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Anatole de Cabrières

cardinal catholique

François Marie Anatole de Rovérié de Cabrières
Image illustrative de l’article Anatole de Cabrières
Biographie
Naissance
Beaucaire (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 91 ans)
Montpellier (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Pie X
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Maria della Vittoria
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Claude Plantier
Fonctions épiscopales Évêque de Montpellier

Blason
Non humore terrae vigebit.
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

François Marie Anatole de Rovérié de Cabrières, communément appelé Anatole de Cabrières, né le à Beaucaire[1] dans le Gard et mort le à Montpellier, est un ecclésiastique et intellectuel catholique français placé au rang de cardinal par le pape Pie X en 1911.

BiographieModifier

Issu de deux familles nobles, l'une languedocienne - les marquis de Cabrières, l'autre dauphinoise, par sa mère - les marquis du Vivier de Fay-Solignac[2], François-Marie Anatole de Cabrières est élevé au collège de l'Assomption de Nîmes[1]. Il est formé par le Père Emmanuel d'Alzon[3].

Il devient secrétaire particulier de Mgr Plantier, évêque de Nîmes[1], chanoine titulaire de la cathédrale de Nîmes puis vicaire général du diocèse de Nîmes. En 1865 il est admis, en compagnie de Mgr Plantier, dans la confrérie des Pénitents blancs de Montpellier. Ils avaient en effet le projet de fonder une confrérie similaire dans le Gard, ce qui n'aboutit pas[réf. nécessaire].

De 1868 à 1872, il occupe un fauteuil à l'Académie de Nîmes[4].

Nommé évêque de Montpellier par décret en date du , préconisé le , il est sacré à la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes le suivant[2]. Le , il est élevé à la dignité de cardinal prêtre, par le pape Pie X, au titre de Santa Maria della Vittoria[1].

En 1907, lors de la grande manifestation viticole de Montpellier, il fait ouvrir les portes de la cathédrale et celles des églises de la ville pour permettre aux viticulteurs grévistes d’y passer la nuit[1],[3]. Royaliste légitimiste, il est un ami de Frédéric Mistral[3], des félibres et de l'écrivain Paul Bourget. Il est le dernier cardinal légitimiste français. De par ses convictions, il ne se mêle jamais aux cérémonies du 14 juillet et célèbre toujours en personne la messe du 21 janvier[3].

Il a reçu la Légion d'honneur[5] au titre du ministère de l’Intérieur (Journal officiel du ), qu'il accepta après l'avoir refusée en 1890[3], des mains du préfet de l'Hérault Henri Lacombe.

ArmesModifier

 
Armes de Mgr de Cabrières à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier.

« D'azur au chêne arraché d'or et enganté du même. »[2]

BibliographieModifier

(Liste non exhaustive classée par années croissantes d'éditions)

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Nécrologie : Le cardinal de Cabrières, p. 526.
  2. a b et c Henri Tausin, Armorial des cardinaux, archevêques et évêques contemporains de France : Montpellier (Armoiries Héraldique), Paris, Retaux-Bray (Libraires-éditeurs), , ill., XI-64, 83-224 p., 19 cm (notice BnF no FRBNF34209089, présentation en ligne, lire en ligne), p. 135-136 (consulté le 1er décembre 2018)
  3. a b c d et e Commémoration. En marge d'un cinquantenaire (1921-1971) : le cardinal de Cabrières, p. 248.
  4. [xls] Liste alphabétique des fauteuils, publié sur le site de l'Académie de Nîmes (consulté le 1er décembre 2018)
  5. « Notice LH/2417/9 », base Léonore, ministère français de la Culture.

Voir aussiModifier