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Amicale de Lucé football

club français de football
(Redirigé depuis Amicale de Lucé)
Amicale de Lucé
Logo du Amicale de Lucé
Logo depuis 2018
Généralités
Nom complet Amicale de Lucé football
Surnoms l'Amicale
Fondation 1932 (omnisports)
1938 (section football)
Couleurs vert et blanc
Stade Stade Jean-Boudrie
(1 700 places)
Siège 4 rue Jean Boudrie,
28110 Lucé
Championnat actuel Régional 2 Centre-Val de Loire (7e division)
Président Drapeau : France Emmanuel Senecharles
Entraîneur Drapeau : France Patrick Godart
Site web alf.footeo.com

L'Amicale de Lucé Football est un club de football français fondé en 1938 et basé à Lucé dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

L'Amicale devient le premier club de football d'Eure-et-Loir à se hisser en deuxième division. Il parvient, avec peu de moyens, à se maintenir durant quatre saisons. Il atteint aussi les seizièmes de finale de la Coupe de France 1977-1978, perdu contre le champion de France en titre, le FC Nantes. Relégué en 1980, l'équipe peinent à se maintenir en Division 3 et descend au quatrième échelon en 1984. À la suite d'une remontée mais aussi d'une refonte des championnats, Lucé se retrouve au cinquième niveau dix ans plus tard puis est relégué en Division d'Honneur en 2001.

En 2018-2019, le club évolue en Régional 3, huitième échelon du football français.

HistoireModifier

 
Le club est basé à Lucé.

Débuts (1938-1960)Modifier

Fondé peu de temps avant le début de la Seconde Guerre mondiale, le club débute pleinement son activité à la fin du conflit. L'Amicale de Lucé est le seul club à être sacré deux fois consécutivement champion du District d'Eure-et-Loir en 1946-1947 puis 1947-1948, étant donné l'absence de promotion à l'échelon régional à cette époque. La seconde saison, deux groupes forment la première division départementale, avant la formation d'une poule finale réunissant les deux premiers de chaque poule : Lucé, l'US Auneau, le LC Cloyes et l'AS Cheminots Chartres. Après une saison 1948-1949 sans être champion, alors que le titre permet maintenant l'accession en régional, l'heure du club lucéen sonne lors de l'exercice 1949-1950.

De retour au niveau départemental, l'Amicale de Lucé remporte de nouveau le championnat de Première Division d'Eure-et-Loir en 1956-1957.

Montée en Division 2 (1960-1980)Modifier

Lors de la saison 1963-1964, Lucé est éliminé par Bourges lors du 4e tour de la Coupe de France[1]. Fin des années 1960, le club évolue au niveau régional et dispute trois finales de la Coupe d'Eure-et-Loir de suite. Il remporte la première (3-0) face à Ymonville en 1967, puis s'incline face à l'OC Châteaudun (1-2) avant de prendre sa revanche lors d'une affiche identique (2-0).

Lors de cette saison 1968-1969, Bernard Chiarelli arrive au club et reprend le club en Promotion d'Honneur[2]. En plus de la Coupe départemental, il remporte dès la première saison le championnat de Division d'honneur et donc la montée à l'échelon national pour évoluer en championnat de France amateur. Pour sa première saison en CFA et l'arrivée de Frédéric N'Doumbé, le club fini 15e et avant-dernier mais poursuit l'aventure à ce niveau.

Les saisons suivantes, dans la nouvelle Division 3, donnent l'occasion de voir des derby contre les voisins du VS Chartres, très suivis par le public qui se déplace en nombre au stade Jean-Boudrie[E 1]. Au bout de la saison 1975-1976, l'Amicale devance d'un seul point l'AS Corbeil-Essonnes grâce à une dernière victoire sur le voisin d'Orléans et réussit ce qu'aucun club de football d'Eure-et-Loir n'a réussit : se hisser en 2e division nationale[E 1]. D'après Yannick Plissonneau, défenseur arrivé de Nancy (D2)[E 1] « Le résultat de cette époque émanait de toute une dynamique insufflée par Jacques Toutay, le président, et de son frère, Jean Toutay, le directeur sportif. (...) Il avait dans l'idée de prendre des joueurs venant de régions où l'on est dur au mal, où l'on est courageux. Il a donc fait signer des Bretons et des Nordistes et gardé des éléments du cru comme Dominique Dufoix, Gérard Kiffert ou Patrick André. À Lucé, j'ai trouvé état d'esprit de groupe incroyable auquel il fallait ajouter la rigueur de l'entraîneur, Bernard Chiarelli »[E 2].

Bilan en deuxième division[3]
Saison Classement Pts V N D Bp Bc Diff
1976-1977 4e poule B 37 pts 14 9 11 47 43 +4
1977-1978 8e poule B 35 pts 11 13 10 26 38 -12
1978-1979 11e poule B 32 pts 13 6 15 41 46 -5
1979-1980 17e poule A 23 pts 8 7 19 30 62 -32
Total - 127 pts 46 35 45 144 189 -45

L'Amicale est placée dans la poule nord de D2 avec notamment le RC Strasbourg, le SM Caen et le FC Lorient[E 2]. La France découvre cette cité d'à peine 10 000 âmes que certains journalistes de radio, ignorant l'existence et son orthographe, nomment « Luce »[E 1]. Les débuts sont difficiles avec seulement une victoire, contre l'Amiens SC (4-1)[4], lors des six premiers matchs[E 2]. Il faut attendre la victoire contre Caen (3-0) pour voir l'équipe se lancer réellement[E 2]. Le , lors de la réception du leader strasbourgeois pour le compte de la 13e journée, Lucé accueille les Dropsy, Tanter, Osim, Specht et autres Wagner devant plus de 6 000 personnes, dont certains grimpés sur les gradins en pleine construction et interdits[E 2]. À la 78e minute, l'ALF marque par Roland d'un retourné et l'emporte 1-0[E 2]. Jusqu'à la 22e journée, les Verts ne connaissent que deux fois la défaites chez l'US Nœux-les-Mines et le LB Châteauroux, 1-0 dans les deux cas[4]. Le stade Jean-Boudrie voit encore tomber le Stade brestois 29 (3-1) et Lorient (4-1)[4]. Le dernier tiers est plus difficile pour l'Amicale qui connait davantage de revers[4]. En , Bernard Chiarelli laisse sa place sur le banc reprise par Bernard Goueffic, entraineur-joueur jusqu'à la fin de saison. Promis à la descente, les Lucéens finissent 4e, après avoir occupé la 2e place au mois de janvier[5].

