Anacréon (Rameau et Gentil-Bernard)

L'inspiration d'Anacréon, par Nicolas Poussin (1628)

Anacréon est un acte de ballet de Jean-Philippe Rameau, composé sur un livret de Gentil-Bernard et ajouté aux Surprises de l'amour.

La première représentation eut lieu le .

Cette pièce ne doit pas être confondue avec Anacréon, autre acte de ballet créé en 1754 sur un livret de Louis de Cahusac, dont l'intrigue est d'ailleurs différente. Toutes deux évoquent Anacréon, poète lyrique grec dont l'œuvre est consacrée principalement à la poésie amoureuse et à la poésie de banquet.

SynopsisModifier

Avec ses amis Agathocle et Euricles, Anacréon est à table, servi par de jeunes esclaves qui leur servent à boire, les couvrent de fleurs et dansent, menées par sa maîtresse Lycoris.

Tous chantent les louanges de Bacchus, et célèbrent l'Amour. Leurs chants sont interrompus par l'irruption de la Prêtresse de Bacchus suivie des Ménades, furieuses que l'on mêle l'amour à la célébration de leur dieu. Une mêlée s'ensuit,au cours de laquelle Lycoris disparaît, la statue de l'Amour est brisée et son autel renversé.

Les convives vont donc se consacrer à Bacchus, Lycoris revient mais est de nouveau chassée. Endormis par l'ivresse, les trois amis sombrent dans le sommeil avant d'être réveillés par un orage. Mais le Dieu Amour, alerté, arrive tout effrayé de ce qu'il voit. Il reproche à Anacréon d'avoir manqué à l'amour de Lycoris : Anacréon regrette et reconnaît que, sans elle, sa vie est moins agréable, et qu'il faut honorer à la foi Bacchus et l'Amour. Les Grâces ramènent Lycoris qu'Anacréon reçoit avec joie.

Revenue sur les lieux, la prêtresse de Bacchus, finit par être convaincue par l'Amour. Réconciliation générale, chants, danses et réjouissances finales. (« Bacchus ne défend pas d'aimer : Et l'Amour nous permet de boire. »).

SourcesModifier

DiscographieModifier

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