

La cour d'appel de Colmar le condamne le vendredi , à une peine de 6 mois de prison avec sursis ainsi qu'à une amende de 20 000 francs et à la privation de ses droits civiques pendant 2 ans. La cour d'appel a réduit les sanctions infligées en première instance, le 16 septembre, par le tribunal correctionnel de Strasbourg, qui l'avait condamné à 1 an de prison avec sursis, une amende de 20 000 francs et une privation des droits civiques pendant 5 années.

Le , il est déchu de plein droit par décision du Conseil constitutionnel, après avoir épuisé toutes les voies de recours à la suite d'une condamnation pour concussion ; il avait perçu des indemnités supérieures à celles auxquelles il avait droit en sa qualité d'élu. Après Édouard Chammougon, André Durr fut le second membre de l'Assemblée nationale déchu de son mandat au cours de la Xe législature.

André Durr, qui aimait se comparer à un rhinocéros, fut définitivement exclu de la vie politique à la suite de ses affaires judiciaires.

À la suite de cette condamnation du Conseil constitutionnel, une élection législative partielle est organisée et c'est le candidat UDF-RPR Yves Bur qui lui succède en remportant la circonscription. Aux municipales de juin 1995, la mairie est remportée par le socialiste Jacques Bigot à la faveur d'une quadrangulaire.

Il décède le , ses obsèques se sont déroulées le au temple protestant d'Illkirch devant une foule nombreuse venue lui rendre hommage.

Parcours judiciaireModifier

Accusé par un ancien collaborateur, André Durr a été mis en examen pour concussion. Il est convoqué en citation directe au tribunal correctionnel de Strasbourg le . M. Durr est soupçonné d'avoir obligé son premier adjoint, Antoine Wach, qui, depuis, a mis fin à ses jours, à lui reverser une partie de ses indemnités. La pièce principale de l'accusation est une lettre écrite par Antoine Wach peu avant son suicide, le , au procureur de la République de Strasbourg. Il est alors condamné le pour concussion, condamnation confirmée en appel le , le pourvoi en cassation tenté par André Durr étant rejeté, cette condamnation est définitive.

ŒuvreModifier

C'est sous son mandat de maire qu'Illkirch-Graffenstaden a connu une forte expansion : le Parc d'Innovation, l'Illiade et la zone sportive Schweitzer comptent parmi les réalisations marquantes de ses mandats. Sous sa présidence, la ville s'est rapidement développée passant de 11 640 habitants en 1970 à 22 000 en 1990.

André Durr fut aussi à l'origine de 2 projets qui lui tenaient particulièrement à cœur : la création de la maison de retraite Niederbourg et l'ouverture du Foyer d'accueil spécialisé pour les personnes handicapées mentales en 1984.

Synthèse des fonctions et des mandatsModifier

Mandats locaux
Mandats parlementaires

Notes et référencesModifier