Guermeur et Kostić rejoignent les Plissonneau et autre Guegain, Lucé rêve d’un destin à la Laval[5]. Pour la saison 1977-1978, avec André Grillon sur le banc[E 3], l'Amicale doit attendre son 5e match pour faire trembler les filets et une victoire contre le Quimper Cornouaille FC[E 3] 1-0[6]. Entre-temps les Verts connaissent trois matchs nuls 0-0 et une défaite 5-0 à Lille[E 3]. Durant toute la saison, jamais les Lucéens ne marquent plus de deux buts dans un même match[6]. Ils terminent l'exercice avec la 16e attaque du groupe B (26 buts en 34 matchs), derrière le SM Caen, dernier du classement général. Malgré tout, après avoir fini l'année sur six matchs sans défaite, le club eurélien finit à la 8e place en concédant moins de défaites[E 3] et de buts que la saison précédente.

En 1978-1979, l'Amicale doit attendre la 4e journée et la réception d'Angoulême pour connaître son premier succès de la saison (3-0)[7]. Le mois d'octobre est décevant avec quatre défaites en autant de matchs dont un lourd 4-0 encaissé chez le futur champion de la poule, le Stade brestois 29[7]. Celui de novembre est mailleur avec un nul et quatre victoires[E 3]. Lors de la réception du RC Lens, 4 000 supporters se rendent à Jean-Boudrie où les Verts arrachent le nul (1-1) face aux joueurs de Roger Lemerre[E 3]. Le tirage au sort de la Coupe de France désigne le FC Nantes, champion de France en titre et alors 3e de D1, comme adversaire en 16e de finale[E 3]. Lucé est censé accueillir à l'aller mais, malgré l'achat de 10 000 billets et les nombreux bénévoles venus déneiger le terrain, la neige fait inverser les rencontres par la FFF[E 4]. À Nantes, les Canaris ouvrent le score à la 22e minute avant que Roux égalise cinq minutes plus tard[E 3]. Le reste de la partie est équilibré mais Amisse offre une courte victoire au FCNA (2-1)[E 3]. À Lucé, mais aussi à Chartres, on ne parle que du match retour[E 3]. Ce , plus de 9 000 personnes s'entassent dans les tribunes et gradins, se tassent sur plusieurs rangs autour de la main courante[E 5]. Face à onze internationaux, les locaux cèdent au bout de seulement cinq minutes avant d'égaliser, à nouveau au bout de cinq minutes, sur un coup-franc de Roland[E 5]. Les Verts traitent d'égal à égal et se procurent des occasions[E 5]. Mais un penalty avant la pause et un nouveau but d'Amisse à l'heure de jeu scellent le destin du match (1-3)[E 5]. La fin du championnat est plus laborieuse mais l'Amicale signe un nouveau bail en 2e division[E 5].

À l'intersaison, l'équipe voit partir son gardien Patrick Bernhard. La saison 1979-1980 commence elle aussi par une défaite à Rouen (3-1)[8]. Il s'ensuit trois matchs nuls 1-1 avant sept défaites en huit matchs. Les verts subissent notamment un 4-0 à Reims, suivi d'un 5-1 à Chaumont et un 7-1 à Nœux-les-Mines un mois plus tard[E 5],[8]. La première victoire survient lors de la 9e journée contre Le Havre, le but de Chastin à la 80e délivrant les seulement 1 500 spectateurs du stade Jean-Boudrie[E 5]. Ce succès n'empêche pas la position de relégable des mois durant[E 5]. L'Amicale se rattrape par la suite avec deux victoires 2-0 de suite fin octobre avant de terminer la phase aller sur trois défaites[8]. La phase retour commence par une victoire à Angoulême puis à nouveau trois matchs nuls (1-1) de suite. Sur les treize dernières journées, l'ALF connaît 9 défaites[8]. Malgré tout, à trois journée de la fin, les Lucéens peuvent encore se maintenir. Mais la victoire sur Orléans (1-0) avant les défaites contre Tours (1-3), qui joue la montée, et Rouen (0-4) ne change rien[E 6]. L'Amicale termine premier relégable avec 19 revers en 34 journées[E 6] et deux fois plus de buts encaissés que marqués (30 pour 62)[8]. Le club redescend dans l’anonymat du championnat amateur[5] et André Grillon quitte son poste d'entraîneur.

Maintien au niveau national (1980-1999)Modifier

Relégué au 3e échelon du football français, André Grillon est remplacé par Patrick Bernhard, parti joué à Nancy un an plus tôt et revenu comme entraineur. Farid Boudebza quitte lui le club à l'été 1981 après 9 saisons à la pointe de l'attaque lucéenne. L'Amicale de Lucé reste quatre saisons en Division 3 en luttant pour le maintien chaque saison[E 6], finissant 13e (sur 16) les trois premières années et dernier lors de l’exercice 1983-1984. Yves Lacaille, ancien joueur du club, prend les rênes de l'équipe.

