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Anders Sunesen
Image illustrative de l’article Anders Sunesen
Anders Sunesen lors de la Bataille de Lyndanisse 1219.
Biographie
Naissance Vers 1167
Décès
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Archevêque de Lund
Autres fonctions
Fonction laïque
Chancelier de Knut VI de Danemark

Anders Sunesen (nommé également Andreas, Suneson, Sunesøn, Latin: Andreas Sunonis) (né vers 1167 mort en 1228) est archevêque danois de Lund, en Scanie, du , après la disparition d' Absalon, jusqu'à ce qu'il résigne cette fonction 1223.

OrigineModifier

Anders est l'un des fils de Sune Ebbesen, le cousin germain d'Absalon, de ce fait c'est un membre de l'élite politique et religieuse du royaume de Danemark, il fait ses études dans les université étrangères; en théologie et philosophie à Paris, et sa formation juridique à Bologne,et à Oxford. Professeur de théologie à l'université de Paris il s'y familiarise avec les idées du continent européen relative aux croisades chrétiennes qu'il incorpore à sa propre pensée. Il devient chancelier du roi, fonction qu'il exerce jusqu'à son élévation à l’archevêché de Lund en 1201 et transmet alors à son frère Peder Sunesen[1].

Prélat guerrierModifier

Comme archevêque, Anders Sunesen couronne roi Valdemar II de Danemark en 1202, il coopère avec lui afin de tenter de christianiser la région de la Baltique orientale notamment chez les Finnois[2]. En 1204, il fut nommé légat du pape et primat de l'église suédoise et, en 1206, il mena une croisade contre l'île d' Ösel (actuellement Saaremaa en Estonie). Selon le chroniqueur Henri de Livonie, le roi et l'archevêque danois ont tous deux pris part à l'expédition. Cependant, la participation royale reste douteuse. Après avoir quitté Ösel, Anders Sunesen visite Riga et y passe l'hiver à donner des conférences théologiques, qui a inspiré le prévôt de Riga pour envoyer des prêtres à prêcher, baptiser, églises, ériger des paroisses et exposer. Un décret pontifical de 1209 permet à Anders Sunesen d'ordonner des évêques dans des régions récemment conquises pour le christianisme[3]. En 1212, Anders est nommé par le pape avec une référence spécifique à la mission et à la conversion, et l'année suivante le pape Innocent III lui a permis d'installer un évêque dans la région nouvellement organisée: Evêché Sakkala et Ugaunia en Estonie, plaçant ainsi l'archevêque dans une position clé entre l'évêque Albert de Buxhoeveden, les Frères de l'Épée et les intérêts royaux danois. Peu de temps après le Quatrième concile du Latran, auquel ont participé Anders Sunesen et Albert de Riga, Innocent III émet une bulle en 1219, autorisant une croisade menée par l'archevêque et le roi Valdemar II. Il reçoit ensuite la permission d'installer un évêque à Reval (l'actuelle Tallinn), et en 1219, il accompagne Valdemar II lors de sa campagne militaire en l'Estonie. Selon une vieille tradition danoise favorable à l'expansion impériale du pays, l’étendard danois le Dannebrog apparaît dans le ciel et tombe entre les mains du roi Valdemar II pendant que Sunesen lève les bras pour implorer le ciel de donner la victoire aux danois lors d'un combat décisif la Bataille de Lyndanisse le [4].

Anders Sunesen semble avoir séjourné longtemps en Estonie avant sa démission en 1223 pour cause de maladie. Il vie pendant ses dernières années dans la partie nord-est de la Scanie, où il meurt en 1228 dans une île du lac d'Ivö, le plus important lac de Scanie. Il a été avancé que sa résignation et mort étaient dues à la lépre[5]. Il est inhumé dans un sarcophage dans la cathédrale de Lund.

Prélat lettréModifier

Anders est également l'auteur de la traduction en latin de la Loi de Scanie et pendant toute sa vie il s'efforce d'intégrer le point de vue chrétien dans l'antique législation scandinave[6]. Il réussit à introduire le Tithe (taxation au profit de l'église) malgré le fortes résistances à cette mesure des populations de Scanie à l'époque d'Absalon[7], mais la réussite de ses efforts pour convaincre les prêtres de son époque des mérites du célibat sont inhérents son propre exemple et à ses prières plus qu'à des contraintes légales[5]. Afin d'éduquer les prêtres et de former leurs idées, particulièrement dans les relations entre l'église et l'État il écrit un traité de théologie didactique, l'Hexaemeron, composé de 8.040 vers en Hexamètre dactylique latin sur la Création, la Trinité...

Notes et référencesModifier

  1. Lucien Musset Les peuples scandinaves au Moyen Age P.U.F Paris (1951) p. 186
  2. Georg Haggren, Petri Halinen, Mika Lavento, Sami Raninen ja Anna essman, Muinaisuutemme jäljet, Gaudeamus, , 380 p. (ISBN 9789524953634)
  3. A partir du moment où personne d'autre ne désirait ce poste !
  4. Eric Christiansen Les Croisades nordiques 1100-1525 Alerion (1996) (ISBN 2910963047) p. 188.
  5. a et b Øresundstid. "Consolidation Under Anders Sunesen" Archived June 23, 2007, at the Wayback Machine. Early Middle Ages: King and Church. Section 4.6.
  6. Le seul théologien notable qu'ait possédé le Danemark médiéval selon Lucien Musset Op.cit p. 186 note n°1.
  7. La révolte des population de Scanie contre Absalon est décrite dans la Gesta Danorum, de Saxo Grammaticus Histoire des Danois, livres 15 et 16; dans l'obituaire de la cathédrale de Lund du XIIIe siècle et dans les chroniques de Seeland datant approximativement de 1300. Les Scaniens combattent contre l'accroissement de l'autorité de l'église particulièrement contre l'appui d'Absalon et de ses parents du Seeland quand le fils de Valdemar Ier Knut VI est investi comme successeur par son père Valdemar, sans avoir été approuvé par les trois Thing danois, de Jutland, Seeland et Scanie.

Lien externeModifier