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Amedeo Bertolo

économiste de formation, spécialiste des questions agricoles et militant anarchiste italien
Amedeo Bertolo
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Biographie
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Mouvement

Amedeo Bertolo (1941 - [1]) est un économiste de formation, spécialiste des questions agricoles.

Activiste et théoricien de l'anarchisme, il est l'une des figures marquantes du mouvement libertaire italien de la fin du XXe siècle.

En 1962 à Milan, il est impliqué dans l'enlèvement du vice-consul honoraire d'Espagne, dans le but d'obtenir la grâce d'un détenu anti-franquiste condamné à mort.

En 2008, il dirige la publication de l'ouvrage collectif Juifs et anarchistes : Histoire d’une rencontre[2]

Sommaire

BiographieModifier

Il nait en 1941 à Milan dans une famille modeste.

Alors qu’il est encore au lycée, il crée en 1961 le Gruppo giovanile libertario qui organise des réunions et publie des tracts, notamment en soutien aux libertaires espagnols en lutte contre Franco.

Pendant l’été 1962, il parcourt l’Espagne à moto, nouant des contacts avec la Fédération ibérique des jeunesses libertaires (FIJL) et en apportant des tracts, des informations et une ronéo.

Au retour de ce voyage, il apprend la condamnation à mort de Jorge Conill Vals, accusé d’avoir commis des attentats contre des édifices franquistes. Pour protester contre cette condamnation, il est impliqué dans l'enlèvement du vice-consul honoraire d’Espagne, Isu Elía à Milan, fin 1962. C’est le premier enlèvement politique en Italie.

L'évènement a un grand écho dans l’opinion publique. La peine de mort de Jorge Conill Vals est commuée en peine de prison, le vice-consul est libéré, les auteurs de l’enlèvement sont arrêtés, mais il réussit à s’enfuir en Suisse. Il se constitue prisonnier le jour du procès. Le tribunal statue : les auteurs de l’enlèvement ont agi pour des raisons d’une « valeur morale et sociale élevée ». Les condamnations sont minimes et les peines de prison sont suspendues.

En 1963, il participe à la rédaction du journal Materialismo e libertà.

 
Une action « Provo » à Amsterdam, 8 mai 1966.

En 1966, il fait partie des organisateurs d’une rencontre internationale de jeunes libertaires à Milan, parmi lesquels des Provos hollandais et des anarchistes français. À la fin de la rencontre, une manifestation est improvisée : un garrot, symbole de la terreur franquiste, est déposé devant la cathédrale.

Il anime les groupes Gioventù libertaria puis Bandiera nera. Avec Giuseppe Pinelli, il fonde la Croce nera. Le principal objectif est d’aider les victimes du franquisme[3].

Dans les années 1970, il contribue à la revue A/Rivista Anarchica[4]. Il participe aux activités des Gruppi anarchici federati et au Comitato Spagna libertaria. Il intervient dans des colloques dans les rencontres internationales. Il collabore à la revue Interrogations aux côtés de Louis Mercier-Vega.

En 1976, il est parmi les créateurs du Centro studi libertari qui fusionne avec l’Archivio Pinelli. Il collabore à la nouvelle série de la revue Volontà.

En 1986, il est parmi les fondateurs des éditions Elèuthera qui prennent la suite des éditions Antistato et qui ont maintenant plusieurs centaines de titres à leur catalogue.

PublicationsModifier

Bibliographie et sourcesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (es) Hommage
  2. Amedeo Bertolo, Juifs et anarchistes : Histoire d’une rencontre, éditions de l'Éclat, 2008, présentation éditeur.
  3. Stuart Christie, Edward Heath Made Me Angry : The Christie File : Part 3, 1967-1975 : the Later Memoirs of a West of Scotland "baby-boomer", ChristieBooks, 2004, page 61.
  4. Mikhail Agoursky, Les Nouveaux patrons : onze études sur la techno-bureaucratie, Éditions Noir, 1979, page 211.