Lucé vit sept saisons en Division 4 et remonte finalement en D3[E 6] en 1991 sous les ordres de Christian Jahan qui ne reste qu'une saison aux commandes de l'équipe, remplacé à nouveau par Yves Lacaille. Il mène le club durant deux saisons difficiles en 3e division qui se termine par une descente en Nationale 3 nouvellement créée et 5e échelon du football en France (ex-CFA 2)[E 6].

Le club accueille à quatre reprises, en 1993 et 1994 pour l'ALF puis 1998 et 2009 pour d'autres équipes, le Variétés Club de France dans son stade Jean Boudrie, avec notamment la présence de Michel Platini, Dominique Rocheteau, Maxime Bossis, Vahid Halilhodžić, Mustapha Dahleb ou encore Yannick Noah[9],[10]. Le vendredi depuis l'auditorium du Centre technique national du football de Clairefontaine, Pierre Cellot, alors président du club-phare du département, présente son projet de grand club Lucé-FC Chartres, qui ne verra jamais le jour[11]. Fin , Cellot signe une convention de partenariat avec le Paris Saint-Germain[10] pour faire rentrer de l'argent. Il est prévu que l'Amicale touche 100 000 F quand un jeune Lucéen signe un contrat professionnel avec le PSG. Mais depuis, aucun jeune de l'Amicale ne rejoint Paris[12].

L'ALF passe la deuxième moitié des années 1990 (de 1993 à 2001) en N3 puis CFA 2 (appellation depuis 1998) en échouant les six premières saisons aux portes de l'accession en CFA[E 6]. Lors de la saison 1998-1999, le club rate les barrages d'accession en CFA pour trois points[13].

Survie en régional (depuis 1999)Modifier

En 1999, au départ de ce président, se suivent une succession de conflits devant les prud'hommes d'ex-joueurs et entraîneurs réclamant leur dû des années Cellot, un exode de joueurs notamment vers le club rival, le FC Chartres (DH), une longue agonie sportive et surtout une dette abyssale de 230 000 €. L'ALF est repêché en CFA 2 en 2000 puis relégué en 2001[13].

C'est sous la direction d'André Bodji, revenu après une saison dans l'Essonne, que le club quitte le niveau national en 2001[E 6], après 31 saisons passées en championnat national[14], perdant son statut de vitrine du département au profit du FC Chartres. Bodji reste trois saisons, dont la première du club en Division d'honneur depuis 1968-69, et laisse ensuite sa place à Jean Gomez.

Lors de la saison 2002-03, Gaby Gallego, qui succède à Kamel Ben Mustapha à la présidence, doit déposer le bilan. Alors en DH, le club connaît une double relégation, sportive et administrative[13],[15].

Avec Gomez, les Verts sont relégués dès le premier exercice et une 13e place de DH. En 2004, le club connaît des difficultés financières qui engendrent une sanction sportive de la part des instances de contrôles et la relégation en Promotion d'honneur, dernier échelon régional.

Le club remporte le championnat avec le retour de l'ancien joueur Yannick Plissonneau sur le banc et remonte en Division d'Honneur Régionale pour l'année suivante. C'est alors que l'idée de créer un club à l'échelle de l'agglomération chartraine, et une fusion avec le FC Chartres, voit le jour. Des discussions ont lieu et beaucoup d'adhérents lucéens rejoignent le club de la préfecture d'Eure-et-Loir notamment le président Jean-Phlippe Dantan[16] mais aussi des joueurs séniors et beaucoup de jeunes. Mais l'Amicale ne peut rejoindre le FCC en DH à l'issue de la saison 2006-2007, sa montée étant refusée par la DRCG pour raisons financières. En plus d'une différence de point de vue, le « FC Chartres Métropole » ne voit pas le jour.

Lors de la saison 2007-2008, le club décroche la 3e place est la montée lui est cette fois accordée. Pour son retour dans l'élite régional, les Verts connaissent une saison difficile et Yannick Plissonneau est limogé en . Plissonneau attaque alors le club aux prud'hommes pour licenciement abusif[17]. Yves Lacaille prend le poste jusqu'à la fin de saison mais ne peut empêcher la décente en DHR.

Revenu en DH en 2008 sous l’impulsion de l’entraîneur Yannick Plissonneau, l’Amicale n’y séjourne qu’une saison pour retomber en DHR en consommant trois entraîneurs (Plissonneau, Yves Lacaille, Christian Hubert) en l’espace d’un an et demi et vivre un dernier exercice dans l’anonymat[15]. En effet, le club est relégué en Division d'Honneur Régionale (DHR) au terme de la saison 2008-2009. Fin , lors de la saison suivante, Lacaille décide de prendre sa retraite. Éliminé dès le 3e tour de la Coupe de France, le club est alors sur la 3e marche du podium de DHR avec deux victoires[18]. Christian Hubert prend la tête de l'équipe jusqu'à la fin de saison.

Avant le début de la saison 2010-2011, l’Amicale de Lucé est en balance avec l'OC Châteaudun pour être repêché en Division d'Honneur à la suite de la rétrogradation par la DNCG de la réserve du Joué-les-Tours Football Club Touraine[19]. Après auditions, Lucé, pourtant 6e de son dernier championnat mais qui a fini de purger ses dettes du passé, est préféré à Châteaudun qui accuse un passif de 20 000 euros[15]. Mais mal préparé à évoluer dans l'élite régional, la saison est difficile pour le club eurélien. Après 4 journée, les lucéens sont lanternes rouges avec deux matchs nuls et deux défaites[20]. En , les Verts voient le départ de leur entraîneur, Zakaria Labsy, remplacé par son adjoint, Benoît Pillu. Les Lucéens, sont toujours derniers au classement[21] alors que Pillu est secondé par Mickaël Nicolo, gardien de l'équipe. L'Amicale de Lucé termine la saison à la 13e et avant-dernière place devant l'USM Montargis[3]. Le tandem Nicolo-Pillu n'est pas reconduit en Division d’honneur[22].

