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Amitié judéo-chrétienne de France

Amitié judéo-chrétienne de France
AJCF
upright=Article à illustrer Organisation
Histoire
Fondation
26 février 1948
Origine
Cadre
Zone d'activité
Type
Association loi de 1901
Objectif
Siège social
Pays
Organisation
Fondateur
Présidente
Jacqueline Cuche
Présidente
Florence Taubmann
Vice-président
Moché Lewin, Alain Massini
Secrétaire général
Maddy Verdon
Affiliation
Site web

L'Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) est une fédération nationale d'associations locales d'amitié judéo-chrétienne. Elle a « pour tâche essentielle de faire en sorte qu'entre judaïsme et christianisme, la connaissance, la compréhension, le respect et l'amitié se substituent aux malentendus séculaires et aux traditions d'hostilité. Elle œuvre non seulement pour que soit éradiqué l'antijudaïsme ancestral, mais aussi pour que juifs et chrétiens aident, par une présence civique et spirituelle, la société moderne à s'orienter » (article 2).

L'AJCF publie une revue mensuelle, Sens, dirigée par Yves Chevalier, et décerne un prix annuel pour honorer une personne particulièrement impliquée dans le dialogue entre les juifs et les chrétiens.

HistoireModifier

 
Conférence de l'AJCF le à Paris : « Juifs et chrétiens : une fraternité ». De gauche à droite : Mireille Hadas-Lebel, vice- présidente ; Jacqueline Cuche, présidente ; Florence Taubmann, présidente d'honneur.

Du au 1947 est réunie à Seelisberg, en Suisse, une « Conférence internationale extraordinaire pour combattre l’antisémitisme » par International Council of Christians and Jews. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah, elle appelle les différentes Églises chrétiennes à revoir leur façon de présenter le peuple juif dans leur enseignement et leurs conceptions théologiques. Les « Dix points de Seelisberg » déplorent les sources chrétiennes de l'antisémitisme et présentent les réformes nécessaires pour la réconciliation entre juifs et chrétiens[1],[2].

Le est fondée l'Amitié judéo-chrétienne de France[3]. La première équipe comprend un petit groupe de protestants, de catholiques, d'orthodoxes et de juifs : Henri Marrou, le pasteur Jacques Martin[4], Samy Lattès, Fadiey Lovsky, Henri Bedarida, Maurice Vanikoff, Léon Algazi, le R.P. Daniélou, Edmond Fleg, le R.P. Florowsky, Jules Isaac, le grand-rabbin Jacob Kaplan, Jacques Madaule, Maurice Vaussard, Léon Zander[5]. L'AJCF est affiliée à L'Amitié judéo-chrétienne internationale (ICCJ).

Jules Isaac publie alors Jésus et Israël, qui propose un nouveau regard sur la judéité de Jésus. En 1960, il rencontre le pape Jean XXIII, qui s'engage à ce que le concile Vatican II aborde les relations entre catholiques et juifs.

L'association organise depuis plus de 70 ans des conférences, des voyages, et des rencontres entre ses membres. afin de créer des amitiés durables dans le respect des différences confessionnelles. La direction fédérale se charge des actions de portée nationale. Elle tisse des relations avec les autorités civiles et religieuses et porte un plaidoyer face au racisme et à l'antisémitisme.

De 2008 à 2014, la pasteure Florence Taubmann en assure la présidence. Elle cède ensuite sa place à Jacqueline Cuche[6].

StatutsModifier

Les statuts sont modifiés lors de l'assemblée générale de Paris, le [7].

Extrait des principes :

  • Article 2
    • § 1 - Cette fédération a pour tâche essentielle de faire en sorte qu'entre judaïsme et christianisme, la connaissance, la compréhension, le respect et l'amitié se substituent aux malentendus séculaires et aux traditions d'hostilité. Elle œuvre non seulement pour que soit éradiqué l'antijudaïsme ancestral, mais aussi pour que juifs et chrétiens aident, par une présence civique et spirituelle, la société moderne à s'orienter.
    • § 2 - Elle veut, en particulier, par un dialogue fraternel et par une coopération active et amicale, travailler à réparer les iniquités dont les juifs et le judaïsme sont victimes depuis des siècles et à en éviter le retour. Elle combat l'antisémitisme, le racisme et toute haine des autres cultures et religions.
    • § 3 - Elle exclut de son activité toute tendance au syncrétisme et toute espèce de prosélytisme. Elle ne vise aucunement à une fusion des religions et des Églises. Elle ne réclame de personne aucune abdication ou renoncement à ses croyances ; elle n'exige ni n'exclut aucune appartenance religieuse ou idéologique. Mais elle attend de chacun, dans la conscience de ce qui distingue et de ce qui unit Juifs et chrétiens, et dans un total respect réciproque, une entière bonne volonté, une totale loyauté d'esprit dans la recherche, l'étude des textes et traditions respectifs, en même temps qu'un rigoureux effort de vérité.

PrixModifier

Depuis 1988, chaque année, le prix de l'AJCF est remis à une personnalité juive ou chrétienne œuvrant pour le dialogue judéo-chrétien.

RéférencesModifier

  1. « 5 août 1947 - Les Dix Points de Seelisberg », Service International de Documentation Judéo-chrétienne, Rome,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2018)
  2. La-Croix.com, « Les 10 points de Seelisberg, un texte de référence dans le dialogue judéo-chrétien », sur La Croix, (consulté le 11 octobre 2018)
  3. Florence Taubmann, « Une petite histoire de l’Amitié judéo-chrétienne », Évangile et Liberté,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2018)
  4. Michel Leplay, « C'était dans l’air », sur ajcf.fr
  5. L'Amitié judéo-chrétienne, no 1, septembre 1948, p. 1
  6. « https://www.ajcf.fr/-les-personnes-.html »
  7. « Statuts de l’AJCF », Site de l'AJCF,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2018).
  8. Entretien avec Colette Kessler, Réforme, juin 2005

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Olivier Rota, « Définir la mission de l’AJCF. Origine des crises de 1948 et 1955 », Sens, .
  • Bruno Charmet et Olivier Rota, « Le bulletin trimestriel de l’Amitié judéo-chrétienne de France. Premières orientations 1948-1974 », paru dans Sens, juillet-, p. 403-431.

Article connexeModifier

Liens externesModifier