« Si un club a une histoire dans le département, c'est bien l'Amicale de Lucé et nous ne le laisserons pas tomber. »

Emmanuel Lecomte, Maire de Lucé, en 2012[17].

En , Gilles Gallou s'installe au poste d'entraineur[23]. Le club est alors décrit comme la risée du département avec la plus mauvaise défense du championnat (44 buts encaissés) et une défaite 10-0 subi contre le FC Drouais[10]. À la fin de la saison, l’Amicale est assurée de descendre en DHR après une saison difficile (0 victoire, 3 nuls et 19 défaites)[24].

Lors de l'Assemblée générale de la saison 2011-2012, le président Angelo Vitale dit avoir fait une erreur en acceptant la montée en DH après avoir terminé 6e de DHR. « On n'a pas eu les moyens financiers et humains pour bien s'y comporter », rappelle-t-il à la suite de la perte de 76 joueurs lors de la dernière intersaison, dont 40 exclus pour indiscipline. D'où les rétrogradations des deux formations seniors et le forfait des équipes jeunes U17 DHR et U15 DH. Dans l'impossibilité de recruter, le club doit faire des économies en raison de l'affaire Plissonneau qui coûte 42 900  (pour licenciement abusif de l'ex-entraîneur) aux prud'hommes. « On a déjà réglé 25 000 € sans demander un sou à la mairie (la subvention municipale est alors de 92 000 €) et on continuera ainsi. En 2013, on aura réglé nos dernières dettes des années "Greg le Millionnaire" et de l'ère "Cellot" des années 1990 et, enfin, on disposera d'un budget 100% football et non dédié à payer des mercenaires qui ont pillé le club depuis 20 ans »[17].

Lors de la saison 2012-2013, l'Amicale risque à nouveau de descendre au plus bas étage régional. « Le maintien ? Tout dépend des joueurs. S'ils sont conscients de l'objectif, on peut s'en sortir. Il y a de la qualité, elle n'est pas pléthorique c'est sûr, mais on a les moyens pour y arriver. J'ai en moyenne 4 joueurs aux entraînements ! C'est fatigant, usant, frustrant, mais je suis toujours là ! », rétorque Gilles Gallou, nostalgique de l'Amicale. Avec sa perte massive de joueurs, l'Amicale ne compte alors plus que trois équipes en son sein : une en Division d'Honneur Régionale, une réserve en 3e division de district et une équipe à 7 en U13 départemental. Toutes trois en difficultés dans leur championnat respectifs[25]. Malgré un effectif peau de chagrin, Lucé se sauve finalement au prix d'une remarquable deuxième partie de championnat pour une 7e place finale[26]. Gilles Gallou démissionne alors de son poste d'entraineur après avoir sauvé deux fois Lucé de la relégation en PH. Il est remplacé par un duo composé d'Éric Dohey et Joël Mélois[23].

Les deux nouveaux coaches de l'Amicale de Lucé peuvent s'appuyer sur un groupe d'environ 45 unités pour composer les deux premières équipes du club, contre 25 la saison précédente[27]. Mais victime de l’état de sa pelouse rongée par les vers selon Joël Mélois, mais surtout de son manque d’investissement pour le président Angelo Vitale, Lucé se dirige tout droit vers la descente en PH en . Au début de saison, avec le duo Mélois-Dohey, une dette apurée et un groupe largement plus étoffé, les Verts imaginent un parcours plus paisible. Après 13 journées, soit un peu plus de la moitié du championnat, les Verts pointent au dernier rang de la poule A sans la moindre victoire, deux matches nuls et 12 buts marqués (dernière attaque) pour 38 encaissés (avant-dernière défense)[26].

Dossier avorté un an plus tôt, la proposition de ne faire qu'un même et seul club sur la ville de Lucé est remise au gout du jour en 2014[28].

Logiquement relégué en Promotion d'Honneur (PH), plus bas échelon régional, l'Amicale de Lucé recrute Thibaut Hébert. Celui-ci déclare vouloir accéder au plus haut niveau régional en 4-5 ans et la DHR en 2 ans[29].

Résultats sportifsModifier

PalmarèsModifier

Palmarès de l'Amicale de Lucé en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions régionales Compétitions départementales
  • 1re division d'Eure-et-Loir (6)
    • Champion : 1947, 1948, 1950, 1957, 1973 rés. et 1975 rés.
  • Coupe d'Eure-et-Loir (9)
    • Vainqueur : 1962, 1967, 1969, 1973, 1993, 1996, 1997,
      2005 et 2006
    • Finaliste : 1968

Bilan en division nationaleModifier

Bilan sportif de l'Amicale de Lucé en division nationale[30]
Championnat Saisons J V N D Bp Bc
Championnat de France 0 - - - - - -
Championnat de France D2 4 136 46 35 55 144 189
Championnat de France D3 0 - - - - - -
CFA (1948-1970) 1 30 4 11 15 36 68
Division 3 (1970-1993) 12 354 125 89 140 417 453
Championnat de France D4 0 - - - - - -
Division 4 (1978-1993) 7 182 64 59 59 209 174
Championnat de France D5 8 224 98 51 75 317 262

Structures et imageModifier

Identité et imageModifier

Depuis sa fondation, le club de l'Amicale de Lucé n'a jamais vu son nom évoluer.

Lors des années en Division 2, le blason de la ville sert de logotype au club.

En 2018, arrivé à la présidence, Emmanuel Senecharles annonce : « parce que je voulais marquer, par un symbole fort, ma volonté de changement ainsi que la nouvelle ère que je vais insuffler à notre club, j'ai désiré renouveler notre logo qui date d'une vingtaine d'années ». Il promet également un nouveau site Internet et une nouvelle page Facebook pour le club[31]. Le nouveau logo garde la dominance verte, dorénavant plus foncé, mais prend la forme d'un blason. « Amicale de Lucé » y est écrit en majuscules en haut, les initiales « ALF » en gros au milieu et le mot « football » au-dessus d'un ballon de football et de trois étoiles en bas, le tout en blanc.

StadesModifier

L'Amicale de Lucé utilise premièrement le seul stade de la ville, renommé du premier président du club, stade François-Richoux[32]. Cette enceinte est aujourd'hui utilisée par le second club de la ville, le FC Lucé Ouest.

Le stade François-Richoux arrivant à saturation en terme d'utilisation, la municipalité décide de créer un nouveau parc sportif qui prend le nom de Jean-Boudrie, le . Le stade Jean-Boudrie vit les belles heures du football lucéen où l'Amicale accède au deuxième niveau national en 1976 et y reste quatre saisons. L'enceinte vit également un 16e de finale retour de Coupe de France lorsque l'Amicale reçoit le grand FC Nantes. Le FCN domine alors le championnat de France. Le , près de 10 000 spectateurs s'entassent dans Jean-Boudrie pour assister à cette affiche[32].

La section football de l'Amicale de Lucé joue la majorité de ses matchs au stade Jean-Boudrie. Celui-ci possède trois terrain en herbe naturelle : le terrain d'honneur homologué pour des rencontres de niveau régional avec une tribune de 1 700 places assises, un terrain annexe ainsi qu'un petit terrain pour les équipes de jeunes. De plus, il s'y trouve un terrain stabilisé.

Le club a aussi à sa disposition un deuxième complexe, le stade des Petits Sentiers, qui contient deux terrain en herbe : un pour les matchs à 11 et l'autre à 8.

Personnalités du clubModifier

PrésidentsModifier

Listes des présidents
# Nom Période
1   François Richoux 1938-1950
2   Jean Boudrie 1950-1966
3   Jacques Toutay 1966-1993
4   Yves Lalandec 1993-1994
5   Pierre Cellot 1994-1999
6   Kamel Ben Mustapha 1999-2002
7   Gaby Gallego 2002-?
8   Jean-Philippe Dantan ?-2007
9   Angelo Vitale 2007-2017
10   Jean-Pierre Stupiechonski jan-avr 2018
11   Emmanuel Senecharles depuis 2018

François Richoux et Jean Boudrie sont les deux cofondateurs de l'Amicale de Lucé. Le premier dirige le club jusqu'à son décès en 1950. Le second stade de la ville, celui du FC Lucé Ouest, porte son nom. Jean Boudrie prend la présidence et l'assure jusqu'en 1966. Il est aussi conseiller municipal pendant vingt ans, dont quatorze en tant qu'adjoint au maire. Une rue de la ville, qui borde le stade, porte également son nom[32].

Jacques Toutay est président de l'ALF à partir de 1966. Il forme avec son frère Jean, directeur sportif, la tête du club durant une quarantaine d'années jusqu'au départ de la présidence de Jacques en 1993. Les frères Toutay sont indissociables du club vert qui connait ses heures de gloire de 1976 à 1980, quatre saisons durant lesquelles il navigue en Division 2. Sous la direction Toutay, l'Amicale connait aussi un 16e de finale de Coupe de France et la venue du FC Nantes (D1) un jour de [14].

Pierre Cellot est président de 1994 à 1999. Le club possède alors un train de vie supérieur à ses moyens. Sous sa présidence, l'ALF accueille à trois reprises le Variétés Club de France[9],[10], signe une convention de partenariat avec le Paris Saint-Germain[12] puis lance un projet de grand club local et une fusion avec le FC Chartres[11]. Le passif nait sous l’ère Cellot est estimé entre 200 000[15] et 230 000 euros[13]. Sur le plan sportif, les résultats sont satisfaisants. Le club joue le haut de tableau de cinquième division mais n'accroche jamais la montée. S'en suivent au départ de ce président une succession de conflits devant le tribunal des Prud'hommes d'ex-joueurs et entraîneurs réclamant leur dû des années Cellot et un exode de joueurs notamment vers le club rival, le FC Chartres[13].

Kamel Ben Mustapha, joueur au début des années 1970 et reconverti directeur d'un cabinet d'expert comptable à Lucé en plus d'actions sociales, accepte de prendre les commandes du club[33]. Lors de la saison 2002-03, Gaby Gallego, qui succède à Ben Mustapha à la présidence, doit déposer le bilan[13].

En , Jean-Philippe Dantan quitte son poste de président pour rejoindre le FC Chartres en tant que président délégué en vue d'une fusion entre les deux clubs. Mais l'Amicale ratant la montée nécessaire en Division d'Honneur, rien ne se fait[16].

Sans président, Angelo Vitale est contacté pour prendre le poste et injecter de l'argent. Quand il est appelé à la rescousse, l’Amicale affiche un passif de 80 000 €, conséquence des années fastes sous l’ère Pierre Cellot (1994-1999). Sa dette complètement apurée, le club affiche une situation saine en 2017. Son budget se monte à 70 000 €, dont 50 000 € de subvention, pour 231 licenciés. À la fin de la saison 2016-2017, Vitale décide de laisser sa place. « La principale raison, c’est l’usure, explique l’entrepreneur à la tête de Vitale Thermique. Je suis lassé par toutes les affaires et problèmes qu’il a fallu gérer. À 67 ans, je n’ai plus l’énergie. Mais je resterai attaché à ce club qui a une âme »[34]. Mi-, à la suite de l’annonce du retrait d’Angelo Vitale de la présidence de l’Amicale de Lucé, l'ancien directeur sportif Jean Toutay est pressenti pour le remplacer[14]. Mais dix jours plus tard et après avoir pris une licence de dirigeant, il décide de se retirer n'ayant pas de nouvelles de Vitale, sans assemblée générale fixée et aucune trace de la situation financière du club[35]. En décembre de la même année, au bout de quatre heures d’assemblée générale, le nouveau président est choisi par son comité directeur. Jean-Pierre Stupiechonski (69 ans), entrepreneur de son état, alors vice-président, devient le numéro 1 de l’Amicale pour la fin de saison 2017-2018[36].

En , Emmanuel Senecharles (35 ans) prend la tête du club lucéen. Joueur à l'ALF de 1999 à 2006 et depuis 2013, il prend sa retraite des terrains et déclare « Je sais où je mets les pieds, je connais l'Amicale depuis 1999… Et c'est presque un rêve de gamin qui se réalise ». Employé dans l'évènementiel, ses axes de travail sont de « restructurer le club au niveau du staff, s’occuper de la formation et retravailler l’image de l’Amicale, la rendre à nouveau attractive à travers la communication »[37]. Il se donne cinq ans pour amener l’équipe fanion en National 3. Elle évolue alors en régional 3, soit deux échelons en dessous[38].

EntraîneursModifier

Liste des entraîneurs depuis 1966[39]
Nom Période
  Bruno Bollini 1966 - 1968 (EJ)
  Bernard Chiarelli 1968 -
  Bernard Goueffic (interim, EJ) mars -
  André Grillon 1977 - 1980
  Patrick Bernhard 1980 - 1984
  Yves Lacaille 1984 - 1988
n.c. 1988 - 1990
  Christian Jahan 1990 - 1991
  Yves Lacaille 1991 - 1993 (2)
  Noel Tosi 1993 - 1994
  André Bodji 1994 - 1998
  Jean-Yves Kerjean 1998 - 1999
  André Bodji 1999 - 2002 (2)
  Jean Gomez 2002 - 2004
  Yannick Plissonneau 2004 - fév 2009
  Yves Lacaille février - sept 2009 (3)
  Christian Hubert sept 2009 - 2010
  Zakaria Labsy 2010 - fév 2011
  Nicolo (EJ) et   Pillu fév -
  Gilles Gallou 2011 - 2013
  Joël Mélois 2013 - 2014
  Thibaut Hébert 2014 - 2017
  Hakim Kerouani juil - déc 2017
  Diafara Soukouna 2018
  Sofiane Hares 2018
  Patrick Godart depuis 2018

Le premier entraîneur connu de l'Amicale de Lucé est l'international français Bruno Bollini, qui arrive au club en 1966 comme entraîneur-joueur après dix saisons passées au RC Paris[40]. Bernard Chiarelli prend la suite en 1968. Il permet au club de remporter son premier titre de Division d'Honneur en 1969. Après 7 ans en Division 3, l'équipe termine première du groupe Centre en 1975-1976 et est promue en Division 2. Chiarelli quitte le club en mars 1977 après les premiers mois du club en D2. Il déclare plus tard : « avec mes diverses sélections en équipe de France, Lucé reste une de mes grandes fiertés. Dans cette petite ville de 15 000 habitants, on faisait le plein à chaque match en attirant 11 000 spectateurs. On a même battu le Strasbourg de la grande époque »[2]. Bernard Goueffic assume le rôle d'entraîneur-joueur par intérim jusqu'à la fin de saison.

Durant la trêve estivale, l'ex-international français André Grillon arrive sur le banc lucéen. C'est lui qui dirige l'équipe durant ses 3 autres saisons en 2e division. À la suite de la descente du club en D3, Patrick Bernhard revient au club après être retourné passer sa dernière saison à Nancy. Lors de la première saison (1980-1981), il mène le club a une 13e place, comme lors des deux saisons suivantes (1981-82 et 1982-83). Lors de l'exercice 1983-1984, le club termine dernier et est relégué en Division 4. Yves Lacaille, lui aussi ancien joueur du club, prend les rênes de l'équipe fanion.

En 1990, Christian Jahan arrive sur le banc eurélien est mène l'équipe à la 2e place de Division 4 1990-1991. Jahan est remplacé par Yves Lacaille qui fait son retour. Il mène le club durant deux saisons difficiles en 3e division qui se termine par une descente en Nationale 3 nouvellement créée et 5e échelon du football en France (ex-CFA 2).

Noël Tosi prend d'abord la direction de l'équipe avant d'être remplacé au bout d'un an par André Bodji. Ce dernier reste sept saisons à Lucé, entre-coupé d'une saison où l'équipe est confiée à Jean-Yves Kerjean en 1998-1999. En 1999, André Bodji, coach poussé vers la sortie et débouté quelques mois plus tôt alors qu'il réclame 35 000 pour licenciement abusif en 1998, reprend les reines de l'Amicale[13]. Lors de son second passage, il ne peut empêcher la relégation en Division d'Honneur. Il reste la première saison au niveau régional avant de laisser sa place à Jean Gomez qui accompagne l'équipe vers une nouvelle relégation sportive, avant de subir la rétrogradation administrative du club en PH la saison suivante.

Tombé en Promotion d'Honneur, Yannick Plissonneau, joueur emblématique des années en 2e division, arrive sur le banc[13]. Il connaît deux montées en 4 saisons avant d'être licencié en février 2009 alors que le club est remonté dans l'élite régional.

Yves Lacaille, ancien joueur et entraîneur de l’Amicale, vient s'assoir pour la troisième fois de sa carrière sur le banc lucéen. Il possède le diplôme d’entraîneur fédéral (DEF) requit pour diriger en Division d’honneur. Il est alors épaulé par le gardien Mickaël Nicolo et le meneur de jeu Nicolas Mammarrella, joueurs qui ont pris en main l'équipe lors de l’intérim[41]. Mais le club est relégué en Division d'Honneur Régionale (DHR). Fin , lors de la saison suivante, Lacaille décide de prendre sa retraite[18].

Christian Hubert est le nouvel entraîneur. Mais en , l’Amicale de Lucé annonce que l’entraîneur n'est pas reconduit la saison suivante. Le président Angelo Vitale parle de conflits à répétition avec les joueurs et d’entraînements inadaptés[42]. Son remplaçant est Zakaria Labsy, ancien entraîneur de la réserve du FC Chartres et un temps approché par la Fédération du Maroc de football[43]. En , les Verts voient le départ de Labsy, remplacé par son adjoint Benoît Pillu[21]. Pillu est secondé par Mickaël Nicolo, gardien de l'équipe première. À la fin de la saison, le tandem Nicolo-Pillu n'est pas reconduit en Division d’honneur. Pillu quitte le club, déclarant vouloir se mettre en retrait du monde footballistique. L’Amicale use alors son 4e entraîneurs en deux saisons[22].

En , Gilles Gallou prend le poste d'entraineur. Dès le début, les choses sont claires. Il déclare alors : « J'apporte ma contribution, mais je ne vais pas faire carrière à Lucé. Dans mon contrat, il est stipulé que si je trouve un club, je peux partir du jour au lendemain ». À l'été 2013, Gallou démissionne après avoir sauvé deux fois Lucé de la relégation en PH. Il est remplacé par un duo composé d'Éric Dohey et Joël Mélois. « Ça m'ennuie qu'il parte, parce que c'est un mec bien et qu'il a contribué à maintenir le club, avec peu de moyens. Mais on avait un accord tacite. »[23].

Le club terminant dernier de DHR, Thibaut Hébert est nommé entraîneur pour la saison 2014-2015. Pour Hébert, l’objectif est de relancer l’équipe reléguée en PH[44]. En 2017, le club annonce le recrutement d'Hakim Kerouani, un ancien de l'Amicale sous l'ère André Bodji, pour succéder sur le banc à Thibaut Hébert en Regional 2[45]. Il quitte son poste avant la fin de l'année civile.

Après une carrière animée[46] (US Joué-lès-Tours, Avoine, Red Star, FC Les Lilas, Thaïlande, OC Châteaudun, FC Chartres), Diafara Soukouna, revenu dans son club formateur sous la direction de Hébert avant un accident de moto en qui l'écarte définitivement des terrains, prend les commandes de l'équipe début 2018. « Pour garder le contact avec le milieu du foot, je me suis lancé dans l'encadrement », explique Soukouna, qui arrive sans grande expérience, hormis un passage à la tête de l'équipe réserve lucéenne, en première division départementale, et un rôle d'adjoint en équipe fanion la saison précédente[47].

JoueursModifier

Nom Poste Saisons à Lucé Nombre de saisons Matchs (buts)
  Yannick Plissonneau Défenseur (puis entraineur) 1975-1979 et 1984-1988 (puis 2004-fév.2009) 13 saisons
  Yves Lacaille Défenseur (puis entraineur) 1976-1981 (puis 1984-1988, 1991-1993 et fév.2009-2009) 12 saisons
  Dominique Dufoix Attaquant 1971 - 1981 10 saisons + 200 (+ 30)
  Farid Boudebza Attaquant 1972 - 1981 9 saisons + 200 (?)
  Patrick Bernhard Gardien (puis entraineur) 1976-1979 (puis 1980-1984) 7 saisons 92 (0)

L'un des premiers joueurs connus de l'Amicale de Lucé est Frédéric N'Doumbé, joueur en Eure-et-Loir lors de la saison 1969-1970, puis vient André-Marie Gumez de 1973 à 1976.

Durant les quatre saisons de Division 2, l'ALF voit passer beaucoup de joueurs célèbres dans son effectif comme Hervé Guermeur (1977-1978) et Bernard Lech (1979-1980) ou encore Charles Léa Eyoum (1976-1977), Joël Prou (1976-1977), Bernard Goueffic (1976-1979), Branislav Kostić (1977-1981), Ramón Ramírez (1978-1981) et Michel Raulin (1979-1980) souvent des joueurs en fin de carrière venant jouer leurs derniers matchs en 2e division.

Xavier Chalier (1991-1993), Patrice Colas (1996-2001) et Vincent Dufour (1996) foulent à leur tour la pelouse du stade Jean Boudrie dans les années 1990.

(voir aussi Catégorie:Joueur de l'Amicale de Lucé)

Autres équipesModifier

Équipe réserveModifier

Alors que l'équipe première évolue en deuxième division à la fin des années 1970, l'équipe réserve atteint la Division 4[E 6].

Section jeunesModifier

Autres sportsModifier

L'Amicale dans la culture populaireModifier

RivalitésModifier

Dans les années 1990-2000, l'Amicale de Lucé et le FC Chartres sont les deux plus gros clubs de la Communauté d'agglomération Chartres Métropole. Plusieurs projets de fusion pour former un club d'ampleur national sont annoncés sans jamais voir le jour[11]. Cela accroit la rivalité entre les deux entités. La dernière tentative avortée en 2007 voit le président et plusieurs joueurs lucéens rejoindre le FCC[16].

Dans les années 1970, l'Amicale est le club-phare en Eure-et-Loir mais également d'une partie de la région Centre avec des derbies enflammés face au FC Tours et La Berrichonne de Châteauroux[14].

SupportersModifier

AffluencesModifier

Lors des années en Division 2, le stade Jean-Boudrie est un petit chaudron qui connaît un pic à 10 000 spectateurs lors d'un 16e de finale de Coupe de France pour la venue du FC Nantes (D1), un jour de [14].

Relations avec les médiasModifier

À la fin des années 1970, personne ne connaît cette petite cité de 10 000 âmes qui parvient à se frayer un chemin jusqu'en seconde division. À tel point que les journalistes ne situant pas ce club sur la carte de France, notamment parisiens, l'appellent « Luce »[14].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

Ouvrage de référenceModifier

  • Gérald Massé & Romain Léger, Les exploits des sportifs d'Eure-et-Loir : 1965-2015, Dreux, Antipodes, , 336 p. (ISBN 978-2-9553628-0-8)

Autres référencesModifier

  1. Coupe de France 1963/1964 - Bourges 3-1 Lucé sur footballdatabase.eu
  2. a et b Pour fêter Bernard Chiarelli, une pluie d'étoiles annoncée sur Beuvrages dans La Voix du Nord, le 8 novembre 2012.
  3. a et b Parcours sportif de l'Amicale de Lucé sur footballenfrance.fr
  4. a b c et d Saison 1976-1977 de l'Amicale de Lucé sur le site de la Ligue de football professionnel
  5. a b et c TOP 10 : Les clubs de D2 champêtres sur afterfoot.fr
  6. a et b Saison 1977-1978 de l'Amicale de Lucé sur le site de la Ligue de football professionnel
  7. a et b Saison 1978-1979 de l'Amicale de Lucé sur le site de la Ligue de football professionnel
  8. a b c d et e Saison 1979-1980 de l'Amicale de Lucé sur le site de la Ligue de football professionnel
  9. a et b Matchs à Lucé du Variétés Club de France, sur son site officiel.
  10. a b c et d Carton rouge pour l’Amicale de Lucé Football sur maitrerenardinfo.wordpress.com, le 28 décembre 2011.
  11. a b et c « C’était il y a 20 ans… », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 24 juin 2015)
  12. a et b « C’était il y a 20 ans… », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 23 avril 2018)
  13. a b c d e f g et h « Le club ne s’est jamais remis de son échec de 1998, année où il a terminé au pied de l’accession en CFA », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 23 avril 2018)
  14. a b c d e et f « L’ancien dirigeant de l’Amicale de Lucé a décidé de reprendre en main la destinée des verts », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 6 juillet 2017)
  15. a b c et d L’accession inespérée de l’Amicale de Lucé dans L'Écho républicain, le 5 août 2010.
  16. a b et c « Vers une fusion FC Chartres/Amicale de Lucé ? », sur footcentre.free.fr, (consulté le 23 avril 2018)
  17. a b et c Sur le fil du rasoir, l'Amicale de Lucé continue de survivre dans L'Écho républicain, le 24 juin 2012
  18. a et b Lucé orphelin de Lacaille dans L'Écho républicain, le 30 septembre 2009.
  19. Châteaudun dos à dos avec Lucé pour une accession en DH sur Radio Intensité, le 24 juillet 2010.
  20. Dreux et Lucé partagent les points sur Radio Intensité, le 13 septembre 2010.
  21. a et b Lucé ne veut pas couler à Malesherbes sur Radio Intensité, le 5 février 2011.
  22. a et b Benoît Pillu quitte l'Amicale de Lucé sur Radio Intensité, le 8 juin 2011.
  23. a b et c Changement d’entraîneur à Lucé dans L'Écho républicain, le 26 juin 2013.
  24. Lucé foot out ! : la fusion ne se fera pas sur maitrerenardinfo.wordpress.com, le 8 mai 2012.
  25. Le club emblématique d’Eure-et-Loir traverse une crise depuis quinze ans dans L'Écho républicain, le 13 mars 2013.
  26. a et b L’Amicale de Lucé dernière de son groupe en DHR sans la moindre victoire dans L'Écho républicain, le 12 mars 2014.
  27. Football : reprise à Châteaudun et Lucé dans L'Écho républicain, le 6 août 2013.
  28. Vers une fusion des clubs de foot lucéens sur maitrerenardinfo.wordpress.com, le 11 mars 2014.
  29. Thibaut Hébert veut redonner des couleurs à l'Amicale de Lucé sur intensite.net, le 16 août 2014.
  30. « Statistiques de l'Amicale de Lucé », sur statfootballclubfrance.fr (consulté le 9 janvier 2015)
  31. « Un nouveau logo pour l’Amicale de Lucé », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 3 août 2018)
  32. a b et c « Au nom du stade », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 18 décembre 2017)
  33. « Kamel Ben Mustapha », sur psg70.free.fr (consulté le 23 avril 2018)
  34. « Angelo Vitale rend son tablier de président de l'Amicale de Lucé », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 6 juillet 2017)
  35. « Actus, coulisses, insolites... Toutes les indiscrétions du football en Eure-et-Loir avec L'Échofoot », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 6 juillet 2017)
  36. « Un nouveau président à l'Amicale de Lucé », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 18 décembre 2017)
  37. « Un nouveau président à l'Amicale de Lucé football », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 23 avril 2018)
  38. « Passation de pouvoir à l’Amicale de Lucé, Emmanuel Senecharles sera le prochain président des Verts », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 23 avril 2018)
  39. (en) Erik Garin, « France - Trainers of First and Second Division Clubs », RSSSF, (consulté le 20 mai 2013)
  40. « Fiche de Bruno Bollini », sur national-football-teams.com (consulté le 7 juillet 2017)
  41. Finalement ce sera Yves Lacaille ... provisoirement
  42. L'Amicale de Lucé se sépare de Christian Hubert sur Radio Intensité, le 9 juin 2010.
  43. Zakaria Labsy sur le banc de l'Amicale de Lucé sur Radio Intensité, le 16 juin 2010.
  44. Thibaut Hébert de Maintenon à Lucé sur Radio Intensité, le 28 mai 2014.
  45. « Hakim Kerouani, le nouvel entraîneur de l'Amicale de Lucé », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 6 juillet 2017)
  46. « Fiche de Diafara Soukouna », sur footballdatabase.eu
  47. « Diafara Soukouna nommé entraîneur de l'Amicale de Lucé », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 19 janvier 2018)

Liens externesModifier

 
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